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L’Asie orientale actuellement

 

L’Asie orientale, une puissance en expansion

L’Asie orientale est un ensemble Japon, Chine littorale et Taiwan. Le développement y est très important dans la seconde moitié du XXe siècle. L’Asie orientale est aussi la façade ouest de l’Océan pacifique, au sud du 45e parallèle nord et au nord de l’équateur. La partie continentale est constituée par la Chine, par une péninsule, la Corée du Nord, par des îles comme Taiwan, par un archipel, le Japon et une cité Etat, Singapour. Il y a de fortes disparités démographiques, économiques, de richesse et de développement, de régimes politiques ... On peut prendre comme exemple le revenu moyen par habitant. Mais il y a aussi des points communs, puisque l’Asie Orientale fait partie du monde sinisé. Il y a une forte influence de la Chine : système d’écriture, culture du riz, baguettes, cuisine, plan des villes, spiritualité (confucianisme et bouddhisme). La confucianisme est un idéal, un ordre social qui repose sur la sagesse du souverain. Les chinois en retiennent surtout le culte des ancêtres, la piété filiale t le respect des hiérarchies. Il y a 5 qualités :
-  la courtoisie
-  la magnanimité
-  la bonne foi
-  la diligence
-  la bonté

Pour comprendre l’Asie orientale, il fait prendre en compte la dimension culturelle... Dans cet ensemble, le Japon a été le premier à s’industrialiser. Tout commence en 1868, durant l’ère Meiji, quand le Japon commence à s’ouvrir au modèle occidental, il y a modernisation . En 1945, le Japon est réduit à l’état de cendres. C’est la ruine totale. Mais dans les années 1950-1975, c’est le « miracle Japonais ». Succède ne période de très forte croissance économique. Le Japon est suivi par les NPIA de 1ere génération, les 4 dragons (Corée du Sud, Taiwan, Singapour, Hong Kong (rattachée à la Chine en 1997, c’est une Région Administrative Spéciale)). Dans les années 1980, en même temps que la République populaire de Chine, les NPIA de 2de génération, les bébés tigres (Malaisie, Thaïlande), se développent.

Ø comment cette Asie orientale s’est- elle construite comme puissance économique majeure en quelques décennies ? Ø Quels sont les aspects de son intégration économiques et ses manifestations spatiales ? Ø Quelles sont les limites de l’expansion de l’AO ?

I. La naissance d’une nouvelle aire de puissance 1. Affirmation e la puissance économique a. les atouts de l’Asie Orientale § atouts démographiques

L’Asie rassemble 1/3 de la population mondiale, soit plus de 2 milliards d’habitants. Les pays à notre programme représentent 12% de la population mondiale, soit 740000000 d’habitants. Pour information, la Chine représente 1,3 milliards d’habitants, le Japon 128 millions, Taiwan, 22 millions, Singapour, 4 millions, et Hong Kong,6,8 millions. Ces deux villes ont les densités les plus fortes au monde, c’est à dire 6000 habitants au kilomètre carré. Les foyers de population sont anciens, il y a en outre forte interaction entre densités et agriculture. En effet, la population nombreuse fournit une main d’œuvre abondante.

§ Facteurs de puissance

-  main d’œuvre nombreuse, souvent à faible coût
-  marché potentiel important (L’Asie Orientale est le premier marché pour les micro-ordinateurs).
-  L’AO connaît aux 19e et 20e siècles une forte émigration. Par exemple la « diaspora chinoise ».

§ Appareil productif nombreux

La production industrielle de la région représente 25% de la production industrielle de la planète. La Chine, fabrique 70% des jouets et est le premier producteur de textiles. Elle a aussi le premier rang pour la production d’acier, le 3e rang pour la construction de navires, et produits de haute technologie. C’est un pays atelier. Le Japon a une suprématie pour les composants informatiques (Toshiba, NEC, Hitachi), et est le seul pays à pouvoir rivaliser avec les USA dans le domaine de l’industrie automobile. Taiwan est un grand producteur de textiles et le 1er fabriquant d’ordinateurs portables.

