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	<title>Le monde d'hier &#224; aujourd'hui</title>
	<link>http://www.lehistoire.net/</link>
	<description>D&#233;couvrez sur ce site des fiches sur l'histoire du monde, la g&#233;opolitique, la g&#233;ographie, l'informatique, la photographie et bien plus...
Version 2 du site enti&#232;rement remani&#233;e.</description>
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		<title>D&#233;limitation des cadres de ce travail</title>
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		<description>Nous allons pr&#233;senter les caract&#233;ristiques des groupes sociaux et &#233;tudier les relations qu'ils entretiennent entre eux. Pour commencer nous allons d&#233;finir la p&#233;riode et l'espace g&#233;ographique que nous allons analyser. Espace g&#233;ographique Comme je vous l'ai d&#233;j&#224; dit en introduction, nous allons travailler sur les 3 grandes monarchies de l'Europe occidentale. Il s'agit de l'Angleterre sans les &#238;les britanniques (4-5 millions d'individus), de l'Espagne (conglom&#233;rat de royaumes et de principaut&#233;s, en (...)

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&lt;a href="http://www.lehistoire.net/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;3 royaumes &#224; l'&#233;poque moderne : &#233;tude sociale &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous allons pr&#233;senter les caract&#233;ristiques des groupes sociaux et &#233;tudier les relations qu'ils entretiennent entre eux. Pour commencer nous allons d&#233;finir la p&#233;riode et l'espace g&#233;ographique que nous allons analyser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Espace g&#233;ographique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme je vous l'ai d&#233;j&#224; dit en introduction, nous allons travailler sur les 3 grandes monarchies de l'Europe occidentale. Il s'agit de l'Angleterre sans les &#238;les britanniques (4-5 millions d'individus), de l'Espagne (conglom&#233;rat de royaumes et de principaut&#233;s, en excluant le Portugal et les possessions italiennes des Habsbourg d'Espagne) et de la France. L'Espagne est constitu&#233;e d'&#233;tats ind&#233;pendants unis par des liens dynastiques On compte 5,5 millions d'habitants. La France est celle de Louis XIV. Elle compte 18-20 millions d'habitants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bornage chronologique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous allons analyser la p&#233;riode qui va de la fin du 16e si&#232;cle au d&#233;but du 18e si&#232;cle. Mais les dates dans les faits sont mouvantes. En France, cela va de l'&#201;dit de Nantes (1598) &#224; la mort de Louis XIV en 1715. En Angleterre de 1603 &#224; 1714 (mort de la reine Anne). En Espagne, de la mort de Philippe II (1598) &#224; la mort de Charles II (1700).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Points de rep&#232;re : une forte diversit&#233; et des points communs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les 3 pays dont nous allons parler sont les 3 monarchies majeures de l'Europe occidentale. Mais elles se distinguent par leur d&#233;mographie, leur g&#233;ographie, leur religion officielle (Anglicanisme en Angleterre, catholicisme en Espagne et p&#233;riode de l'&#201;dit de Nantes en France o&#249; le protestantisme est accept&#233;). Les 3 monarchies diff&#232;rent &#233;galement par leur dynamisme. Alors que l'Espagne est en p&#233;riode de d&#233;clin, les deux autres protagonistes sont en pleine p&#233;riode de croissance. La nature des monarchies diff&#232;re &#233;galement. L'Espagne est un conglom&#233;rat de royaumes tandis que les royaumes de France et d'Angleterre se sont pr&#233;cocement centralis&#233;s. En France on est dans une p&#233;riode d'absolutisme. En Angleterre, se met en place une monarchie limit&#233;e et temp&#233;r&#233;e suite &#224; la glorieuse r&#233;volution de 1688.
Mais ces 3 royaumes ont un destin commun durant ce si&#232;cle de fer : crises et guerres r&#233;currentes. Et ces crises auront des r&#233;percussions sur les soci&#233;t&#233;s : effets psychologiques, fiscaux, d&#233;mographiques...
