
Ce mot vient de Alfred Sauvy. En 195é, il utilise pour la première fois ce terme. Le mot est calqué sur le tiers état. Selon l’abbé Seyes, il est « Tout, rien et veut être quelque chose ». En 1952, en pleine guerre froide, on parle de monde bipolaire. Le tiers monde est donc un monde qui ne s’aligne ni sur le capitalisme ni sur le communisme.
I. la conférence de Bandung et l’afro-asiatique
Ce qui se joue à cette conférence, sa portée, c’est la proclamation du tiers monde comme un acteur du monde actuel. Il affirme sa volonté d’exister politiquement en 1955. L’Asie est essentiellement représentée, avec 23 pays contre 6 pays d’Afrique. Mais l’Afrique est moins présente car la majorité des pays sont encore des colonies. Les représentants asiatiques et africains appartiennent à des partis, des idéologies politiques très différents. Certains pays sont communistes (Chine, Nord VietNam) d’autres sont sous influence occidentale (Japon, Iran, Irak, Turquie). D’autres pays se réclament du sillage neutraliste (Inde, Egypte, Indonésie). Ces 29 pays représentent la moitié de la population mondiale, mais moins de 10% des richesses. Résultats de cette conférence : Le résultat final est le produit d’un compromis : Tous les pays présents condamnent avec force le « colonialisme dans toutes ses manifestations ». Donc la conférence vise les USA et l’URSS sans les nommer. Affirmation de la solidarité entre l’Asie et l’Afrique. Sur le plan économique, les états présents à Bandung réclament une aide à l’industrialisation et au développement, aide qui doit passer par un fond de l’ONU. Sur le plan des relations internationales, les pays présents à Bandung demandent le respect de la souveraineté des nations et se réclament du principe de la non-agression (référence à la charte de l’ONU).
II. le tiers monde dans les relations internationales 1. un rôle accru à l’ONU
Au fur et à mesure des indépendances, il y a un mouvement dans les années 1960, où les pays du tiers monde deviennent majoritaires à l’assemblée générale. Mais cette assemblée n’est pas le réel centre de pouvoir de l’ONU. Ils obtiennent en 1964 la création de la CNUCED. Recherche de la stabilité pour les produits de base et d’une aide des pays industrialisés dans le cadre de l’ONU.
2. non-alignement
Ces pays rejettent la logique des blocs. En 1961 se met en place une nouvelle organisation. 25 pays se réunissent à Belgrade et fondent le mouvement des pays non alignés. Les 4 leaders sont : Inde (Nehru), Egypte (Nasser), Yougoslavie (Tito). Le titisme est une crise dans le monde soviétique puisque la Yougoslavie et l’URSS ont rompu.
3. regroupements régionaux
OPEP fondée en 1960 ASEAN en 1967 Ligue arabe fondée en 1945. Organisation de l’Unité Africaine en 1963 C’est un moyen pour les pays du tiers monde pour peser face à la logique Est/Ouest.
III. Conclusion sur le colonialisme
La décolonisation est un phénomène de première importance puisque la face du monde change. Mais la décolonisation e résout pas les problèmes des sud, notamment les problèmes économiques. On parle de néo-colonialisme puisque les pays du tiers monde dépendent beaucoup des pays industrialisés. Depuis les années 1969, les pays africains ont été déchirés par plus de 40 guerres. De plus, il y a des guerres civiles. L’Afrique est une zone grise dans l’univers médiatique. Problème des frontières qui ne correspondent pas aux réalités des peuples. C’est un partage colonial. Luttes ethniques entre les différentes ethnies, luttes pour le pouvoir ou les ressources. Exemple du Rwanda dans les années 1994-1995. Il y a eu des massacres et 1 million de morts. Absence de démocratie. Fardeau de la dette internationale, pays qui s’en réfèrent au FMI (plan d’ajustement structurel), mais côté technocratique du FMI. Il faut baisser les dépenses pour rembourser la dette. Effets désastreux sir la population. Afrique = 12% de la pop et 78% des victimes du SIDA. La décolonisation a donc été une étape importante mais d’autres problèmes ne sont pas encore réglés aujourd’hui.