» HISTOIRE » XXe siècle » La guerre froide » Les arsenaux et les stratégies en Europe
 
PAO

 

Les arsenaux et les stratégies en Europe

 

Armées et arsenaux en Europe

L’Europe est un point stratégique du globe. La guerre nucléaire est la pire des probabilités possibles. Mais « l’équilibre stratégique militaire et nucléaire » permettra probablement d’éviter une guerre qui entraînera la destruction du monde. Mais l’histoire nous a prouvé qu’une telle éventualité est néanmoins possible. On a déjà frôlé la guerre durant les crises de Berlin et de Cuba. Une escalade, plus ou moins accidentelle, aurait pu dégénérer en conflit généralisé. Et l’Europe fut le théâtre central de la compétition Est/Ouest, c’est pourquoi, les plus puissantes concentrations forces militaires au monde s’y trouvaient. En cas de guerre, l’Europe aurait été l’objectif stratégique principal des deux armées. Pour la Russie, le grand risque c’est l’invasion. L’Europe est une menace majeure et les conquêtes de 1945 ne sont que l’aboutissement d’une politique de sécurité. Quant aux USA, malgré leur position isolationniste, ils sont intervenus par deux fois en Europe pour éviter que ce continent ne soit occupé par une force militaire unique. Rien alors d’étonnant au contexte de la guerre froide.

ORIGINE DES ALLIANCES Les deux grandes alliances sont des conséquences de la guerre mondiale. Les relations entre les deux blocs sont tendues, d’où l’appellation de guerre froide. L’expression « rideau de fer », de Churchill en 1946 désigne la ligne de partage. En 1948, avec le coup de Prague et le blocus de Berlin, on peut penser que l’URSS voudrait encore déplacer ce rideau de fer. Cette hypothèse est confirmée par le fait que l’union soviétique ne démobilise pas après la guerre.

Origines de l’OTAN Pour parer à cette menace, les USA, soutenus par le Royaume Uni, donnaient naissance à l’alliance Atlantique Nord. Le traité sera signé en avril 1949 à Washington, tournant dans la politique des USA face au monde. Pour la première fois depuis 1778, du moins en temps de paix, les USA entrent dans un système d’alliance hors de leur territoire. Cette alliance, où les USA soutiendraient l’effort de défense entrepris par la France et la Grande Bretagne, devait, pensait-on, dissuader l’URSS d’une guerre et rassurer l’opinion européenne. Mais en 1949, les Soviétiques firent exploser la bombe atomique et en 1950, les communistes du nord envahissaient la Corée du Sud. On craignait alors une reprise de l’expansion soviétique. Les occidentaux réorganisèrent alors leur alliance en la dotant d’une vraie organisation militaire intégrée. Suite à un vif débat politique, les USA envoyèrent des renforts en Allemagne. La force intégrée alliée est commandée par un général Américain de prestige, Dwight Eisenhower. Il est chargé d’assurer les fonctions de SACEUR, commandement suprême allié en Europe. Le fait que ce poste est occupé par un américain rassure les européens quant à la participation américaine à la guerre et à la sécurité collective en Europe. Pour aider SACEUR, d’autres organismes ont été mis en place pour la planification stratégique, et l’élaboration d’une structure de commandement opérationnel. Au début, l’OTAN n’a que très peu d’unités, de plus équipées d’un matériel vétuste ( reste de la guerre ). En 1949, les 12 pays fondateurs de l’OTAN n’ont que 20 divisions mal équipées et moins de 1000 avions, souvent datant de la guerre. Les 20 aérodromes ne peuvent pas recevoir d’avions à réaction et sont placés dans des zones vulnérables. La majorité des forces OTANsont en Allemagne mais servent de force d’occupation et de police. La question de réarmement de l’Allemagne est controversée. Mais le risque que représente les forces Russes placées en Europe de l’Est pousse les alliés à accepter la RFA comme 15e membre de l’Otan en 1955. La Grèce et la Turquie ont adhéré en 1952, et l’Espagne en 1981, au terme également d’un débat.