§ Puissance financière incontestable

Le Kabutcho (indice Nikkei), la bourse de Tokyo, est la 3eme bourse mondiale après New York et Londres. Mais son rayonnement est assez limité sur le plan international. Elle a surtout un rôle national. Les banques japonaises ont néanmoins la première place mondiale (Dai-Chi, Sumimoto, Fuji, Mitsubishi ...). Hong Kong est aussi une place importante. Le système bancaire de Taiwan et de la Corée du Sud reste faible.

b. L’AO dans l’organisation de l’espace économique mondial

-  un pôle majeur des échanges mondiaux

L’AO, représente 20% des échanges mondiaux (Japon = 6%, la Chine = 3,5%, Hong Kong = 3% ...). A la fin des années 90, la Chine dépasse le Japon dans le commerce international, puisque Hong Kong est rattachée à la Chine. Ces pays ont un fort taux d’ouverture, sauf le Japon ( part d’exportation par rapport au PIB) : RPChine : 18% Corée du Sud : 36% Taiwan : 42% Hong Kong : 101% et Singapour : 133%. En effet, ce sont des « pays entrepôts » qui réexportent des produits construits autre part. Le Japon est à la traîne avec un taux de 9%. L’AO a une forte capacité à exporter. Elle exporte plus en valeur qu’elle n’importe. Cela produit de excédents commerciaux. Les principaux partenaires commerciaux sont les pays intra-zone, les Etats Unis ( 30% des exportations japonaises), l’UE ... Il y a une forte intégration régionale et ouverture sur le reste du monde (installations portuaires par exemple). Beaucoup de ports importent depuis l’AO. Les ports asiatiques se développent très vire : Tokyo en premier, suivi par Osaka. Hong Kong et Singapour sont deux plaques tournantes qui se développent dans les années 1950. Ports coréens, chinois (Shanghai) ... Grâce à l’AO, on voit une expansion de la côte Ouest des USA. Singapour est le second port du monde derrière Rotterdam. L’AO contrôle en outre la moitié des porte-conteneurs.

-  Une source de flux financiers

L’AO représente 15% des Investissements Directs à l’Etranger. , derrière les USA avec 25% et l’UE avec 49%. Les Japonais sont toujours dominants, ave des marques comme Sony, Toyota, Honda ou NEC. Les autres pays commencent aussi à s’affirmer. Les flux financiers proviennent : Des banques Des fonds de pension japonais (qui investissent dans le monde entier et détiennent une part non négligeable du capital des grands groupes mondiaux). L’Epargne Japonaise représente 1/3 de l’économie mondiale.

-  Des métropoles de dimension mondiale

Les villes de l’AO sont parmi les plus grandes du monde : Tokyo : 26 millions d’habitants Séoul, Singapour, Hong Kong, Shanghai, Taipei sont des centres d’impulsion à l’échelle de la planète, « villes globales ou mondiales ». La richesse produite par ces villes est appelée PUB, pour Produit urbain brut. Celui de Tokyo en 1996 était 2 fois supérieur à la richesse totale de la Chine. Les grandes villes de l’AO font partie de « l’archipel métropolitain mondial », c’est à dire que ce sont des villes qui dirigent le monde.

2. Disparités et complémentarité des économies

-  Des taux de croissance contrastés

L’apogée de la prospérité se situe au Japon à la fin des années 1980. Au début des années 1990, c’est la crise. En 1991, eut lieu l’éclatement de la bulle spéculative. Durant les années 1980, le Japon produisait beaucoup d’argent, qui n’était pas réinvesti mais placé en spéculations boursières et financières. Bientôt, il ne correspondait plus à la réalité des marchés. La valeur des actions était surévaluée : Ø krach boursier Ø faillites bancaires

