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Guerre du Golfe

 

La première guerre du Golfe, opération « Tempête du Désert » Août 1990 à mars 1991

L’Irak, qui était au début du siècle une partie de l’empire Ottoman avant la première guerre, s’opposa aux Turcs. En 1932, le Cheik Fayçal fut mis par les européens à la tête de l’état irakien, qui venait d’être créé. Dès 1961, le Koweït fut menacé par les Irakiens mais grâce aux troupes anglaises, le conflit fut évité. Ce ne sera par le cas en 1990. L’Irak sort très affaiblie de la guerre contre l’Iran et le 2 août 1990, l’armée de Saddam Hussein envahit le Koweït, pour contrôler ses ressources pétrolières. La conquête fut rapide malgré les pannes de chars irakiens et la pénurie de munitions. La communauté internationale joua de la diplomatie pour exiger le retrait Irakien mais rapidement, dut envisager une intervention militaire. Le dictateur Irakien fit l’erreur de sous estimer la réaction de certains pays. En effet, l’URSS ne s’opposa pas aux USA. Même la Syrie, traditionnellement opposée aux occidentaux, se rangea derrière ces derniers et promit des troupes. Seuls la Jordanie et les Palestiniens soutenaient encore Saddam Hussein. L’Arabie Saoudite accepta également le stationnement de troupes d’invasion alliées sur son territoire, en vue d’une offensive contre l’Irak et le Koweït. En mer, plus de 8000 navires furent contrôlés par les alliés dans le but d’empêcher l’Irak d’exporter son pétrole. En septembre 1990, des centaines de civils occidentaux servirent de boucliers humains. Il furent arrêtés au Koweït et en Irak et transférés à Bagdad pour protéger certains objectifs potentiels des alliés. Des enfants otages passèrent même à la télévision Irakienne. Mais Yasser Arafat réussit à convaincre Hussein de libérer ses otages. De plus, du fait des négociations en vue de la paix, Saddam Hussein réussit à se convaincre que jamais les alliés n’envahiraient son pays. Très vite, les alliés fixèrent une date limite pour le retrait Irakien du Koweït. A ce moment, les alliés disposaient de 750000 hommes, de 3500 chars et de 2000 avions de combat. Les USA, représentant les deux tiers des troupes, furent chargés du commandement, sous Norman Schwarzkopf. L’armée Irakienne, appelée la 4e du monde, représentait 450000 hommes bien équipés mais mal commandés par le dictateur. Au moment de l’invasion ,suite aux désertions, il n’y avait plus que 180000 hommes. En janvier 1991, commença l’offensive aérienne. Il y aura en tout 116000 sorties, visant les aérodromes, les missiles Scud, les usines chimiques ou biologiques, les nœuds de communications et les bases de l’armée de Saddam Hussein. . Cette offensive fut la plus grande depuis la seconde guerre. Mais apparaît alors le concept de guerre « chirurgicale », dans le but utopiste de limiter les pertes civiles. Rares sont les appareils abattus, mais dans ce cas, les pilotes furent torturés. La réaction Irakienne consista à faire fuir leur flotte aérienne vers l’Iran où 120 avions furent internés. Nuits après nuits, les bombardements déchirèrent Bagdad et sa banlieue, faisant de très lourdes pertes aux Irakiens, dont beaucoup de civils. Le tout durera 38 jours de calvaire pour la population irakienne. Les avions partaient des porte avions US dans le golfe persique, de l’Arabie Saoudite ou de la Turquie (membre de l’OTAN). A eux seuls, les américains avaient 1800 avions. Aux moments les plus durs, il y eut 2000 sorties par jour. De plus, les missiles Tomahawk tirés des cuirassés US (dont le Missouri), détruisirent les zones indiquées juste une heure avant le passage des satellites espions, pour pouvoir photographier les dégâts. Cette offensive aérienne fut sûrement décisive, puisqu’elle détruisit tout le potentiel militaire irakien et fut à l’origine de nombreuses défections. Les base furent détruites, tout comme les centrales électriques, les ponts, les routes, ... Le premier producteur mondial de pétrole fut privé dramatiquement de carburant. Les pertes ont été nombreuses, par exemple, le 13 février 1991, un blockhaus irakien de Bagdad a explosé avec 300 civils, femmes et enfants. Les américains prétextèrent que cet ouvrage servait à des fins militaires. Il s’en suivra une vague d’émotion dans les pays arabes. Bientôt, les irakiens placèrent leurs troupes dans les quartiers résidentiels, où les américains hésitaient à lancer des bombes. C’est une infraction à la convention de Genève. C’est alors que Saddam Hussein décida de bombarder Israël et les installations américaines avec ses missiles Scud. Heureusement, les missiles anti-missiles « Patriot » réussirent à détruire la plupart des missiles. Et la diplomatie internationale garda Israël hors du conflit. Après les 38 jours de bombardement, commença l’opération « Sable du désert », l’offensive terrestre. Les Irakiens pensaient que les alliés attaqueraient le long de la frontière saoudienne, vers le Koweït et le sud de l’Irak, mais surtout attaqueraient du golfe persique, dans une opération amphibie. Pour maintenir ce doute, les troupes australiennes et sud africaines firent des manœuvres dans le golfe Persique. De plus, des îles koweïtiennes furent conquises et les cuirassés Missouri et Wisconsin bombardèrent à l’intérieur du territoire koweïtien. Pour empêcher ce débarquement, les Irakiens réduirent à l’état de ruines de nombreuses installations pétrolières, produisant la plus grande marée noire de l’histoire. On incendia aussi les puits de pétrole pour gêner les opérations alliées. Les Irakiens menacèrent même les usines d’eau douce qui alimentaient l’Arabie Saoudite. Malgré ces bombardements, les Irakiens lancèrent une offensive sur Al-Khaji avec 3000 hommes et de nombreux chars. Mais la reconnaissance aérienne américaine donna la position des troupes irakiennes qui furent accueillies à l’entrée de la ville par l’artillerie lourde américaine. Il y eut de nombreuses pertes irakiennes.