Origine du Pacte de Varsovie Avant de créer un système comparable à l’OTAN, l’URSS a créé des liens avec les démocraties d’Europe Orientale grâce à des traités. C’est le réarmement allemand qui sert de prétexte. Le pacte de Varsovie est signé en mai 1955, réponse au traité de Washington de 1949. Il serait d’ailleurs dissous si l’OTAN était démantelé (article 11). Ce « traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle », est prévu pour durer 20 ans. Mais il sera prolongé en 1975 et en 1985. Il regroupe 7 grands états (URSS, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Hongrie, Roumanie, RDA et Pologne. L’Albanie s’est retirée en 1961. Mais en réalité, l’URSS est le membre dominant, politiquement, idéologiquement et militairement. Le pacte est d’ailleurs assez fictif car sa structure militaire a été mise en place avant sa ratification. Il légalise d’ailleurs aussi la présence soviétique en RDA, Pologne et Hongrie. L’exemple du printemps de Prague, où les soviétiques sont intervenus avec 4 autres Etats du Pacte, montre l’efficacité de sa structure politique et le rôle de gendarme exercé dans les différents pays. En 1968, un pacte autorise l’URSS à maintenir une troupe de façon permanente en Tchécoslovaquie. Elle y déploiera quelques unes de ses meilleures troupes. Le pacte facilite le déploiement des troupes soviétiques pour organiser sa défense et menacer l’Europe de l’ouest, tout en obtenant le soutient des pays de l’Est. Mais en réalité, les pays du pacte sont parfois réticents à soutenir l’important effort militaire que l’URSS exige d’eux. Il refusent parfois de participer à des manœuvres, ou refusent un soutient diplomatique inconditionnel. La Roumanie est très récalcitrante mais a la chance d’être stratégiquement moins importante que la Pologne par exemple. Fers de lances de la défense de l’URSS, ils ressentent de façon très importante la tutelle soviétique, plus que les autres pays. Leur « attitude dépendrait sans doute largement de la tournure e la crise Est/Ouest »...

D’un point de vue stratégique, la défaite de l’Allemagne et la division de l’Europe modifie l’équilibre de forces. Elle laisse une Europe politiquement fragmentée face à une URSS unifiée par le communisme soviétique. L’Europe de l’Ouest est vulnérable tant à une attaque frontale sur les pleines d’Europe du Nord qu’à une attaque sur les flancs méditerranées et scandinaves. Les Etats Unis peuvent apporter leur soutient grâce aux forces disposées en Europe et à la projection de renforts. Mais c’est sans compter avec la puissante marine soviétique. Voir plus tard.

EFFECTIFS

Armes nucléaires tactiques Les premières armes nucléaires tactiques, armes d’appui de l’infanterie, sont arrivées en Europe en 1953 grâce à l’armée américaine. Il résulte de l’avance technologique du front occidental, qui lui donneraient un avantage certain en cas de guerre. Mais L’URSS a développé des systèmes d’armes identiques avec un avantage certain. La première de ces armes était un obus de 280 mm tiré par un canon spécial très encombrant. Les munitions ont ensuite été adaptées sur des canons de 155 et de 203. Plus récemment, es charges ont été adaptées sur des missiles balistiques ou de croisières, lancés d’avions ou depuis le sol. Il existe d’ailleurs aussi des mines nucléaires terrestres qui ont été supprimées de l’arsenal occidental en 1984. Les missiles de théâtre à portée intermédiaire, tels les SS20 soviétiques ou les Pershing américains peuvent emporter des têtes multiples sur des objectifs distincts. Ce sont des missiles MIRVés.

OTAN Portée intermédiaire 572 missiles et 150 avions Moyenne portée 170 missiles et 540 avions Courte portée 1100 canons et 100 missiles

Pacte de Varsovie Portée intermédiaire 467 missiles et 320 avions Moyenne portée 650 missiles et 3000 avions Courte portée 900 canons et 700 missiles

Effectifs comparés Les chiffres suivants sont les données « traditionnelles » de la puissance nucléaire. Il s’agit des effectifs, le nombre de divisions ... Mais il faut aussi prendre en compte la puissance des matériels. Souvent, dans les armées du Pacte, les anciens matériels restent en service, d’où un nombre important de matériels. Mais, le Pacte a des matériels au moins aussi puissants que ceux de l’OTAN (derniers modèles). A vois la disposition générale des forces, les flancs de l’OTAN sont très isolés (géographie fragmentée). Le front soviétique est au contraire très profond et en contact avec tous les fronts

OTAN (Ensemble des forces disponibles) Effectif militaire : 4,5 millions Divisions : 115 Chars de bataille (90mmet plus) : 17730 Lanceurs AC : 19170 Artillerie (100 mm et plus + lance roquettes) : 14700 Véhicules d’infanterie : 39580 Hélicoptères d’attaque : 900 Hélicoptères divers : 6000

PDV Effectif militaire : 6 millions Divisions : 192 Chars de bataille (90mmet plus) : 46230 Lanceurs AC : 35400 Artillerie (100 mm et plus + lance roquettes) : 38800 Véhicules d’infanterie : 94800 Hélicoptères d’attaque : 1175 Hélicoptères divers : 1375

Qualité des matériels Il existe trois types d’unités. Certaines divisions sont maintenues à un haut niveau opérationnel, pendant que d’autres n’ont que des matériels vétustes et un équipement partiel. La production de matériels modernes du pacte est bien plus importante que celle de l’OTAN. Les soviétiques disposent donc de beaucoup plus de matériel moderne.

