
La bataille des champs catalauniques Eté 451
Au troisième siècle, les Balkans sont envahis par les Huns. Ces derniers chassèrent devant eux les peuples germaniques, qui durent alors se réfugier derrière les limites de l’empire Romain. En 434, Ruga, oncle de Attila, est remplacé par ce dernier à la tête des Huns, avec son frère Bleda. Mais Attila assassina rapidement son frère et régnera sur les Huns seul. Son premier fait d’arme est le siège de Constantinople qui sera levé suite à une importante rançon donnée par les Romains. En effet, Attila est conscient de la richesse et de la faiblesse de l’Empire. La guerre contre l’Empire d’Occident a plusieurs origines. Tout d’abord, Honoria, sœur de l’empereur d’occident, voulant échapper à une réclusion dans un couvent, poussa Attila à attaquer son frère, Valentinien III. Elle alla jusqu’à promettre sa main contre l’aide du Hun. De plus, Genséric, roi des Vandales, proposa une alliance à Attila en vue d’une invasion du territoire des Wisigoths, près de Toulouse. Attila, voyant qu’il pourrait y trouver du profit, attaqua la Gaule avec 200000 hommes, Huns, Germains, Francs, Suèves, de Gépides, d’Hérules, de Skires, de Ruges, de Pannoniens ... Cette armé était d’ailleurs suivie d’un troupeau gigantesque, en vue d’assurer le ravitaillement. Metz la première fut attaquée et rasée le 7 avril 451. Tous les habitants furent massacrés. Attila fit alors route vers Paris. Dans cette ville, Sainte Geneviève convainc les habitants de rester à l’abris des murailles et de jeûner 3 jours. Heureusement, Attila changea de destination et alla vers Orléans. Sabigan, roi des Alain, qui contrôlait Orléans, a promis de livrer la ville aux Huns mais les Romains apprirent cela et occupèrent la ville avec une de leurs armées. Le commandant Romain, Aetius, avait une armée de Wisigoths et de Romains. Puis Sabigan se rallia à lui. Arrivé à Orléans, Attila voyant une puissante armée, voulut faire marche arrière vers le Rhin. Mais ralenti par son butin et son troupeau, il décida de faire front, dns le but de pouvoir continuer ses conquêtes. Le lieu de la bataille se situe soit en Champagne, entre Reims et Chalons en Champagne, soit près de Troyes, dans l’Aube, en un lieu appelé « Campus Mauricius ». De même, le moment de la bataille est assez méconnu. On a situe entre les 20 et 22 septembre 451, mais certaines sources parlent du 20 juin 451. La nuit juste avant la bataille, Aetius affronta les Gépides. Il y eut selon la tradition 30000 morts. La bataille commença le lendemain après midi, et se prolongea tard la nuit. Le tout fut confus et indécis. Aetius se trouva à gauche de l’armée germano-romaine, appuyé sur une hauteur. Les Huns la prirent d’assaut avec leur cavalerie à plusieurs reprises. Mais Aetius, dont les hommes sont équipés à la romaine, les repoussa au cours d’un corps à corps. En difficulté, Attila fut attaqué par Théodoric et repoussé derrière un cercle de chariots. Mais les Wisigoths perdirent leur roi. Le lendemain, la bataille reprit, mais le nouveau roi des Wisigoths, Thorismond, quitta le champ de bataille pour rejoindre ses terres où il s’affirma face à ses frères. Aetius se retrouva seul, sans les Alains, massacrés la veille et se limita à observer les mouvements des Huns. Attila reflua vers l’Est, suivi par Aetius, qui ne chercha pas à porter le coup de grâce. Il ne voulait en fait qu’éviter de nouveaux pillages. On ne sait pas quelles sont les pertes, amis on sait qu’après cette bataille, les Alains disparurent. Ils ont donc subi des pertes très importantes. Il n’y a donc pas de vrai vainqueur au cours de cette bataille, puisque les Huns défaits ne se désunirent pas. Et repartirent à l’attaque de l’Italie l’année suivante. Arrivé à Rome, Attila rencontra Léon Ier qui le convainc d’épargner la ville. Mais Rome sera mise à sac par les Vandales de Genséric quelques mois plus tard. Attila fit route vers le Danube, où il décéda le jour de ses noces. Ses successeurs se disputèrent l’empire qui, affaibli, va bientôt disparaître. Enfin, la victoire romaine montra que l’empire dépend maintenant des peuples barbares pour sa simple survie. Vingt ans plus tard, l’empire s’effondrera. La fin des Huns laissera néanmoins libre court aux Francs de Clovis. Mais ceci est une autre histoire.