Mais des facteurs plus profonds ont aussi joué. Il s’agit notamment de la concurrence étrangère. Au début des années 1990, les produits japonais sont moins compétitifs du fait des salaires et des rais de fonctionnement élevés. Le Yen a de plus une valeur élevée face au dollar US. Le Japon est donc en difficulté. Début de la décennie 2000, les chiffres deviennent négatifs (taux de croissance du PB annuel de 0,2%). Le chômage devient un phénomène de masse (5-6% de la population active). Depuis longtemps, il y avait stabilité de l’emploi, c’était traditionnel de commencer et de finir dans la même entreprise. La garantie de l’emploi était dans les mœurs. C’est de moins en moins vrai, c’est la fin de l’emploi à vie et de la promotion à l’ancienneté. Chez les dragons, le taux de croissance ressemble à celui du Japon. Ils attiraient beaucoup de capitaux étrangers. Mais en 1997, c’est la « crise financière asiatique ». En effet, ces économies arrivent à maturité avec des salaires élevés, un bon degré d’équipement ...). La Chine connaît le taux de croissance le plus spectaculaire de tous les temps, un nombre à deux chiffres. La crise ne semble pas toucher la Chine, pôle de stabilité. La Chine est actuellement la 4e puissance industrielle au monde. Elle a une évolution politique et économique très particulière. Après 1949, la Chine devient communiste. Longtemps, elle a une économie autarcique, sauf avec l’URSS. Propriété collective, pas de propriété privée ... Le système communiste reste classique sous Mao, jusqu’en 1978. A sa mort, Den Xiaoping prend le pouvoir. Il ouvre la Chine au capitalisme, aux capitaux et aux technologies de l’occident. Création de Zones Economiques Spéciales, ou les entreprises disposent d’avantages fiscaux, de terrains à bas prix, des subventions, une exportations sans frais de douane ... Le but est d’attirer les industries capitalistes et les capitaux. Les Chinois ont compris que pour se développer il faut l’aide du capitalisme. Ces ZES sont des laboratoires du capitalisme. Economiquement, la Chine n’est plus communiste à proprement parler. Ø privatisations à grande échelle Ø 2001, la Chine entre à l’OMC C’est l’aboutissement de cette évolution. On parle de pays libéral communiste. C’est une espèce hybride, un mélange. La Chine est actuellement inclassable. Le pays est un gigantesque atelier, grand récepteur d’IDE. C’est un immense marché, avec 1,3 milliards de personnes. Grâce à l’intégration dans l’économie mondiale, il y a un début de clase moyenne en Chine. Mais selon les experts, en 2020, la Chine n’aura toujours pas rattrapé son retard sur les autres pays asiatiques.

-  Un rôle moteur et dominant du Japon

Le Japon joue un rôle de locomotive. On parle de « croissance à la manière d’un vol d’oies sauvages ». Idée d’un groupe de tête où les leaders se relaient. Durant les années 1960-70, les Japonais se désintéressaient de l’AO, se sentant Japonais et citoyens de monde. Depuis les années 1990, il y a un « retour à l’Asie ». Les IDE japonais se sont développés très fortement dans la région. Par exemple, les constructeurs automobiles japonais ont diffusé leur influence. Elles ont des filiales dans toute l’AO, où la main d’œuvre est abondante et bon marché. Il y a délocalisation. Les entreprises du reste de l’AO ont aussi besoin des Japonais pour se développer. Par exemple à Taiwan, 80% des composants sont japonais. Ø complémentarité Il y a aussi des aides publiques au développement, des flux du Japon vers la Chine. Cette aide vient de la WWII, durant laquelle le Japon a fait des massacres et des destructions en chine. C’est aussi un moyen de faire pression sur la Chine, qu’elle ait une attitude ouverte et amicale.
-  Une aire multipolaire en voie d’intégration

Le rééquilibrage des investissements. Le Japon n’est plus le seul pôle, ni le seul investisseur. Dans les années 1990, les dragons, ou NPIA de 1ere génération, deviennent metteurs de capitaux. Ils se développent grâce au investissements étrangers, surtout le Japon, mais passent du statut d’émetteur à celui de récepteur. Taiwan par exemple invertit fortement en Chine continentale. Ces pays sont officiellement ennemis, amis le commerce transite par Hong Kong. On parle du « triangle de la Chine du Sud ».

Taiwan investit en Chine, notamment dans la province de Guangdong, où la main d’œuvre est bon marché, puis les produits sont exportés à Hong Kong, où sont les sièges sociaux. HK est un réexportateur, et les profits retournent à Taiwan, qui investit à nouveau en Chine ...

Ce système repose sur les différences de développement et de richesse des pays concernés. Il y a COMPLEMENTARITE. Enfin, dans une mesure limitée, le Japon devient un récepteur de capitaux. C’est un terrain d’investissement malgré son côté fermé. On parle d’investissements croisés.

Progrès de la coopération économique régionale. Durant les années 1990, les pays ont été touché par la crise, ils se sont donc rendus compte qu’il faut unir leurs forces. Voir UE, ZLEAN ... Mais la coopération est difficile à cause du « passé qui ne passe pas ». Par exemple la Corée du Sud a été une colonie Japonaise, qui a laissé des traces dans les esprits. On peut comparer le Japon à l’Allemagne chez nous ... Il y a peur d’être à nouveau sous la domination du Japon. Mais le tourisme Japonais se développe dans la région.