Les 3 monarchies se sont organis&#233;es autour de p&#244;les f&#233;d&#233;rateurs. Il s'agit de la noblesse et de groupes nouveaux (lettr&#233;s et hommes de droit). La paysannerie constitue 80% de la soci&#233;t&#233; surtout en France et en Espagne. La r&#233;volution agricole touche l'Angleterre au 17e si&#232;cle et la France au 18e si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Introduction : apports de l'&#233;cole des Annales</title>
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		<description>Nous allons dans cette partie du site r&#233;aliser une &#233;tude comparative des trois grandes monarchies de l'&#233;poque moderne. N&#233;anmoins, nous n'allons pas faire d'histoire militaire. Au contraire, nous allons aborder le sujet par le biais d'une histoire sociale. Cette approche, qui a &#233;t&#233; initi&#233;e par l'&#233;cole des Annales, fait entrer les soci&#233;t&#233;s dans le champ de r&#233;flexion de l'historien. Et rapidement, l'histoire sociale va s'enrichir des apports d'autres disciplines. Actuellement, l'histoire sociale tend &#224; investir (...)

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&lt;a href="http://www.lehistoire.net/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;3 royaumes &#224; l'&#233;poque moderne : &#233;tude sociale &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous allons dans cette partie du site r&#233;aliser une &#233;tude comparative des trois grandes monarchies de l'&#233;poque moderne. N&#233;anmoins, nous n'allons pas faire d'histoire militaire. Au contraire, nous allons aborder le sujet par le biais d'une histoire sociale. Cette approche, qui a &#233;t&#233; initi&#233;e par l'&#233;cole des Annales, fait entrer les soci&#233;t&#233;s dans le champ de r&#233;flexion de l'historien. Et rapidement, l'histoire sociale va s'enrichir des apports d'autres disciplines. Actuellement, l'histoire sociale tend &#224; investir toute la discipline.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8594; les axes de cette recherche : Un des premiers sujets a &#234;tre trait&#233; par les Annales ce sont les masses paysannes. Un des premiers auteurs est Emmanuel Leroy Ladurie. Il y aura des d&#233;bats d'id&#233;es autour de la psychologie paysanne. Certains historiens se sont m&#234;me oppos&#233;s : Roland Mousnier et Boris Porschnev par exemple dans les ann&#233;es 1960 pour savoir si les r&#233;voltes paysannes du 17e si&#232;cle en France relevaient ou non de la lutte des classes. Si le premier groupe &#224; &#234;tre &#233;tudi&#233; se trouve &#234;tre les masses paysannes, c'est qu'elles repr&#233;sentent pas moins de 80% de la population d'Ancien R&#233;gime. On s'int&#233;resse &#233;galement aux marginaux, pauvres, d&#233;laiss&#233;s, vagabonds et saltimbanques. Ainsi les exclus deviennent-ils visibles dans cette Europe de l'&#233;poque moderne. Les masses urbains sont aussi trait&#233;es. Voir par exemple la th&#232;se de Albert Sauboul, &#171; les sans culottes parisiens de l'an 2 (1794) &#187;. On &#233;tudie aussi des sous-groupes : prostitu&#233;es par exemple. Au final, on remet en cause des certitudes. On cr&#233;e de nouveaux outils. La prosopographie permet de regrouper entre eux des individus avec des caract&#232;res communs. On fait une histoire des familles, des sentiments et de l'&#233;volution des patrimoines. On fait &#233;galement une histoire mat&#233;rielle et de son prolongements l'histoire des consommations. Il existe &#233;galement une histoire des &#226;ges, de la vieillesse, une histoire des femmes ou des genres...
