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Une troisième phase
jeudi 2 juillet 2009 par G. Sevin
LES SOUS MARINS ALLEMANDS DEVANT LA COTE AMERICAINE TROISIEME PHASE DE LA GUERRE JANVIER-JUILLET 1942.
La flotte américaine fut attaquée le 7 décembre 1941 par les Japonais. Ils détruisirent 8 cuirassés, 3 croiseurs, 3 destroyers et 150 avions. Ce fut la surprise. Même Hitler ne fut pas informé. Cette attaque changera le cours de la bataille de l’Atlantique. Hitler leva ses ordres concernant l’Amérique. Ce fut la déclaration de guerre. Les allemands prennent contact avec leurs nouveaux alliés. Ces derniers coulaient le Repulse et le Prince of Wales. Maintenant le Führer voulait envoyer ses U-Bootes dans les ports de la côté américaine, et même au Japon. Le problème pour les alliés c’est le nombre de marins. Donc Hitler ordonna de faire périr le plus de marins possible, sans avertissement et de tuer les survivants à la mitrailleuse. Les japonais approuvèrent. L’ordre fut donné tardivement, le 14 ami 1942 mais Reader refusa. Il expliqua que pour atteindre ce but, il faut perfectionner les torpilles et qu’il ne peut demander cela à ses équipages... Il faut maintenant faire une action d’éclat en Amérique.
I. L’opération Paukenschlag (13 janvier-28 février 1942)
Début décembre, 5 sous marins de types IX B et C devaient quitter Lorient. Les ordres de missions et la destination devaient rester inconnues. On y accumulait torpilles et ravitaillement. Les commandants des U66, 130, 123, 109 et 125 furent convoqués à Kernével par Donitz. Il rencontrait Zapp, Kals, Hardegen, Bleichrodt et Folkers. Leur mission était d’opérer le long des côtes américaines, où les conditions seront favorables. Il faut exploiter l’inexpérience américaine avant la formation des convois. Il faut « demeurer invisible » et n’attaquer que des navires de guerre ou des navires de plus de 10000 tonnes. La traversée se fera à allure économique et tous les SM navigueront séparés. En revanche, les SM type XIV, ravitailleurs, ne sont pas prêts. L’opération « Coup de timbales » allait commencer. Il fallait attaquer la nuit et en surface.
La destination fut : U66, cap Hatteras, U123, sud de New York, l’U125, port de NY, U109, Halifax et U130, estuaire St Laurent. Chaque commandant était libre de faire la guerre à sa manière.
On fêta le nouvel an en mer. En 1941, la flotte des U-Bootes se montait à 91 unités, dont 23 en méditerranée, 6 à l’ouest de Gibraltar et 5 dans la mer de Norvège. Seuls 55 dans l’Atlantique dont 60% dans les bases. 22 SM étaient en fonction, dont la moitié en route vers leurs points de patrouille. 10 se trouvaient en action. Le 9, Donitz demandait 12 SM devant les côtes américaines, dont les 6 IX de Gibraltar. La demande fut rejetée. Il ne restait donc que 5 unités pour participer à cette opération. Cette dernière permettrait de reprendre l’offensive dans l’Atlantique, qui était stoppée depuis des semaines.
L’attaque commença le 13 janvier. Hardegen, le premier ouvrit le feu le 11 et coula le Cyclops. Le 13 au soir il arriva devant New York et vit le spectacles des lumières et des gratte ciels. Il envoya un message disant qu’avec deux mouilleurs de mines, et des sous marins, il aurait coulé 20 navires en une seule nuit.
Le fond étant peu profond, les américains ne pensaient pas qu’un SM pouvait les attaquer. C’est pourquoi, le jour il se tapit sur le fond sablonneux et la nuit, attaquait en surface. Le 14, il coulait vapeur Norness, le 15 le pétrolier Coïmbra, le 17 le San José. Puis il descendit jusqu’au cap Hatteras où il arriva le 19 janvier. Le 19, il attaque au cap Hatteras, ayant encore 5 torpilles. Il attaque un cargo de 4000 tonnes à 800 mètres mais le rate, il le suite alors et le coule d’une seconde torpille. Il s’approche à 250 mètres du suivant et coule un second. Puis au canon en incendie un autre. Ce dernier signale son attaque tandis que le diesel du SM est en panne. A 450 mètres, il torpille un autre cargo et le coule. La Malay, qui éteint son incendie sera coulé ensuite. Hardegen aura coulé 100000 tonnes. Pourchassé par un tanker Osmos II, il réussit à s’échapper. Toutes torpilles lancées, il retourne à sa base, cherchant encore un dernier navire à couler.