Statistiques : OTAN Chars : 1045 par mois Autres blindés : 1750 Artillerie : 360 Chasseurs ou intercepteurs : 30 Combat tactique : 700 Hélicoptères d’assaut : 160

PDV Chars : 2785 par mois Autres blindés : 5540 Artillerie : 2950 Chasseurs ou intercepteurs : 220 Combat tactique : 780 Hélicoptères d’assaut : 190

Dans le décompte global des forces des deux alliances, le Pacte dispose d’un record absolu d’armes modernes. Il est clair que l’effort allié repose surtout sur les avions. Le nombre d’intercepteurs russe est impressionnant, c’est une manière de se protéger des bombardements stratégiques. Ce chois correspond à la doctrine soviétique de défense stratégique.

LA DEFENSE DE L’EUROPE La doctrine de l’OTAN considère que l’attaque d’un des membres correspond à une attaque contre tous les membres. Mais l’engagement militaire n’est pas automatique puisque chaque pays a le choix des moyens à adopter. Le PDV peut donc chercher à diviser les pays européens de l’intérieur afin d’obtenir leur neutralité.

Le front centre Le front central est la ligne de contact Est/Ouest, situé sur la frontière interallemande. C’est le cœur du problème de la défense stratégique de l’Europe. L’Allemagne de l’ouest, prise en sandwich entre les deux grandes puissances et surtout les plaines du nord, constituent un axe de pénétration privilégié pour une invasion en direction de l’Ouest ou de l’Est. En effet, les plaines constituent un terrain parfait pour l’avance rapide des chars, fers de lance de l’armée moderne. En revanche, le taux d’urbanisation élevé compliquerait leur évolution. On trouve sur cette frontière la plus grande concentration de troupes aéroterrestres jamais rassemblée. Du côté du pacte, on retrouve 19 divisions de première catégorie en Allemagne, 2 en Pologne, et 5 qui sont entrées en Tchécoslovaquie en 1968 et ne sont jamais reparties. On peut ajouter 6 divisions est-allemandes, 15 Polonaises, et 10 Tchécoslovaques. Enfin, 38 divisions sont stationnées en Russie occidentale, en arrière du front central. En face, l’OTAN dispose de 20 divisions opérationnelles en Allemagne de l’Ouest, plus les 3 divisions françaises de la Ier armée stationnées à Baden Baden. Ce sont 3 divisions qui montrent la bonne volonté des Français. De plus, 6 brigades de réserves Ouest-allemandes serviront de renfort immédiat, appuyées par les forces Belges et hollandaises. Reste à savoir si elles auraient pu arriver à temps. Les avions sont omniprésents puisque l’OTAN aligne 3000 appareils contre 7000 pour les forces du pacte. Ce formidable rassemblement de troupes montre bien l’importance de ce front. Paradoxalement, c’est la région la plus dangereuse pour le pacte car les dispositifs de l’OTAN y sont très développés. De plus, la France et la Grande Bretagne sont des puissances nucléaires. Il est impossible d’ignorer la menace que cela représente. L’urbanisation a changé la donne, puisque on en sait comment se déroulera une bataille de grand envergure dans ces conditions. En cas de guerre conventionnelle, ce front est plus difficile à conquérir qu’il n’y paraît. Plus d’une armée s’y est cassée les doigts. Mais surtout, l’URSS devrait prendre en compte ce que Hitler avait négligé : l’Angleterre. La guerre ne s’arrêterait pas à la Manche. Certes, l‘aviation soviétique pourrait bombarder le pays mais l’affrontement serait prolongé et pourrait mener à l’escalade nucléaire. Les richesses de l’Allemagne de l’Ouest couvrent une ligne allant de 200 à 300 kilomètres derrière la ligne de contact. La manche est assez proche. Les points de pénétration évidents sont le corridor de Hof, la trouée de Fulda et les plaines du Nord. La Weser constituerait sûrement une position avancée mais il serait difficile de temporiser en lâchant du terrain. En effet, le terrain sur lequel les armées auraient à manœuvrer est étroit et il faudrait, du fait de la densité, sacrifier le peuple Allemand...

