
La conquête de Malte 9-12 juin 1798
C’est le 19 mai 1798 que commença la campagne d’Egypte. La flotte de l’amiral Brueys (13 navires de ligne, 15 frégates, quelques dizaines de corvettes et une centaine de navires de transport) quitta alors Toulon. La crainte de l’amiral français était une confrontation avec les Anglais, qui auraient pu malmener l’expédition. Heureusement, ce contact n’arriva pas tout de suite. Les Anglais, voyant que les français préparaient une invasion à partir de plusieurs ports comme Toulon , Marseille ou Gènes, pensèrent à une invasion de l’Angleterre et concentrèrent leurs forces dans la Manche et à Gibraltar. Les Français ont ainsi pu aller à Malte sans risques. Cette position est en effet stratégique car au centre de la Méditerranée. Le 9 juin, après 3 semaines de traversée, la flotte française arriva à La Valette, capitale de l’île. Cette dernière était sous le contrôle des Chevaliers de l’ordre de Malte et le « Maître » de l’ordre se vit poser un ultimatum par Bonaparte. En effet, les Français devaient se ravitailler en eau. Mais le Maître répondit par la négative au nom du principe selon lequel eux navires au maximum pouvaient entrer dans le port. Il fallait donc passer par les armes... Un détachement, soutenu par l’artillerie française, débarqua sur la petite île de Gozo et la prit d’assaut. Le 10, la garnison de La Valette tenta une sortie qui échoua. La ville, malgré ses puissantes fortifications, capitula le 12 juin. Bonaparte s’empara d’une position capitale. En effet, elle donnerait aux Français une position relais qui gênerait les Anglais. Il y laissera 3000 hommes avant de reprendre la mer. Le 17 juin, l’expédition entrera dans la phase décisive.