II. Le Dimanche 25 janvier 1942
Aujourd’hui Hardegen rencontre un petit navire lourdement chargé. Il est néanmoins bien armé. Il le suit donc et au dernier moment, fait surface et lui tire dessus. Malheureusement, le percuteur de la mitrailleuse casse mais les allemands mettent hors de combat les canons du navire. Le Culebra est en feu et bientôt coulera. Le 27 janvier, on aperçoit un tanker avec une lourde pièce de 12 centimètres. Il l’attque avec son 37mm, son 10,5 et sa mitrailleuse, et épuise presque toute ses munitions. Mais le navire chavire et coule.
Les autres capitaines furent aussi heureux : Zapp 5navires 33000 tonnes Kals 6 navires 36000 tonnes Bleichrodt 4 navires 24700 tonnes Folkers 1 navires 5666 tonnes Soit au total 16 navires 100879 tonnes
Avec Hardegen, le coup de cymbale a coûté aux américains 25 navires, soit 158585 tonnes.
Trois autres SM arrivèrent ensuite et coulèrent 11 navires, soit 77518 tonnes. Il s’agit de l’U106, U107 et U103. D’autres navires, les U552, U203 et U86 avaient été envoyés en Nouvelle Ecosse où l temps était mauvais. Les résultats furent également mauvais, 6 navires et ils furent envoyés dans ls Açores. En effet, le temps fit un certain nombre d’avaries aux SM.
III. La fin de l’U581 (2 février 1942)
Tous les capitaines n’avaient pas la valeur d’Hardegen. D’autres étaient plus malchanceux, c’est la cas de Pfeiffer. L n’était pas aimé de ses matelots, et était intransigeant. Il reçut l’ordre de Donitz d’aller rejoindre l’U402 dans les Açores. Ils se rencontrèrent l e 2 février à l’entrée du détroit de Fayal. Sa seule victoire est un chalutier, et il utilisa 3 torpilles !!! Aperçu par 3 destroyers, il évita une torpille et plongea. Trop profond, il remonta, puis de peur d’être éperonné, replongea. Mais le U-Boote échappait alors à tout contrôle et plongea à 170 mètres. Il émergea alors que les bateaux allaient partir et l’équipage fut fait prisonnier.
IV. La mer des Antilles
Tandis que Donitz se battait pour avoir le plus de sous marins possible dans l’Atlantique, l’objectif du Führer changea le 12 mars. Il voulait stopper les navires en direction de l’URSS. Alors que Donitz prônait la bataille dans l’Atlantique, Reader le soutenant, elle continuait dans la mer des Antilles. Milieu janvier, Donitz envoya 5 grands SM dans la mer des Antilles, qui devaient opérer devant les ports du Venezuela, Aruba, Curaçao et presque île de Paraguana (U67, U156 et U502) ou aux points focaux de Trinidad et Ste Lucie (U129 et U161). Ils devaient opérer individuellement. Les trois premiers arrivèrent devant le Venezuela le 13 février, navigant de 3 à 5 kilomètres de la côte. Le 14, L’U502 coula d’une torpille un pétrolier. Le 16 il coula les pétroliers britanniques Tia Juana, San Nicolas et le vénézuélien Monagos. Mais le 16 au soir, l’U156, après avoir lacé 4 torpilles émergea pour attaquer au canon. En quelques minutes, les canonniers étaient à leurs pièces. Les canons de 37 et de 105 sont parés... Mais le canon de 105 éclata, tuant un jeune marin. On ne saura jamais pourquoi. Le 18, il coula le pétrolier Delplata avec 6 torpilles !!! Mais une fois le canon réparé, ce dernier coula le La-Carrière et le Macgregor ainsi que l’Oregon. Les autres SM eurent aussi des succès, l’U161 coula deux grands navires à Port of Spain et un à Port Castries. Entre les deux, il coula le Circe Shell. Ils auront semé le trouble dans un secteur tranquille.