L’ASEAN ou les limites de l’intégration « Association des nations du Sud Est Asiatique ». Créée en 1967 pour endiguer le communisme (contexte de la guerre froide). 1993, les pays de l’ASEAN ouvrent une zone de libre échange, suppression des droits de douane entre les pays membres. Elle n’est toujours pas effective aujourd’hui. De plus, le Japon et la RPChine n’en font pas partie. Cette zone de libre échange s’appellera AFTA : « asian free trade area ».

3. Une puissance incomplète et limitée a. la dépendance extérieure, limite de la puissance économique

Le Japon importe ses ressources énergétiques, d’où fragilité. Elle importe aussi les matières premières de son industrie (minerai, bois, coton ...) et des denrées alimentaires. Ø le Japon dépend fortement de ses importations La Chine est le premier producteur de céréales, mais est obligée d’importer de nombreux aliments. Dépend des importations pour les secteurs de pointe comme la Chimie fine ou l’aérospatiale.

b. Les limites historiques

-  la présence US

Après la WWII, les USA protégèrent la région, zone importante de la guerre froide. Cette présence perdure. Il y a des bases au Japon, une présente en Corée du Sud ou dans certaines îles comme celle de Guam. De plus, les USA ne veulent pas développer ce pôle de la triade qui les concurrence. Ils jouent un rôle de frein.

-  Les tensions régionales

La plupart des pays ont connu une brutale domination japonaise qui a laissé des séquelles. Les livres d’histoire japonais ne parlent pas des massacres. Il y a des conflits maritimes comme aux îles Kouriles, entre le Japon et la Russie, ou le cas de Taiwan. Dans ce cas, les deux pays (Taiwan et RPC) prétendent être l’incarnation de la Chine (en 1949, les nationalistes chinois s’y sont réfugiés). 150000 missiles chinois sont pointés sur Taiwan. 1971, la Chine prend place à l’ONU, Taiwan n’est donc plus reconnu comme un état indépendant ... En Corée du Nord, est en place un régime stalinien. Il y a donc de nombreuse zones de tensions.

c. Un poids politique et militaire assez limité

Aujourd’hui, la RPC fait figure de grande puissance. C’est le seul état de l’AO à siéger au conseil de sécurité de l’ONU et à posséder l’arme atomique. De son côté, le Japon voudrait s’affirmer. En 1956, l’URSS s’oppose à la présence du japon à l’ONU. Mais depuis 10 ans, le Japon essaie d’étendre son influence internationale. Il y a une intense activité diplomatique. En 1994, le Japon demande un siège permanent à l’ONU, qui lui sera refusé. Le Japon est pourtant le second contributeur à l’ONU. Il fait néanmoins partie du G7 et porte la voix des pays de l’AO. E plus, l’aide au développement est un vecteur de puissance. La Chine a 2,5 millions d’hommes mal équipés. C’est « le plus beau musée militaire au monde ». 1989, « printemps de Pékin », répression violence à la place Tien An Men. Embargo sur les ventes d’armes à la chine (sauf Russie). Pour le Japon, héritage de la WWII oblige, la constitution interdit le recours à la force armée. Juste à l’autodéfense. L’armée Japonaise est appelée FADN (Forces d’autodéfense nippones). Dans les années 80-90, l’armée japonaise se reconstitue, et est actuellement selon les experts la 7e armée au monde. En 1992,une loi permet à l’armée Japonaise d’envoyer des contingents hors du Japon dans le cadre de l’ONU. Certains Japonais envisagent de donner au Japon l’arme atomique. La puissance militaire et diplomatique est donc limitée.

d. Un rayonnement culturel inégal

Dans les années 80-90, il y a engouement pour les philosophies asiatiques. Succès du bouddhisme tibétain, méditations zen et activités d’éveil. Ø 600000 bouddhistes en France Succès des cours de Yoga, de Tai Chi Chuan, des arts martiaux. Succès des mangas, des BD japonaises, et des jeux vidéos. Wan Kar Wai est présidant du festival de Cannes. Kawabata est le premier écrivain non occidental à recevoir le Nobel de littérature. Gao Xinjang est Nobel 2000 pour « la montagne de l’âme » Influence liée aux arts asiatiques, mais ce n’est pas encore l’équivalent de l’influence US.

