
Les USA, la seule hyper puissance dans les années 2000
Comment la géographie explique-t-elle la puissance ?
Notion de puissance : Puissance hégémonique, notion d’impérialisme. Il n’y a aucun moyen de la mesurer. Selon Raymond Aron : « capacité d’un état d’imposer sa volonté à l’intérieur de ses frontières comme à l’extérieur ». Tout d’abord on parlait de superpuissance, durant la guerre froide. Il y avait seulement les USA et l’URSS qui pouvaient répondre à cette définition. Ø états avec la force nucléaire, capables de détruire la planète Ø chaque Superpuissance dirigeait un bloc de pays Ø hégémonie impérialiste, les pays imposent leur modèle Maintenant, après la chute de l’URSS, on parle d’hyper puissance pour parler des USA. C’es tune puissance exceptionnelle et globale (militaire, scientifique, culturelle ...). F. FUKUYAMA : « la fin de l’histoire et le dernier homme ». Ø américanisation du monde Ø capitalisme hégémonique et universel Ø pays leader du monde Mais il y a des failles, des faiblesses : Ø 11 septembre 2001 o premier attentat mondialisé Ø « nous sommes tous des américains » Les USA n’avaient plus été touchées sur leur pays depuis la guerre contre le Mexique en 1848. Le territoire américains paraissait comme un sanctuaire. C’est le cœur du pouvoir qui a été touché :
World Trade Center, pouvoir financier, économique
Pentagone : pouvoir militaire
Maison blanche : politique (attentat avorté). L fait de transformer un avion en bombe est symbolique aussi, c’est un vecteur de la mondialisation. L’ennemi est non identifié, c’est une nébuleuse, Al Quaida. Aux USA, 61% des habitants sont favorables à la guerre, mais 62% ne savent pas contre qui. Impuissance de la CIA devant cette logistique, les camps d’entraînement par exemple... On est confronté à la guerre. La réponse de Bush est la guerre :
Afghanistan en 2002
Irak en 2003 La guerre s’est faite sans l’ONU, c’est une décision unilatérale des USA. L’armée de Saddam Hussein a été écrasée en quelques jours, mais la violence continue. Ainsi, la guerre n’a pas réglé la situation.
Il y a aussi Katrina, un cyclone qui ravagea en août 2005 la Nouvelle Orléans. Voir article du Monde Diplomatique « Capitalisme de catastrophe ». On nommait la ville inondée le « Lac George ». Le cyclone était prévisible, mais les digues n’ont pas été renforcées faute d’argent et il n’y avait aucun plan d’évacuation. De plus, la réaction des autorités a été lente. Il n’y avait pas assez de fournitures vitales, de bateaux et d’hélicoptères. Ø impression de pays en voie de développement ...
Bush ne s’était pas donné comme priorité la sécurité. De plus, la ville noire et hispanique ne comptait pas parmi les électeurs de Bush. Révèle les inégalités des classes, on ne s’était pas préoccupé des pauvres.
E. Todd écrivait : « Après l’empire, essai sur la décomposition du système américain ». L’écrivain se rend compte que les USA pourraient devenir une puissance parmi d’autres. Il analyse le déficit budgétaire ou les importations de produits manufacturés étrangers. Pour information, cet auteur a été une des seuls à prévoir la chute de l’URSS.
Mais quels sont les aspects et les formes de la puissance américaine dans le monde ? Quelles sont les bases géographiques de la puissance ?
I. Qu’est ce que la puissance des USA 1. La « Soft Power », puissance douce La puissance douce consiste en la culture (musique, chewing-gum, séries TV, Internet, utilisation de l ‘Anglais ...) a. le modèle US, Dieu et le capitalisme Le billet vert est très important. IL résume le modèle culturel et idéologique américain. Un « Etats Unien » se définit selon sa religion et ses dollars. Ø conformisme américain Ø individus et groupes (scouts, sports, uniformes ...). Tout est fait pour faire appartenir les individus à un groupe. Un commerçant doit, par exemple être conforme à ce qu’on attend de lui. Ø Héritage des protestants puritains, fondateurs du pays. Ø WASP ( White Anglo-Saxons Protestants). Max Weber : « L’éthique protestante et l’esprit capitaliste ». « Le capitalisme [...] doit se comprendre par l’éthique puritaine des premiers entrepreneurs, qui voyaient dans leur réussite matérielle un signe d’élection divine ». Il suffi de voir le billet vert ...