V. La réaction des américains
Des citoyens américains ont vu dans leurs ports leurs navires en flammes. C’est était assez. Au début, les moyens étaient dérisoires, quelques dirigeables et avions civils qui constituaient la Civil Air Patrol. Mais la défense s’organisa très vite, les convois suivirent la côte, des filets furent installés et des navires civils armés. Mais il n’y avait que deux patrouilleurs et deux chasseurs de sous marins. Mais on en commanda 40 de chaque. Mais heureusement, début mars, 24 chalutiers armés et 10 corvettes anglaises arrivèrent à l’aide des américains. Bientôt, le Atlantic Fleet Anti-Submarine coopérera avec les scientifiques. En février 1942, les pertes sont énormes, surtout en pétroliers. Il fallait faire un effort considérable, rendu possible par les ressources de l’industrie américaine. De plus, les savants devaient trouver de nouveaux explosifs et moyens de détection... Mais le nombre d’escorteurs et d’avions augmentait rapidement. Les soldats américains acceptèrent même de se faire instruire par des soldats anglais dans leurs bases des Bermudes, de Guantanamo et de Recife. On coupa l’Atlantique en deux, l’ouest pour les américains et l’est pour les anglais. Mais Donitz se sert habilement de ses U-Bootes pour attaquer les points faibles. Même les canadiens participent en protégeant les convois lents. Les anglais intensifièrent leur lutte contre les sous marins, ils construisirent des SM anti SM, qui détruisirent 4 SM italiens et 1 allemand en 1942. On remplaça le TNT par le torpex, qui permettra de construire des grenades d’avion plus légères. On inventa de nouvelle grenades qui portèrent à 6 puis à 16 mètres. On trouve aussi les hedgehogs, lance roquettes navales qui portent à 270 mètres.
Les radars sont améliorés et le nombre d’opérateurs compétents augmenta très vite. Leur portée augmenta, ainsi que leur définition. Le projecteur Leigh Light est maintenant au point, et les avions reçurent aussi des radars. Les anglais, malgré leurs lourdes pertes, sont confiants ...
VI. SM ravitailleurs sur les côtes américaines
Malgré le petit nombre de SM, Donitz les fit attaquer et attaquer les USA sans relâche En avril 1942, les U123, 124, 552, 203 et 160 allaient opérer dans le secteur. Hardegen (U123) devait couler le 22 mars le pétrolier Muskogee, puis le 24 le Empire Steel. Le 27 il rencontra l’Atik, navire américain armé et le coula au canon et à la torpille. Le 2 avril, il arrivait au cap Hatteras. Il y coula le Liebre, pétrolier américain. Puis il endommagea les pétroliers Oklahoma, Esso Baton Rouge, et coula l’Esparta et le Gulfamerica. Le 23 avril, il retournait en Allemagne, et apprit qu’il avait reçu la Croix de fer avec feuilles de chêne. Les 4 autres sous marins coulèrent 28 navires soit 182000 tonnes. Le plus grand succès fut le torpillage de l’Ulysses de 14700 tonnes coulé le 11 avril par l’U160. Ainsi naquit une nouvelle série d’ « as ». Les italiens coulèrent aussi : les Tazzoli, Finzi et Morosini coulèrent 15 navires et les hommes de l’amiral Parona, les Melpomene et Stangarth
Mais dès avril, le nombre de U-Bootes coulés diminuait fortement. En effet, les navires armés dissuadaient presque tous les lieutenants, sauf Hardegen. En mars ils coulèrent 834000 tonnes soit 273 navires. De plus, l’amiral King chef de la marine américaine, envoya beaucoup de navires contre les japonais. Il manquait des corvettes pou protéger les convois et suivre les U-Bootes. De plus Donitz jouait aux échecs avec ses navires, dont les U68 et U505. Mais l’arrivée de Milchkühe expliqua la recrudescence des destructions. Le premier, l’U459 ravitailla l’U108 le 22 avril, ce qui lui permit de couler 5 navires dans le golfe du Mexique, soit 32000 tonnes. Les SM allaient en groupe autour de ce ravitailleur. Mas le risque tait une attaque aérienne. Donitz était au courant de leur position, du fuel donné ... Une fis le ravitaillement terminé, l’U459 retourna à sa base. Le maintien de 18 U-Bootes permit d’accroître encore plus les destructions
