Le monde d’hier à aujourd’hui

Une seconde phase

jeudi 2 juillet 2009 par G. Sevin

LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE SECONDE PHASE

I. La bataille des Western Approaches (juin 1940-mars 1941)

Cette bataille commença après l’occupation des ports français en juillet 1940. Elle vit une action combinée de la Luftwaffe et des U-Bootes. Se rappelant du la situation d’asphyxie de 1917, les anglais voulaient à tout pris éviter d’eux le péril des SM. Le chef des WA, l’amiral sir Dunbar-Nasmith avait son QG à Plymouth, assez loin des ports d’arrivée des convois. C’est pourquoi, il le déplaça en février 1941 à Liverpool. Il sera remplacé le 17 février par l’amiral sir Percy Noble. Aussitôt il rencontrait l’Ait Vice Marshal JM Robb qui commandait le 15e groupe du Coastal Command et l’Air Vice Marshal GR Bromet, qui commandait le 19e groupe. Dans les sous sols du Derby House, à Liverpool, le Submarine Tracking Room était à la tête des convois et de leur organisation. Cette salle est reliée au PC du Coastal Command. Dans une autre salle, on localisait les convois et les U-Bootes. Le 4 décembre 1940, le Coastal Command passa à la RAF. La grande question était d’avoir assez d’avions à longue portée pour couvrir les convois. Au départ, les convois étaient accompagnés jusqu’à 300 nautiques à l’ouest de l’Irlande. En octobre, la limite passe à 400 nautiques. Mais c’est en avril 1941 que la zone de défense fut la plus étendue. Au départ le CC ne disposait que de 200 appareils de plusieurs types. Début 1941 apparaissait les Beaufighter, armés de 4 canons de 20. Les bombes larguées par avion étaient inefficaces contre les SM, elles explosaient au contact de l’eau. Mais bientôt elles seront remplacées par des charges profondes. Grâce à la marine canadienne, le nombre d’escorteurs augmenta. De plus, en mai 1941, la Navy américaine donna aux anglais 50 vieux destroyers de la WWI. Les USA louèrent également des bases aux anglais Le nombre de bâtiments équipés d’asdics augmenta aussi. Il passa de 265 en septembre 1939 à 600 en juin 1940. Pendant ce temps, les anglais minèrent les alentours des bases allemandes. Mais cette solution se révéla inefficace . De plus en plus de canons AA Bofors équipaient les navires tandis que les sous mariniers devenaient audacieux, profitant de leur expérience.

II. La fin des 4 « as »

Donitz constatait jour après jour avec satisfaction que ses SM coulaient plus que ce qu’ils devaient. Puis il ordonna à ses U-Bootes de remonter vers le Nord, où Kretschmer avait rencontré beaucoup de convois. Après sa sixième patrouille au large de l’Irlande, où il coula le croiseur auxiliaire Forfar (2 décembre) et le pétrolier Conch (déjà endommagé par une torpille du Prien), puis deux autres navires, deux jours plus tard, l’U99 retourna à Lorient le 13 décembre. Kretschmer passa les fêtes de fin d’année en famille. Il repartit avec son SM remis à neuf le 22 février 1941 pour rejoindre Rockall. Puis, le 6 mars, il rejoint L’U47 de Prien, toujours sur ordre du QG. C’est alors que deux destroyers les grenadent, heureusement sans effet, en effet, ils ont eu le temps de plonger. Le 7, ils attaquent un convoi avec l’U99, l’U47, l’U70 (Matz) l’U100 (Schepke) et l’U95 (Schreiber). Prien endommage le navire usine Terje Viken avec deux torpilles, qui est achevé par Kretschmer. Ce dernier coule en plus le pétrolier l’Athelbeach. Puis le jour venu, alors qu’il allait couler deux navires avariés, Kretschmer fut surpris par un destroyer et fut contraint à fuir. Il se séparait alors de l’U47. Puis, l’U47 émit un dernier message avant d’être coulé par le Wolverine. On apprit aussi que l’U70 fut également coulé.