Ils ne vivent que pour investir et faire fructifier leurs affaires. Logique d’accumulation, toujours risquer pour s’enrichir : « Self Made Men ». Ex. Ford ou William Gates... Il y a du darwinisme social, les plus riches survivent, alors que les « inadaptés » sont voués à l’échec. Ø les personnes ont ce qu’elles méritent Ø « Ce qui est bon pour General Motors l’est pour l’Amérique ». Ø Patriotisme d’entreprise Ø Les plus adaptés survivent ...
Rôle du « big business » ou « lobbying ». Ce rapport particulier à l’entreprise forme une mentalité que l’on appelle « modèle américain ».
b. La capitalisme : la science et l’état
On ne peut plus définir la capitalisme par rapport à son antithèse le communisme. La différence fondamentale est la propriété privée. On parle aussi d’économies de marché : Ø prix déterminés par l’offre et la demande Ø libre concurrence
Selon Adam Smith, le moteur du capitalisme est la recherche du profit.
les sciences les plus avancées du monde
La recherche et le développement sont un facteur essentiel de la puissance américaine, un élément de la puissance de ce modèle. Il y a aux USA 3500 universités privées ou publiques, qui prennent en charge 16 millions d’étudiants. On compte les célèbres MIT ou Cambridge. 90 millions d’actifs ont un diplôme universitaire. 500000 étrangers se forment chaque année dans ce pays. Ø il attire les scientifiques des pays étrangers. Ø « brain drain »
En 98 ans il y a eu 48 prix Nobel de physique, 33 de Chimie et 39 de médecine. Suprématie en terme de chercheurs : 1 millions + 500000 étrangers pour les USA Japon 900000 250000 en Allemagne 155000 en France
Aux USA, l’argent dépensé pour les Recherches et Développements atteint 2,8% du pIB, soit 300000000000 de $ par an !!! Le Japon dépense 130 milliards et la France 30 milliards. L’UE dépense en moyenne 1,8% du PIB. Il y a parfois 80% des brevets annuels pour les USA.
Rôle de l’Etat
Il finance la recherche, notamment les recherches militaro-industrielles et les NTIC (Nouvelles technologies de l’informations et de la communication). L’Etat protège les secteurs stratégiques, l’agriculture, l’alimentaire, la sidérurgie ... Globalement, le libéralisme oblige l’Etat à être réduit à sa dimension minimale. Les années Reagan ont réduit au minimum l’Etat. Les USA sont le pays industrialisé qui dépense le moins pour le social.
c. Consommation et inégalités
Il y a 290 millions de consommateurs aux USA. La plupart des produits sont rentabilisés à l’intérieur même du pays. Le taux de richesse statistique est le plus haut du monde : PNB/hab = 35000 $/an. Il y a marché de masse, les produits sont rentabilisés avant d’être exportés. Les limites ne sont pas les mêmes dans le capitalisme US et le capitalisme UE. Les dépenses militaires sont très importantes, les premières au monde. L’enseignement et la santé sont considérés comme des marchandises.
L. WACQUANT « Les prisons de la misère ».
Les prisons sont un moyen de faire baisser le chômage, et de réguler la pauvreté. En effet, 2% des actifs sont en prison. Officiellement, il y a 35000000 de pauvres, taux 3x supérieur aux pays Européens. 1 enfant sur 5 de moins de 6 ans grandit dans la pauvreté. Le taux est d’un sur deux dans la population noire. Les dépenses sociales sont les plus faibles des pays industrialisés. De plus, 1 personne sur 6, soit 50 millions de personnes, sont sans couverture sociale alors que les US dépensent beaucoup dans le domaine de la santé. 1 personne sur 10 souffre de mal nutrition, 30 millions de personnes, 7 millions de personnes sont à la rue ou dans un logement insalubre. On atteint les limites du modèle américain.