II. Le modèle asiatique en développement

Quand on parle de la Corée du Sud ou de Taiwan, on parle de « nouveau Japon ».

1. le modèle japonais

Les économies asiatiques ont suivi le modèle de développement inspiré du modèle Japonais. Le caractère le plus remarquable est la rapidité du développement. Dans les années 1950, le Japon était un Pays en voie de Développement. En 1975, c’est la seconde puissance économique après les USA. Développement en l’espace d’une génération.

a. description du modèle

Dans une première étape, le Japon importe des technologies occidentales. Sony par exemple rachète le brevet du transistor pour très peu. Période de forte barrières douanières au Japon, difficultés pour les occidentaux pour exporter leurs produits. C’est un début d’industrialisation qui ne peut souffrir la concurrence. Cette période est caractérisée par la « copie créatrice ». C’est le protectionnisme éducateur. Puis vient une phase de promotion des exportations. Industrialisation par substitution des importations. Produits de meilleure qualité. En Europe, on parle de l’invasion des « made in Japan ». 60% de la production est exportée : autos, photocopieurs, photo, hi-fi ...

Ce schéma s’applique à tous les pays de l’AO, sauf Singapour et Hong Kong dont la spécialité est le commerce. Statut de porc franc. Plaque tournante où transitent les produits qui vont partir vers l’Amérique ou l’Europe. Dans les années 1970, les 3e et 4e périodes. Les pays de l’AO mettent en place des zones franches où les droits de douanes sont réduits, subventions, terrains loués ou donnée ... On cherche à attirer des technologies étrangères.

b. Le rôle de l’Etat et des grandes entreprises

Au Japon il y a deux acteurs essentiels : l’Etat et les grandes entreprises. Ce qui caractérise le capitalisme à la Japonaise, c’est la synergie, la concertation entre les grandes entreprises et l’Etat. C’est le « capitalisme concerté ». L’Etat joue le rôle de pilote de l’économie jusque dans les années 90, où ça va changer.

-  le MITI

C’est un outil dont dispose l’Etat pour réguler l’économie. Ministère du commerce extérieur et de l’industrie. Il seconde l’Etat durant les périodes de forte croissance (1955-1990). Champ de compétence très large (industrie, commerce extérieur, artisanat, environnement, recherche, formation ...). C’est un super ministère. Définit les grandes stratégies du Japon, il choisit quels sont les secteurs prioritaires, où vont aller les efforts de la nation. Il décide aussi des restructurations. Il travaille avec les grands industriels du pays.

-  Les Keiretsu

Les premiers sont des conglomérats, regroupements de grandes entreprises. C’est le MITI qui a poussé à la création de ces conglomérats. Ils peuvent être horizontaux ou verticaux. Verticaux : contrôle de toutes les étapes depuis la matière première jusqu’au produit fini. Fusion de grandes entreprises qui contrôlent toutes les étapes de la production. Horizontaux : domaines très diversifiés. Les Keiretsu sont les deux formes. Le but des Keiretsu est de renforcer l’économie du Japon pour affronter la concurrence. Il y a des entreprises industrielles, commerciales et financières. La cohérence de l’ensemble est assurée par le principe des capitaux croisés. Le dirigeants des grands groupes élaborent des stratégies communes.

-  Les Sogo Shosha

Sociétés de commerce intégrées dans les Keiretsu. Ils jouent un rôle important dans le succès du Japon. Ils prospectent les marchés, prennent en charge la commercialisation des produits, et les études de marché. Adéquation entre production et marché.

Les Keiretsu sont les principaux contributeurs de la recherche te du développement. Ils représentent 80% de la recherche.

Les grands groupes ont mis en place une nouvelle organisation du travail, années 60-70. C’est le toyotisme. Le Taylorisme est le travail à la chaîne, où il faut tenir des cadences, travail répétitif. Le toyotisme est une évolution, un assouplissement. On donne une certaine autonomie à un petit groupe, avec des initiatives. Les groupes sont responsables, corrigent les défauts ... On implique davantage les ouvriers, qui sont plus mobiles. Idée de flux tendus, le KANBAN, on lance le processus de construction une fois la commande lancée. Chaque ouvrier contrôle en permanence la qualité, mise ne place des boites à idées, cercles de qualité, circulation de l’information. Ils ont le même but : le succès de l’entreprise. En Amérique et surtout en Europe du nord, le toyotisme se développe.