L’opération « Sable du désert » commença par un parachutage à l’arrière des lignes irakiennes dans le but de gêner les mouvements de la garde républicaine. Tout à la gauche des alliés, l’armée Française était constituée de nombreux légionnaires. Ils s’enfoncèrent profondément dans le territoire Irakien et détruisirent une division entière à 60 km de la frontière. Mais c’est le 7eme corps qui devra donner le coup de grâce, composé de 3 divisions américaines et d’une britannique. L’attaque fut lancée le 24 février 1991. Il fallut tout d’abord neutraliser les champs de mines Irakiens. Le mouvement principal fut une offensive d’enveloppement s’enfonçant profondément dans le territoire Irakien. L’offensive fut un désastre pour les iRakiens, les Britanniques détruisirent 200 chars sans subir de perte. Au Koweït même, les hélicoptères Apache détruisirent 50 chars irakiens en une seule sortie. Même les T72 de la garde républicaine ne firent pas le poids face aux Abrams Américains. La reconquête de Koweït city sera laissée aux arabes et aux Koweïtiens eux mêmes tandis que des milliers de soldats irakiens se rendirent aux alliés. Au cours de leur retraite, les irakiens détruisirent 600 puits de pétrole. Le 26 février 1991, les rabes pénètrent Koweït City. C’est la fin de 7 mois d’occupation.

En mars, les irakiens abandonnèrent le Koweït pour pouvoir déplacer leurs troupes au Nord pour écraser la révolte kurde. Les alliés perdirent 1000 hommes tandis que les Irakiens eurent 20000 morts et blessés et 86000 prisonniers. Saddam Hussein se maintient néanmoins à la tête de l’Irak tandis que Schwarzkopf disait qu’on ne lui avait pas permit de finir son travail.

 
Publié le vendredi 23 juin 2006
Mis à jour le dimanche 20 août 2006

 
 
 
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