Troupes comparées disponibles sur les différents fronts Voir annexes

Le Front centre Le front central est très important car il sert aussi de pivot avec les fronts Nord et Sud. Si le front central tombait, la situation serait intenable. La Norvège et le Danemark sont flanqués par l’Allemagne du Nord et le Royaume Uni, avec l’Islande comme base arrière. Ces pays sont politiquement stables même si gagnés par les courants pacifistes et neutralistes. La Finlande et la Norvège sont neutres. Du fait des courants neutralistes, les deux pays ont refusé l’implantation permanente de troupes alliées et d’armes nucléaires en temps de paix. De plus, la faible densité oblige ces pays à compter sur des réserves et une mobilisation rapide. Le front nord est surtout important à cause des forces navales russes basées notamment à Mourmansk. Mais pour pouvoir agir, les sous-marins soviétiques doivent franchir le passage Groenland/Islande/Grande Bretagne. L’OTAN a aussi besoin de franchir cette ligne pour porter la guerre au nord du territoire Russe. Ainsi, le flanc Nord est important en cas de bataille sur le front central. Si l’URSS prend la Norvège, il aura un avantage certain dans la bataille de l’Atlantique. De plus, l’aviation Russe pourra menacer l’OTAN. De plus, les Russes pourraient menacer les renforts américains qui seraient acheminés vers l’Europe et notamment les porte avions. Enfin, les Russes pourraient menacer la base arrière du front centre, la Grande Bretagne. Le contrôle du Danemark permettrait aux Ruses de laisser passer dans l’Atlantique la Flotte de la Baltique.

L’URSS a plusieurs solutions pour prendre la péninsule Scandinave. Au nord, prendre Tromso avec des forces amphibies, lancer une attaque directe par la frontière entre la Finlande et la Norvège, violer la neutralité de la Suède pour aller directement sur les base de norvège. Au Sud, il faut lancer les forces du pacte sur la Norvège par un assaut amphibie, puis sur la Suède et les îles danoises pour contrôler le détroit et prendre les zones les plus peuplées de Norvège. Les forces Russe sont beaucoup plus nombreuses que celles de la Norvège ou du Danemark (Les Russe disposent de 10 divisions, de jusqu’à 1800 chars et 225 avions, 2400 canons et une brigade d’infanterie navale), puisque ces pays refusent le stationnement de forces alliées. Leur armée est insuffisante même si moderne. Le tout repose donc pour l’OTAN sur le temps qu’il faudra pour acheminer des renforts. Il existe des brigades amphibies américaines, canadiennes et britanniques qui s’entraînent à cette mission. Cet entraînement est primordial car le terrain est dur et le temps aussi. Récemment, l’OTAN a décidé de placer des équipements en Norvège. En effet, le pré positionnement facilite l’acheminement de renforts. Mais ce pré positionnement risque de renseigner les Soviétiques sur les stratégies alliées. Le refus de laisser placer sur leur sol des armes nucléaires résulte d’une tentative de prolonger la zone tampon neutre que représente la Suède et la Finlande. En effet, si l’URSS essayait de faire une « offensive de paix » sur les pays scandinaves, la Norvège et le Danemark augmenteraient leur participation à l’OTAN.

Le flanc Sud Le flanc Sud est centré sur la Méditerranée, mais comme le flanc Nord, les forces OTAN disponibles sont très insuffisantes. Mais les pays du Sud qui participent à l’OTAN sont peu stables. En effet, sur le plan politique comme géographique, la Grèce et la Turquie s’opposent sur plusieurs points. Par exemple, le problème cypriote, les eaux territoriales, le pétrole de la mer Egée, la militarisation des îles Grecques ... Le front sud de l’OTAN est donc fragmenté, car ils n’ont pas la volonté politique de travailler ensemble. Seule la VIe flotte constitue une manifestation de la puissance américaine. Mais elle dépend beaucoup des facilités portuaires qui lui concèdent les autres pays européens. Les bases américaines en Grèce et Espagne, alliés très récents et incertains, ne sont maintenues que grâce à des marchandages. D’ailleurs, la Grèce à, comme la France, quitté l’OTAN en 1974, pour la réintégrer en 1980. Le problème s’aggrava dans les années 70, à cause de la crise gréco-turque sur Chypre, et du choc pétrolier de 1973. Les troubles s’aggravèrent avec l’influence grandissante de l’URSS en Afrique du Nord. De plus, les pays méditerranéens membres de l’OTAN ne suivirent pas la politique américaine au proche orient alors que les évènements qui se ont produits autour de la Turquie (guerre Iran/Irak, Afghanistan ...) augmentent encore sa valeur stratégique. La Turquie est la clé de voûte de la politique américaine de Containment de la poussée soviétique au Moyen Orient. Mais ce pays redoute que les USA ne se servent de la Turquie comme d’une base avancée pour menacer l’URSS. Les forces soviétiques pouvant intervenir sur ce front atteignent 71 divisions, 15200 chars, 2000 avions. De plus, ils peuvent compter sur 24 sous-marins, 66 navires de combat et 80 bombardiers basés au sol.

 
Publié le samedi 29 avril 2006

 
 
 
Les autres articles de cette rubrique :
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
 
Publié le samedi 29 avril 2006 par Administrateur
Mis à jour le dimanche 20 août 2006
 
Accueil     |    Espace rédacteurs
  Mis à jour le lundi 12 mai 2008 

phpMyVisites | Open source web analytics phpMyVisites