2. Les dragons dans le sillage du Japon

Les 4 dragons, dans les années 1950 sont des PVD. Aujourd’hui ce sont des pays industrialisés. Mais le niveau de vie est bas et il n’y a pas vraiment de marché intérieur. Ce sont des pays pauvres en matières premières, donc obligés d’importer. Le décollage de ces pays s’explique par des choix économiques et politiques. Ils ont bénéficié des aides des USA, surtout la Corée du Sud et Taiwan (contexte de guerre froide). C’est le containment. L’Etat est un facteur décisif (sauf à Hong Kong). Politique de planification indicative, protectionnisme, droits de douane élevés, financement d’entreprises avec de l’argent public, aménagement des littoraux, chantiers, infrastructures de transport et de communication, politique anti-nataliste (pour sortir de la pauvreté). En Corée S, les grands groupes industriels sont appelés Chaebols (Daewoo, Samsung ...). Stratégie de substitution des importations. Les produits sont importés puis copiés, une fois que les produits du pays sont meilleurs et assez bon marchés, il sont exportés. D’abord les produits textiles puis les produits plus élaborés. En dernier, les automobiles, l’électroménager, l’électronique ... Maintenant, ces pays délocalisent...

3. D’autres acteurs : les ménages traditionnellement tournés vers la consommation de produits asiatiques et vers l’épargne.

C’est toujours le Japon qui ouvre la voie dans les années 1960. Marché intérieur de 100 millions de personnes avec un niveau de vie qui augmente fortement. Ils achètent des produits comme la TV, le frigo ou a marmite à riz électrique. Soif de consommation Moteur de la croissance et de l’économie

Même schéma pour l’AO, avec un décollage de la population. IL faut donc construire des logements. Dynamique des secteurs du bâtiment et des crèches, vecteurs de transports (ports, routes aéroports ...). Dans les années 1960, il y a trois grandes nouveautés : machine à laver, téléviseur et frigo. Ensuite produits vidéos, audio ... La Chine est un marché en devenir avec 1,3 milliards de personnes. Elle est encore au stade du décollage. Au japon, le marché est saturé, tout le monde st déjà équipé. La Chine en 2000 compte 1 million d’automobiles.

Le taux d’épargne dans les pays de l’AO est l’un des plus forts au monde (12 à 20%). La politique sociale y est peu développée. Par exemple, il faut financer le système de retraites, pas de système de sécurité sociale performant, achat de logements ... Mais au Japon, le taux d’épargne recule depuis 20 ans (18 à 12%). Changement de mentalités ? Consommation plus intense (modèle US) ? Le japon vieillit et la population nagée épargne moins.

Conclusion Ø diversité et unité Dynamisme économique, performances spectaculaires, dans le domaine des exportations de produits industriels. Mais depuis 10 ans, le Japon connaît des difficultés. Tous ces pays ont fait vaser leur croissance sur une main d’œuvre nombreuse, bien formée et efficace. Rôle de l’Etat, pilote de l’économie. Capitalisme qui repose sur l’action de l’Etat. Cette croissance repose sur les points forts du territoire, les littoraux, et les villes mondiales. Mais les tailles de pays, le niveaux de vie, les systèmes politiques sont différents. Peut-on parler de région multipolaire ? Mais à l’échelle planétaire, ce n’est pas un ensemble unifié comme l’UE. Quelle est la place du Japon dans la région ? C’est un moteur, un vecteur qui a tiré les autres pays dans la voie du développement. Mais les NPIA sont devenus des concurrents du Japon. Il y a plusieurs pôles de puissance, montée sur le plan économique de la Chine littorale. Capacité d’adaptation du pouvoir communiste aux réalités du monde capitaliste occidental. Les flux sont complexes, mais est-ce que le Japon, ébranlé par la crise, peut reconquérir son rang de 2e puissance mondiale ? Acteurs extérieurs : les USA ont un rôle à jouer. Rivalité Japon, USA, RPC ... Ø question du Leadership

 
Publié le samedi 29 avril 2006

 
 
 
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