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Introduction : apports de l’école des Annales
lundi 24 mai 2010 par Administrateur
Nous allons dans cette partie du site réaliser une étude comparative des trois grandes monarchies de l’époque moderne. Néanmoins, nous n’allons pas faire d’histoire militaire. Au contraire, nous allons aborder le sujet par le biais d’une histoire sociale. Cette approche, qui a été initiée par l’école des Annales, fait entrer les sociétés dans le champ de réflexion de l’historien. Et rapidement, l’histoire sociale va s’enrichir des apports d’autres disciplines. Actuellement, l’histoire sociale tend à investir toute la discipline.
→ les axes de cette recherche : Un des premiers sujets a être traité par les Annales ce sont les masses paysannes. Un des premiers auteurs est Emmanuel Leroy Ladurie. Il y aura des débats d’idées autour de la psychologie paysanne. Certains historiens se sont même opposés : Roland Mousnier et Boris Porschnev par exemple dans les années 1960 pour savoir si les révoltes paysannes du 17e siècle en France relevaient ou non de la lutte des classes. Si le premier groupe à être étudié se trouve être les masses paysannes, c’est qu’elles représentent pas moins de 80% de la population d’Ancien Régime. On s’intéresse également aux marginaux, pauvres, délaissés, vagabonds et saltimbanques. Ainsi les exclus deviennent-ils visibles dans cette Europe de l’époque moderne. Les masses urbains sont aussi traitées. Voir par exemple la thèse de Albert Sauboul, « les sans culottes parisiens de l’an 2 (1794) ». On étudie aussi des sous-groupes : prostituées par exemple. Au final, on remet en cause des certitudes. On crée de nouveaux outils. La prosopographie permet de regrouper entre eux des individus avec des caractères communs. On fait une histoire des familles, des sentiments et de l’évolution des patrimoines. On fait également une histoire matérielle et de son prolongements l’histoire des consommations. Il existe également une histoire des âges, de la vieillesse, une histoire des femmes ou des genres... En parallèle, on voit une remontée en puissance d’un genre historique : la biographie. Tous ces champs font partie de l’appréhension des sociétés des siècles passés.