Le 16, L’U99 reçut un message de Lemp, localisant un grand convoi. Il fut aussi capté par Schepke. Ils trouvèrent le HX 112 avec 41 navires marchands, 5 destroyers et 2 corvettes. L’U99 se faufile au centre du convoi et attend le crépuscule... Il se laisse dépasser puis suit le convoi. Puis, en surface, il attaque 7 fois, coule le Ferm puis découvert, il plonge, avant l’arrivée des escorteurs. Puis, il remonte le convoi et cherche une autre cible, un pétrolier de préférence. Il coule le Venetia, puis le Beduin. Pour finir, il se met à aligner le Franche Compté, et le brise en deux. Bientôt il entend les tirs des autres SM, mais Kretschmer est le grand vainqueur.

N’ayant plus qu’une seule torpille, il retourne vers Lorient. Mais il est rattrapé par des destroyers qui lancent des charges profondes. Touché il coule puis remonte. Les canons du Walker l’attendent... Soudain, le Vanoc rencontre l’U100 de Schepke et le coule. Pendant ce temps, l’U99 remonte, on saborde le navire , on lance un dernier appel radio. La Walker tire puis capture les prisonniers.

Avec la fin de ces quatre as, c’est la fin des attaques en solitaire et la fin de la bataille des Western Approaches. La bataille entre dans sa phase organisée et n’en sera que plus meurtrière.

III. Le début de la vrai bataille de l’Atlantique

En février 1941, la situation des anglais empirait. En effet, en janvier, 57 navires furent coulé, puis 100 en février et mars s ‘annonçait pire. Souvent les navires étaient les traînards des convis ou des solitaires. Goering pouvait être fier de ses appareils, ils avaient coulé 20 navires en janvier et 27 en février, à partir des bases de Bordeaux et de Stavanger, ayant pour but le nord de l’Irlande. En février, les anglais furent obligés d’employer plusieurs escadrilles à l recherche des cuirassés Hipper, Scharnhorst et Greisenau. Le Submarine Tracking Room supervisait le tout. Winston Churchill était très conscient de ce qui allait se passer. « La bataille de l’Atlantique a commencé » Selon ses ordres, les forces anglaises devaient attaquer les SM allemands et les Focke Wulf dans leurs bases ainsi que dans l’air ou dans l’Atlantique. Il faut aussi équiper les navires de catapultes à chasseurs. Enfin, il faut utiliser les navires offerts par les américains, en profitant de la plus grande durée du jour. Le problème était aussi les navires endommagés. En effet, pour les réparer, on ne peut en construire des plus modernes. Il fallait armer les navires civils, et construire à rythme accru. Il faut user de la propagande à ces fins. Pour Churchill, il faut augmenter le nombre d’avions qui doivent harceler les SM allemands et les Focke Wulf. Encore une fois, Churchill insistait pour équiper les navires de catapultes. Une autre solution était les porte avions. Mais pas assez de navires étaient équipés de catapultes.

Des navires furent équipés de ponts de lancement. Ce furent les Fighter Catapult ships, tels les Maplin, Springbank, Ariguani et Pegasus. Les fortunes furent diverses. Un Hurricane du Maplin devait détruire un Fwulf, mais le Springbank, comme deux navires du convoi HG73, sera coulé par l’U201 (Schnee) le 27 septembre 1941. Mais c’était encore trop peu pour protéger tous les convois. On équipa donc encore 50 navires de catapultes, avec un ou deux avions de chasse, ce seront les Catapult Aircraft Merchantmen. Les CAM restaient civils alors que les FCS étaient militaires. La RAF fournit 60 Hurricane et leurs équipages.

Mais ils savaient q’ils devaient se poser sur mer et donc se parachuter le plus près possible d’un escorteur. Les escorteurs furent mieux armés, ils reçurent 14 grenades, légères ou lourdes avec un effet destructeur sur 80 mètres ! En décembre 1941 entra en service le hedgehog ou hérisson, grenades qui explosaient ai contact du SM. Les attaques en surface avaient rendu inefficace les asdics, et la fusée n’éclairait pas une zone assez grande. C’est pourquoi arriva en avril 1941 le snow flake, qui éclairait jusqu’à 1000 mètres pendant 40 secondes. Les projecteurs des avions étaient inefficaces car le SM plongeait à sa vue, avant qu’il ne soit repéré par ce dernier. C’est pourquoi on inventa un projeteur qui s’allumait brusquement et qui était couplé à un radar. Grâce à ces Leigh Light, les pertes en SM ont brusquement augmenté.