On parle de « Working Poor ». Une personne qui travaille une heure par semaine n’est plus considérée comme pauvre.
d. La force unique du rêve américain
Au début des années 1980, le soft power était considéré comme un moyen privilégié pour les US d’atteindre leurs objectifs internationaux. Ø capacité de séduction, attraction du modèle US Grande attractivité migratoire (surtout jeunes gens) , des milliers d’étudiants et scientifiques y vont. Ø 700000 personnes entrent légalement chaque année aux USA (50% des flux de la planète). Ø L’immigration clandestine est aussi utilisée par l’économie US
Il y a aussi un quota de visas spéciaux (HIB), permis de travail temporaire (environ 200000 personnes), en plus de la green card, pour les immigrants. A Silicon Valley, 1/3 des personnes ont des immigrés, avec un salaire de 20% inférieur à celui de leurs homologues américains. De plus, il y a économie en terme de formation. Ø il y a capacité d’attirer les scientifiques Ø potentiel d’innovation très vaste
Le rêve US repose sur certains grands mythes :
liberté et richesse
« mythe des origines », de la nation américaine. Rôle des puritains, guerre d’indépendance...
La « destinée manifeste », Dieu a confié à l’Amérique la mission de répandre ses valeurs à l(ensemble de la planète, défendre les notions de justice, liberté ...
Mythe de conquête du Far West, on y retrouve l’idée du pionnier (individualisme, correspond au rêve américain, armes à feu, autonomie, courage. Myhe de la frontière, limite en mouvement, création d’un état continental...
Ressources abondantes, notion de gaspillage ...
Le Self Made Man, réussite individuelle. Carnegie : « N’importe que balayeur peut accéder à la richesse et la puissance ». Rockefeller : « Dieu m’a donné mon argent ». Chez les protestants, on s’enrichit si Dieu le veut.
Les Businessmen ont pris le relais des Cow-Boys, dans les médias :
Bill Gates (Microsoft)
Steves Jobs (Apple)
Tim Koogle (Yahoo)
Craig Venter (génome humain) Ce mythe, cette culture sont mis en forme comme des produits marchands. Produits de consommation : séries TV, jeux, films, BD... Il y a derrière des réseaux économiques très puissants, partout dans le monde circule une vision américaine du monde. Soft Power : l’Amérique dans les têtes... Les marques liées aux multinationales( Disney, Coca Cola ...) sont mondialement connues, même dans les pays hostiles. Ø source de profits Le cinéma est un art et une industrie, aux USA sort un film par jour. Au Canada, Mexique ou même en France, près de 80% des recettes reviennent à des produits américains. 1997 : Titanic 600 millions de recettes 1977 : Star Wars, 460 millions de recettes... Le monde entier paye pour recevoir de la propagande américaine. Sur les 25 premiers groupes d’information, 15 sont américains (CNN, Fox news ...). Rôle de la langue dans les affaires, le domaine scientifique... Assiste-t-on à une américanisation en douceur du monde ? Diffusion à l’échelle mondiale du modèle libéral ?
2. La puissance dure (Hard Power) a. le domaine militaire et diplomatique
des dépenses militaires considérables
En chiffres absolus, les USA ont dépens en 2001 plus de 400 milliards de $ US. C’est le budget militaire le plus élevé de l’histoire. Depuis Bush, le budget a augmenté de 25%.Ils représentent la moitié des dépenses militaires de a planète !!! Plus que les 25, la Chine et la Russie. Ce budget nourrit ce que Eisenhower appelait le « complexe militaro-industriel ». Mais ces dépenses pèsent lourd dans l’économie.
« Info-puissance »
Techniques qui permettent de dominer l’adversaire par le contrôle de l’information. Par exemple le système Echelon (surveillance à l’échelle du monde qui permet aux USA de contrôler les fax, E-Mails et le téléphone). Ce système a conquit le RU, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande ... Mais la France est opposée à ce système. On peut aussi citer les drones, avions sans pilotes qui permettent de repérer et détruire des cibles ennemies, ou les awacs, avions de photographie du territoire ennemi. Enfin, les E8J Stars sont des avions qui repèrent touts les mouvements de l’adversaire. Tous ces moyens multiplient la force des USA, en indiquant à son armée les intentions de l’ennemi. En 2003, des milliers de spécialistes décryptent les informations obtenues par ce biais.
Un armement inégalé
Les USA regroupent toute la gamme des armes de destructions massives : nucléaire, bactériologique et chimique. Les Américains disposent en outre de bases partout à travers le monde, et des flottes sur tous les océans. Noter que l’Amérique centrale est la chasse gardée des USA... Les Etats Unis ont une capacité de projection mondiale. « gendarmes du monde » Après le 11 septembre, une nouvelle doctrine militaire est moise en place par Bush. C’est celle de la guerre préventive. Avant la doctrine en place était « Mutually assured destruction ». > équilibre de la terreur
Maintenant, les « USA se donnent le droit d’intervenir partout dans le monde pour préserver leur sécurité. Nous devons être prêts à arrêter les états voyous avant qu’ils ne puissent menacer les USA ou leurs alliés. Nos forces armées seront assez puissantes pour empêcher les autres armées de les surpasser ». Cette citation répond à la politique de guerre contre le terrorisme : Afghanistan 2002 Irak 2003 unilatéralisme Relance de la course aux armements. Mais le terrorisme n’est pas lié à un état en particulier. Les Américains ont fait une liste des « états voyous ».