VII. La mystérieuse fin de quatre U-Bootes
Trois SM disparurent entre février et avril, les U82, 587 et 252. Se trouvant dans le carreau BE, ils disaient attaquer un convoi puis disparurent. On pense à un convoi piège. Donitz ordonna alors de faire attention dans ce carreau. De plus, l’U85 disparut également. A ce moment de la bataille, Donitz avait 299 unités, mais seulement 77 opérationnelles. Au final, il n’en reste que 20 dans l’Atlantique. L’amiral Sous Marin suivait pas à pas ses engins. IL savait que l’u(-‘ et l’u333 étaient en Floride et coulaient. Le U333 de Cremer était un miraculé car il survécut à un grenadage, endommagé mais vivant. Les américains savaient ce qui était arrivé aux 4 SM.L’U82, après avoir torpillé le destroyer anglais Belmont, attaqua un convoi et fut coulé par le Rochester et le Tamarisk. IO fut repéré grâce au radar. L’U587 fut coulé grâce au radar par les escorteurs Leamington, Grove et Volunteer, le 27 mars. L’U252 fut repéré par le radar du Stork et du Vetch et fut coulé le 14 avril. Le même jour, l’U85 fut coulé par l’américain Roper. De ces 4 drames, il n’y aura aucun survivant.
VIII. La corvette française Mimosa
Les convois de l’Atlantique n’ont pas été attaqués depuis novembre 1941. Mais grâce aux SM ravitailleurs et devant le durcissement américain, Donitz décida de reprendre la lutte dans ce secteur. Plusieurs émissions anglaises ont été captées et décodées. On donna donc l’ordre au groupe Hecht d’en intercepter un. Entre les 11 et 12 mai, l’U569, avec l’U124 et l’U94 coulèrent 5 navires. Puis ce dernier coula encore deux navires. De leur côté, les U156, 507 , 506 et564 coulèrent plus de 20 navires le long des côtes du Venezuela.
Pendant ce temps, l’ONS 100 était entre l’Irlande te Terre Neuve. Il était protégé par les corvettes canadiennes Chambly, Buctouche, Nasturtium et Dianthus et les françaises Mimosa et l’Aconit. Les français était en queue du convoi. Le 9 vers une heure, le Mimosa es torpillé une première fois ,puis une seconde. L’Aconit vient à son aide mais ne peut rattraper le SM. C’était l’ U124. Les nuits suivantes l’U94, l’U569 et l’U124 poursuivirent l’attaque et coulèrent 4 navires soit 20000 tonnes. Maintenant, Donitz pensait à un appareil de détection des SM, qui changerait toute la tactique d’emploi des U-Bootes. Les attaquants de ce convoi répondirent que non. Pendant ce temps, Donitz continuait à disperser les forces anglaises. Bientôt, le HG84 perdit 5 navires coulés par l’U552 de Topp. Débit juillet, Schnee et l’ué01 coulèrent l’Avila Star de 14500 tonnes.
La bataille de l’Atlantique, après une victoire allemande, entrait dans sa phase indécise.
IX. La propagande anglaise
Les anglais parachutèrent sur l’Allemagne des tracts qui comprenaient le texte : « Volontaires pour les U-Boores avancez, Tirez Quels sont les types heureux dans l’arme sous-marine, combien dure le service actif ? Les 2000 sous-mariniers prisonniers sont d’heureux survivants. Pour deux hommes sauvés par la marine britannique, 5 périssent ». Mais les U-Bootes jouissaient de la considération des allemands et leurs succès permirent de trouver des violontaires.