On équipa aussi les navires des mêmes radars qui ont servi pendant la bataille d’Angleterre. En avril 1941, la majorité des équipages des Western Approaches en étaient équipés.

Un autre paragraphe important est consacré à l’entraînement des équipages. En effet, il fallait être initié à toutes ces nouvelles armes et contre mesures. Une nouvelle marine britannique était en cours de formation. Il fallait s’adapter maintenant au rythme lent des convois, qui pouvaient se disperser à cause du temps, puis se rallier à nouveau. Mais une question se posait : comment devait on attaquer les U-Bootes, fallait il rester auprès des convois ou les suivre. Le problème se posera par la suite avec les meutes. Il fallait trouver des hommes pour entraîner les équipages à cette guerre.

Après le massacre de Mers el-Kébir, les forces navales françaises libres (FNFL) participèrent à la lutte, menant la vie dure aux U-Bootes et subissant de lourdes pertes

Ainsi, la machine de guerre alliée se mettait-elle lentement en route.

IV. La machine Enigma

Le lieutenant Lemp, après l’U30, reçut l’U110. Il était de ces as allemands. Le 10 mai, Lemp coula un navire mais fut grenadé par un destroyer d’escorte. Il fit surface, et le SM fut évacué. Les anglais le fouillèrent malgré les charges de sabordage, et découvrirent les cartes, livres de bord et une curieuse machine. Lemp ne fut jamais retrouvé alors que l’équipage fut capturé. Les équipages furent mis au secret e les hommes récompensés durent jurer de ne pas dire pourquoi. Beaucoup de SM seront coulés et Donitz dut changer les codes.

V. Fin 1941 dans l’Atlantique

Depuis sa base de Kernével, Donitz supervisait la guerre des U-Bootes. On faisait des statistiques et cherchait chaque point faible du dispositif. On notait chaque victoire et chaque SM détruit. La tactique ne changera pas jusqu’à la fin de la guerre. Les rapports de Donitz étaient envoyés par avion à Berlin. Donitz n’aimait pas la mer Méditerranée, qui était trop fermée. Pour lui il faut se limiter à l’Atlantique pour ne pas faire diminuer le régime des destructions. Il n’y avait plus de misions secondaires, météo, protection des croiseurs auxiliaires ... Alors que Hitler voulait des SM en Norvège pour éviter les débarquements alliés, Donitz voulait envoyer le plus d’unités possibles en Amérique, où le gibier était nombreux. De même, selon Donitz, les missions contre le ravitaillement en URSS était secondaire, et les résultats seraient supérieurs dans l’Atlantique.

VI. Les combats

Donitz pouvait compter sur des officiers expérimentés. Le 5 août 1941, l’U74 et l’U372 coulaient 5 navires du SL81 (Sydney, Nouvelle-Écosse), au nord de l’Irlande. L’OG 71 était attaqué entre les 19 et 23 août par l’U201, l’U564 et perdit 7 navires. La corvette Zinnia fut en outre détruite. L’U81, l’U432, l’U6(é, l’U8(, kl’U82, l’U202 et l’U84 du 8 au 16 septembre coulèrent 16 navires du SC42 à l’est du Groenland. Continuant sa patrouille l’U74 aidé de l’U552 attaqua le SC44 le 20 septembre et coulèrent 6 navires. Entre le 15 et le 18 septembre, le convoi SC48 perdit 10 navires de commerce, plus la corvette Gladiolus et le destroyer Broadwater. Puis, l’U568 toucha le destroyer américain Kearny. Bientôt, voulant frapper un grand coup en Sierra Leone, Donitz envoya en Afrique, en septembre, plusieurs U-Bootes commandés par ses meilleurs lieutenants. En juin, en effet, l’U107 et l’U103 y avaient eu des succès. Hessler (U 107) y retourna avec l’U68, l’U67 et l’U103 et y coulèrent 8 navires. L’U69 mouilla des mines, en plus de ses torpillages, devant Lagos et Takoradi. A cause de ces dégâts, les ports furent momentanément fermés. Pendant ce temps, l’U452 et l’U124 coulèrent 5 navires dans le golfe de Gascogne. Fin août, le 25,l’U452 fut coulé et l’U570 fut capturé et devins le HMS Graph.