D’un autre côté, les uSA doivent faire face à la montée de la Russie et de la Chine voire même de l’Inde. Ils doivent garder leur toute puissance. Commission républicaine à la défense : « Nous ne devons pas avoir honte de la supériorité nucléaire américaine ».
« Guerre des étoiles » : bouclier dans l’espace pour protéger les USA contre toute attaque.
b. La 1ere économie du monde
Les USA représentent 5% de la population mondiale mais 1/3 du PIB mondial. Caractéristiques essentielles :
Economie post-industrielle Ø importance des services Le tertiaire représente ¾ des actifs et 75% du PIB des USA. Ø c’est le secteur le plus lourd dans l’économie US On remarque en plus dans les 20 dernières années, une tertiairisation accrue.
TERTIAIRE : Ø Services péri productifs, avocats, nettoyage, comptabilité, vendus aux entreprises o Externalisation, sous-traitance Ø Transports, distribution, commerce Ø Emplois administratifs : 15% de la population
Les USA sont aussi le premier exportateur de services : brevets, télécommunications, domination de grands groupes tels CNN, Disney, CBS, Time Warner ... Il y a aussi les recettes touristiques, 2de ou 3e destination après la France. Certaines villes sont spécialisées dans le tourisme et les loisirs (Las Vegas, parcs d’attractions ...). Les USA sont le premier pays en terme de recettes touristiques.
Les entreprises, entre déclin et dynamisme
1ere puissance industrielle mondiale mais des signes de recul. Actuellement il y a 20% des actifs dans le secteur industriel contre 30% en 1980. 10 points en moins en 25 ans. 25% du PIB
Mais net recul dans les secteurs traditionnels comme le textile, la métallurgie ... En effet, il est plus simple et plus économique d’importer depuis l’Asie. Dans les années 1960, les USA couvraient leurs besoins. Maintenant, les Américains importent 25% de leurs biens d’équipement et 40% de leurs biens de consommation. E. Todt s’appuie sur ces chiffres pour prédire la chute des USA.
Néanmoins, positions solides : 1e rang en chimie avec notamment Dow Chimical, Dupont et Namours, Colgate-Palmolive Pharmacie : Merck, Pfizer, Automobile : GMC et Ford, Equipements électroniques : Intel ou Motorola, aéronautique : Boeing ou Lockheed. Premier rang également dans le secteur des armes, énergie nucléaire, raffinage de pétrole : Exxon, Mobil ou Texaco Gulf ... Fabricants d’ordinateurs (IBM, Apple), logiciels (Microsoft), ... Intel = 76% des puces.
Première puissance agricole
Les USA sont la première puissance agricole mais seuls 2% de la population y travaillent. 1/3 de la valeur mondiale. 1er rang : maïs, soja 2d rang : agrumes 3e rang : pêche 4e rang : blé ... Pendant la guerre froide, on parlait d’arme verte. Mais l’excédent devient de plus n plus faible. Le cours du blé est fixé à Chicago par exemple. Ce sont donc les uSA qui dictent leurs règles du jeu. L’agriculture est fortement intégrée dans un ensemble plus vaste : le complexe agroalimentaire. C’est de là que vient la forte productivité : Lié à l’industrie chimique, mécanique, bio-technologies, semenciers (Cargill, Mausanto, ...)... NB. 90% des champs OGM sont sur le sol US, surtout maïs et soja. Mausanto a d’ailleurs mis au point des semences « terminator » qui ne permettent qu’une récolte. Ainsi, on privatise le vivant.
Les USA imposent un modèle alimentaire basé sur la consommation de viande, céréales et protéines : « hamburger, beens, ketchup ». Mais il y a dénonciation et remise en cause : bœufs aux hormones, lutte contre les graisses... Le modèle californien est aujourd‘hui promu (basé sur les fruits, légumes, fromages et poissons ...).
Les USA sont dénoncés dans les PVD car leur agriculture subventionnée est impossible à concurrencer. La filière agroalimentaire représente 15% du PIB des Etats Unis.
c. Puissance monétaire, financière et commerciale
la suprématie du dollar
Cette puissance est compréhensible de deux manières : c’est la monnaie de réserve (garantie de la valeur de la monnaie, stock de dollars pour le papier monnaie), qui est présente dans les banques mondiales. C’est aussi la monnaie de commerce international. En 19è1, avec la fin du système de Bretton Woods, on entre dans un ère de fluctuation des monnaies et des changes, c’est la fin de la stabilité. Mais les USA savent bien jouer avec ces fluctuations : Le dollar faible face à l’Euro favorise l’exportation et rend plus chères les importations vers les USA.
La puissance financière
1ere puissance économique du monde avec 50% de la capitalisation boursière. A New York, Wall Street détermine le Dow Jones. D’autres bourses comme celle de Chicago sont plus spécialisées. Les USA sont au cœur des flux d’IDE, 1er exportateur de capitaux. Mais ils reçoivent encore plus de capitaux. Première destination mondiale de capitaux. Toute firme qui s’internationalise doit s’installer aux USA.
Expansion commerciale
Première puissance commerciale du monde. En 2002, les US = 14% du commerce mondial, 11% des exportations, 18% des importations. Le taux d ‘ouverture est de 9-10%. En Europe il est de 25%, pour 30% en France. Le marché intérieur est donc dominant, 90% de l’économie repose sur la consommation intérieure. Mais depuis 1971, la balance commerciale des USA est en déficit. 2003 : 490 milliards de déficit. Les exportations ne couvrent qu 60% des importations en valeur. Ø élément de fragilité
Les partenaires des uSA sont les suivants : L’ALENA en premier, puis l’Asie pacifique et enfin l’UE.
II. Quelle géographie de la puissance ? 1. 291 millions d’Etats Uniens
3e population mondiale en volume après la Chine et l’Inde
certaines caractéristiques : o entièrement façonnée par l’immigration (à 99%). o Vagues de flux migratoires o Population avec une relative vitalité démographique § Croissance encore forte § Différent de l’Europe ou le Japon
a. inégale répartition de la population
densité moyenne de 30 hab./km2 : faible par rapport à la France (108 hab./km2)
disproportion intérieur/périphéries
Le premier foyer de peuplement est le Nord Est : grands lacs, Mégalopolis (+ de 400 hab./km2 dans le New Jersey et 40% de la population.).
SE et Middle West > 50 hab./km2, sauf la Floride
Puis espaces faiblement peuplés : les rocheuses avec 10 hab./km2 et moins
Enfin, l’ouest Pacifique avec une population forte mais moins continue que vers New York.
Comment expliquer cette localisation de la population ?
facteurs historiques : 1eres colonisations dans le NE o fin de la colonisation dans la seconde partie du 19e siècle o Est > Ouest
Facteurs naturels o Atouts/contraintes du climat o Alaska ou Arizona ont un climat très rude, polire ou semi-désertique o La nature du climat joue beaucoup o Au contraire, la Floride ou la Californie sont attractives : héliocentrisme...
Facteurs économiques o NE très tôt industrialisé, 2e Révolution Industrielle o Manufactures, ports, industries lourdes, aciéries, automobiles o Les plaines centrales sont le grenier agricole des USA. L’agriculture très mécanisée demande peu de main d’œuvre. o Vers l’ouest, dans les rocheuses, ranching, pas besoin de bcp d’hommes. Mais pas d’agriculture non irriguée o Vieux sud (ou sud profond) : espace peu industrialisé. Avant agriculture de plantations. Au Texas, pétrole o Californie : ruée vers l’or en 1848, d’où décollage. Au XXe siècle agriculture irriguée. Fin 1942, base de nombreuses industries d’armement, puis Corée, Vietnam ... Cinéma, tourisme. Plus les USA se tournent vers le Japon, plus la Californie devient importante.
b. Les flux qui traduisent la mobilité de la population des USA
la population est très mobile : 1 américain sur 6 déménage chaque année (raisons professionnelles ...)
Le NE (manufacturing belt puis rusty belt) est répulsif car les industries anciennes localisées dans le NE ont disparu. Souvent quitté par les population blanches plus riches. La population y stagne ou recule. Mais depuis 2000, le NE redevient dynamique.