VII. L’attaque du HG 76

L’attaque du HG 76 qui allait de Gibraltar à Liverpool dura du 14 au 27 décembre 1941 et vit l’engagement de la Luftwaffe et des U-Bootes.

a. Premières attaques dès le départ à Gibraltar

32 navires de commerce étaient venus à Gibraltar tandis que les SM allemands patrouillaient en attendant leur sortie. Le 14 décembre, le convoi HG76 se forme en neuf colonnes, à une vitesse de 7 nœuds ; Le commander Walker commandait à bord du Stork et deviendra le Group Commander le plus célèbre de la guerre. Le 36e Escort Group comprenait le Stork, le Deptford, les corvettes Rhododendron, Marogold, Convolvulus, Penstemon, Gardenia, Samphire et Vetch. En plus, il y avait les destroyers Blankney, Stanley, Exmoor et l’Audacity, porte avion d’escorte. Les 4 chasseurs américains de l’Audacity devaient décoller en cas d’attaque.

Dès l’arrivée dans l’atlantique, un U-Boote est détecté par le Swordfish mais ce dernier n’a pas pu prévenir le convoi. La première victime fut l’Empire Barracuda, du convoi du Cap, par l’U77. Bientôt, une reconnaissance aérienne détecte un U-Boote et largue des grenades qui le ratent.

b. 17-19 décembre, les meutes

Le 16 décembre, la journée se passe sans heurts. Le convoi est suivi par l’U131. Donitz ordonna alors à l’U’434 et à l’U574 de le rejoindre pour attaquer le convoi. Le 16 également, un avion repéra le convoi et le signala aux allemands. L’U131 manœuvra alors pour aller devant le convoi, en vue de l’attaquer à la nuit venue. Mais un avion le force à plonger. Plus loin, un autre avion le force à replonger et le signale à l’Audacity. Les navires de combat du convoi se dirigent alors vers le point de plongée. Bientôt, les grenages explosent autour du SM, qui plonge et se stabilise à 200 mètres !!! Deux heures pus tard, il remonte car l’air est vicié, mais se retrouve près de 5 destroyers. Il tente de s’enfuir, attaqué par un avion. Ce dernier est abattu par les 20 mm du SM. A 12000 mètres, les anglais tirent sur le SM qui est sabordé. Il a inauguré une nouvelle tactique : il a suivi le SM jusqu’à le couler au lieu de rester autour du convoi. Mais la bataille ne fait que commencer. De loin, les U434 et U574 assistaient au massacre. Le 17 au soir, l’écran de protection était à nouveau au complet. L’U574 a perdu le convoi de vue et l’U434 se retrouve seul. Le convoi est rattrapé le 18 par l’U434, il le suit en surface à distance. Soudain, on le repère et trois destroyers se dirigent vers lui. 26 charges profondes sont lancées et le SM ne peut que faire surface, puis, sabordé, coule. Le même journée deux FW furent repoussés du convoi sans être abattus. Au crépuscule, l’U574 est repéré puis perdu. Bientôt le Stanley est coulé par deux torpilles de l’U574. La stratégie était la même, le SM devait émerger et fut coulé. L’équipage fut capturé. Pendant ce temps, le Ruckinge fut torpillé par l’U108. Il fut endommagé et paralysé mais pas coulé. Ainsi, il aura perdu le Stanley et un navire de commerce contre deux U-Bootes.

c. Nouvelle attaque des meutes

Le 19, Walker se repose. Mais du 21 au 27 décembre, de nouvelles meutes devaient attaquer. Le 21, un avion anglais repère deux SM accolés, les mitraille. Mais ils arrivent à fuir. Le Stork a l’avant déchiré par l’éperonnage de l’U574. Il décide de simuler un combat à l’arrière du convoi pour distraire les U-Bootes. Le convoi changea alors de direction. Mais l’U567 coule l’Annavore puis s’écarte. De son coté l’U751 coule l’Audacity, avec deux gerbes de torpilles. Puis d’autres SM attaquent mais ne coulent rien. Le 22, Le Deptford coula l’U567, commandé par Endrass, le capitaine aux 200000 tonnes. Le 27, le convoi arriva à Liverpool. Les anglais ont perdu 4 bâtiments contre 4 SM allemands et deux avions, sur les 15 SM qui ont attaqué le convoi.