Dans la Sun Belt, il y a tourisme, industries high tech, arrivée de retraités ...
Un certain nombre d’industries du NE ont été délocalisées vers le sud, délocalisations internes. En effet, les salires sont moins élevés au sud et les salariés moins syndiqués. D’où renouveau du vieux sud. Par exemple à Atlanta, +50% de population en 20 ans.
c. Dynamisme démographique 1776 > 4 millions d’habitants 1990 > 249 millions 2004 > 291 millions d’habitants
En 14 ans, il y a eu 40 millions d’habitants en plus soit 17%. La croissance est donc plus forte qu’en Europe ou au Japon, pays économiquement comparables. Chaque année, il y a 1 million d’immigrés et une croissance naturelle de 0,5% par an. De plus, les migrants sont jeunes donc très féconds. La fécondité moyenne est de 2,1 enfants par femme. Il y a ne plus un phénomène de vieillissement, malgré une espérance de vie plus faible qu’en France ( 80 pour 84 pour les femmes et 74 pour 76 pour les hommes). Cette différence est liée au système de santé. Dans les 15 ans, les papy boomers représenteront ¼ de la population. Les USA ont une population conforme à celle des pays industrialisés : natalité faible et vie longue. Mais l’immigration y est importante et la croissance naturelle relativement haute
d. Composition de la population
On parle de composition ethnique. Quand un Etats Unien est recensé, il doit choisir une catégorie ethnique. Après 2000 on peut d’ailleurs se déclarer comme multi-éthnique. La population américaine est basée sur l’immigration, après 1620, les WASP ? Globalement, jusque dans les années 1970, l’immigration d’Europe était majoritaire, mais entre 1970 et 2000, ce furent les population d’Amérique Latine (latinos) et d’Asie qui furent les plus massives sur le plan quantitatif. Il y a moins de blancs non hispaniques, le pays est plus multiculturel. La part de WASP tend à diminuer ( moins de 70%). Les noirs passent à 12% mais la plus forte hausse est celle des hispaniques. Les noirs descendent des esclaves, et ce passé pèse sur la société américaine. On a récemment parlé d’un femme qui a refusé de céder sa place dans un bus dans les années 60.
« Melting pot » ou « salad bowl » ? Ce mythe a longtemps nourri une certaine littérature. Après 1980, on parle de Salad Bowl. Les populations ne fusionnent pas : modèle communautariste. Il y a des inégalités ethniques ou sociales.
Il y a sur représentation de certains groupes ethniques dans certaines zones. Les réserves indiennes sont pas exemple dans les zones montagneuses et délaissées. Le schéma global des viles est à l’inverse de ce qu’il est en France : les pauvres sont au centre ville et les classes plus aisées dans les banlieues. Il y a parfois des centres secondaires, dans les banlieues. Le modèle type de la banlieue américaine est la petite maison particulière avec leur petit jardin et le laitier qui pose son lait le matin ... Il y a concentration de la pauvreté dans les « inner cities », alors que les périphéries attirent les nouveaux emplois et la population aisée. Ø la métropolisation accentue le phénomène de ségrégation spatiale. Comme en Sardaigne pour les villages de vacance, il y a des communautés fermées, les « gated communauties », inaccessibles aux autres gens et gardées par des sociétés privées. Forme extrême de ségrégation. Mais de plus en plus, selon Cynthia Ghorra-Gobin, les noirs quittent les ghettos pour aller dans les banlieues aisées blanches. Mais 33% de la population noire vit dans la pauvreté. Les quartiers hispaniques sont plus homogènes et sélectifs, et les sociologues restent partagés sur leur intégration. En effet, les hispaniques restent ensemble pour raison culturelle... Les prisons sont un moyen privilégié d’avoir un œil sur l population US. En effet, la population noire est sur représentée dans les prisons. C’est un moyen de gérer la pauvreté et le chômage. Il y a selon L. Wacquant une activité policière sélective. Depuis 15 ans, on essaie de re dynamiser les centres villes, c’est la « gentryfication ». Des quartiers entiers sont rasés pour attirer des nouveaux riches. Souvent les pauvres sont chassés, rien que par le prix des loyers.
e. Un réseau urbain déséquilibré
La population américaine est une des plus urbanisées au monde avec 80% de la population dans les villes. A titre de comparaison, il y en avait 63% en 1960. 247 agglomérations ont plus de 100000 habitants. 40, totalisant 125 millions d’habitants, ont plus de 1 million d’habitants. Ces villes représentent 2/3 de la population urbaine et la moitié de la population totale. Ce sont les grandes agglomérations qui ont connu la croissance la plus forte. On parle de métropolisation. Mais le chiffre de 80% ne prend pas en compte toutes les diversités : les hauts plateaux et le vieux sud ont un taux moyen de 50%. IL est encore inférieur en Virginie Occidentale. Dans le Nord Est, il atteint 100% ( maximum comptabilisé dans le New Jersay ). En Californie, il est de l’ordre de 92,5% et 70% de la population est groupée dans les deux villes de Los Angeles (14 m) et San Francisco (6 millions d’habitants). De même au Texas, 47% de la population est massée dans le deux villes de Dallas (4 m hab.) et Houston (3,7 m hab.).
A l’image de la répartition de la population, les grandes agglomérations sont principalement disposées en périphérie du territoire sur les façades maritimes et les rives des rands lacs. Il y a trois grands pôles autour de New York, Chicago et Los Angeles.
Le premier est la mégalopolis (ou Boswash), un espace de 750 kilomètres pratiquement urbanisées sans discontinuités, regroupant 50 millions de personnes. C’est un centre de commandement. En effet, il regroupe le pouvoir politique (Washington), le pouvoir économique et financier (Wall Street), les grandes banques, sièges sociaux. C’est aussi un centre culturel (universités, presse, musée, opéras, théâtres, ainsi que des organes internationaux aussi symboliques que l’ONU.
La seconde concentration se trouve autour des grands lacs. Elle est plus discontinue et comprend Chicago, Detroit, Cleveland, Buffalo et une partie de Pittsburgh. Le poids décisionnel est moindre et la crise industrielle a réduit son poids économique.
La troisième concentration se situe en Californie, autour de San Francisco, Los Angeles et San Diego. Son importance est inférieure à celle de la Mégalopolis mais elle s’affirme dans le cadre des relations grandissantes avec l’aire pacifique. Se situent aussi dans cette zone quelques grandes firmes de la 3e RI.
Il y a dans le Sud Est quelques grandes agglomérations comme Dallas, Houston, Miami, Tampa et Atlanta. A l’intérieur, les grandes agglomérations sont plus rares, on peut citer Saint-Louis, Minneapolis, Denver, Salt Lake City, Kansas City, ... Leur présence est liée au sous-sol (ressources) mais surtout à leur position sur un grand axe de circulation. Elles servent en effet de métropoles régionales et de villes relais. Mais ces grands ensembles sont d’un dynamisme variable. Certaines villes perdent des habitants, surtout celles de l’industrial Belt qui est actuellement qualifiée de rusty belt car la crise des industries traditionnelles, notamment de la sidérurgie et de la mécanique est passée par là. Denver par exemple a perdu 2,5% de ses habitants depuis 1970. D’autres villes en perdent comme Pittsburgh, Cleveland, Buffalo. En dehors de cette ceinture, citer La Nouvelle Orléans. Des villes de cette ceinture ont une croissance faible. C’est le cas de villes qui ont des activités industrielles plus diversifiées et qui disposent d’activités tertiaires élaborées. Les villes de la Sun belt au contraire ont une croissance forte, comme Tampa-Orlando, en Floride, ou Dallas au Texas ou Phœnix en Arizona. Les villes de Sacramento et de San Diego sont des prolongements de San Francisco et de Los Angeles qui connaissent une forte croissance. Il y a de nombreuses explications :
l’héliotropisme qui attire jeunes actifs et retraités
immigration hispanique et asiatique
présence de nombreuses technologies de pointe qui résistent à la crise (aéronautique, informatique ...).
Activités liées au tourisme
Echanges avec l’aire pacifique (Japon et dragons)
Délocalisations industrielles et renouveau du vieux sud (Atlanta)
Activités liées au pétrole (Dallas ou Houston)
Quelques caractéristiques de l’urbanisme nord-américain : A la différence de l’Europe ou de l’Asie, c’est un phénomène récent, il n’y a donc pas dans les villes de vieux centres historiques, sauf boston ou Philadelphie qui datent du XVIIe siècle. Plan géométrique la plupart du temps, les rues se coupent à angle droit. Elles n’ont souvent pas de nom mais des numéros. Exceptions : Lombard Street à San Francisco ou Brodway à New York. Grande capacité d’évo