VIII. Les USA en guerre

Churchill est conscient qu’il a besoin des USA. En effet, les anglais ont subi de lourdes pertes en navires marchands et les Etats Unis sont une grande puissance maritime et terrestre. L’aide du programme Cash and Carry qui permet aux français et aux anglais d’acquérir du matériel ne suffisait plus. Mais une suite d’évènements auguraient l’entrée en guerre du géant américain. Tout d’abord, le 1er février, une flotte américaine de l’Atlantique est placée sous le commandement de J King. Ensuite, la loi Lend and Lease votée le 11 mars 1941, permet aux anglais de se fournir en matériel pour continuer la guerre. Désormais, les usines américaines marchent au rythme de guerre. Le 27 mars, les deux plans Staff Agreement sont signés. Ainsi, les US participaient çà la défense des convois. Tous les jours, des officiers américains se rendent en Angleterre pour mettre en place une future coopération. De son côté, Hitler ne veut pas avoir les Etats Unis comme ennemi... Le 3 avril, 10 gardes côtes américains vont en Angleterre et le 4, les navires anglais pourront se faire réparer aux Etats Unis. Ainsi, les premiers, les cuirassés Malaya et Resolution. Bientôt, des bases américaines sont ouvertes aux anglais et la zone de défense américaine est étendue. De ce fait, les 3 flottilles de destroyers et les 5 escadrilles d’hydravions de l’ « Atlantic Fleet Support Group » pourront aller loin dans l’Atlantique. Cette avancée est néfaste aux allemands qui doivent éviter les américains sur ordre du Führer. Mais Vichy refusa aux allemands la base de Dakar.

Hitler était préoccupé par la Russie.

Le 10 août 1941, à bord du Prince of Wales, Churchill et Roosevelt voyaient la guerre en Russie comme une aubaine et décidèrent de leur accorder la loi du Prêt Bail.

Maintenant, jour après jour, le risque de voir un U-Boote allemand rencontrer un destroyer américain s’accrut. Mais le premier accrochage se fit sur terre, au Groenland. Les américains capturèrent une station météo allemande. L’événement devait rester secret.

Le 21 juin, un SM allemand, l’U203, aperçut le Texas et signala sa présence aux autres U-Bootes. Donitz ordonna de ne pas attaquer ce convoi. Puis Hitler donna l’ordre de n’attaquer que les navires clairement identifiés... Mais devant l’opposition de ses maréchaux, Hitler nuança ses ordres, mais rien de concret n’était fait.

IX. Premiers combats

Le 4 septembre 1941, l’U652 patrouillait au sud ouest de l’Islande, dans un secteur très surveillé. Dans les parages se trouvait le Greer, vieux navire de 1200 tonnes sous le capitaine Frost. Bientôt, le SM es repéré par un avion et le navire fait route en zigzag vers le point indiqué. Mais Frost se refuse à attaquer mais l’avion bombarde le U-Boote. Ce dernier plonge plus profondément et attend. L’avion, bien rapidement, est à cours de carburant et part tandis que le Greer le suit au sonar (asdic). Le sous marin remonte à profondeur périscopique et reconnaît le Greek, sans savoir si c’est un anglais, un américain ou un américain cédé aux anglais. Il lance une torpille, puis une autre puis part. A partir de ce moment, la tactique américaine sera « tirez à vue » et celle des allemands sera de ne tirer que s’ils sont attaqués. Le 17 octobre, le Kearny fut endommagé par l’U568. Le convoi SC48 perdit 53550 tonnes. En pensant aux morts de ce convoi, le Reuben James escortait le HX 156 avec 4 autres destroyers américains. Le 31 octobre 1941, le convoi était à l’ouest de l’Irlande, quand on entendit une TSF proche. Soudain, un torpille coupa en deux le Reuben James. De plus, à cause du froid, beaucoup d’hommes devaient périr. On envoya deux destroyers qui arrivèrent une heure plus tard et sauvèrent uniquement 45 hommes, 115 périrent. Désormais, les navires marchands américains seront armés. Peu avant Pearl Harbor, les USA étaient déjà en guerre...


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