En parall&#232;le, on voit une remont&#233;e en puissance d'un genre historique : la biographie. Tous ces champs font partie de l'appr&#233;hension des soci&#233;t&#233;s des si&#232;cles pass&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La campagne de France</title>
		<link>http://www.lehistoire.net/spip.php?article59</link>
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		<dc:date>2009-07-02T16:58:03Z</dc:date>
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		<dc:creator>G. Sevin</dc:creator>



		<description>Tout le monde le sait, le d&#233;but de la seconde guerre mondiale a &#233;t&#233; d&#233;sastreux pour la IIIe r&#233;publique. Au d&#233;part, les alli&#233;s adopt&#232;rent une strat&#233;gie d&#233;fensive et d'attente, qui s'explique par leur retard sur le Reich en terme de pr&#233;paration. De plus, cette strat&#233;gie permettrait de se renforcer gr&#226;ce aux ressources internationales (acc&#232;s &#224; la mer) et surtout am&#233;ricaines. Les man&#339;uvres pr&#233;vues ne furent pas ex&#233;cut&#233;es ou &#233;chou&#232;rent (cas de la Norv&#232;ge). Gamelin imagina n&#233;anmoins des op&#233;rations secondaires en (...)

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&lt;a href="http://www.lehistoire.net/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Le front de l'ouest&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout le monde le sait, le d&#233;but de la seconde guerre mondiale a &#233;t&#233; d&#233;sastreux pour la IIIe r&#233;publique. Au d&#233;part, les alli&#233;s adopt&#232;rent une strat&#233;gie d&#233;fensive et d'attente, qui s'explique par leur retard sur le Reich en terme de pr&#233;paration. De plus, cette strat&#233;gie permettrait de se renforcer gr&#226;ce aux ressources internationales (acc&#232;s &#224; la mer) et surtout am&#233;ricaines. Les man&#339;uvres pr&#233;vues ne furent pas ex&#233;cut&#233;es ou &#233;chou&#232;rent (cas de la Norv&#232;ge). Gamelin imagina n&#233;anmoins des op&#233;rations secondaires en Scandinavie, dans les Balkans et en Norv&#232;ge mais ne r&#233;ussira pas &#224; assurer la d&#233;fense de son front principal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. Strat&#233;gie fran&#231;aise&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La strat&#233;gie fran&#231;aise se r&#233;sume en quelques mots : &#171; durer pour se renforcer &#187;. Cela consiste surtout en mobilisant militairement et &#233;conomiquement le pays pour le pr&#233;pare &#224; une guerre qui serait probablement longue. On &#233;tait en effet conscients que les alli&#233;s ,e pourraient lancer d'offensives d'ampleur avant 1941 voire 1942 pour les plans de production de l'armement. Dans l'attente de cette offensive, il faudrait affaiblir l'Allemagne par le blocus et r&#233;sister &#224; d'&#233;ventuelles attaques. Il faudrait alors prendre l'initiative de l'attaque comme en 1918. Mais on oubliait que durant la premi&#232;re guerre, les arm&#233;es du Reich avaient &#233;t&#233; tr&#232;s affaiblies par les grandes offensives et ont &#233;t&#233; oppos&#233;es &#224; des ennemis ben sup&#233;rieurs. Et ce n'est pas un blocus partiel qui permettra d'affaiblir &#224; ce point la Wehrmacht. Cela explique que les alli&#233;s n'aient pas boug&#233; alors que l'arm&#233;e allemande &#233;tait engag&#233;e en Pologne. On surestimait alors ses moyens. Dans l'attente de 1941-1942, il faudrait diviser les arm&#233;es allemandes avec des fronts secondaires, surtout dans les Balkans. Mais Gamelin ne voulait pas engager de forces importantes dans ces secteurs, privil&#233;giant le front principal et esp&#233;rant l'entr&#233;e en guerre des pays balkaniques. Les Anglais pensaient comme lui. Au contraire, Paul Reynaud &#233;tait partisan d'une attitude plus agressive, avec engagements massifs de troupes franco-britanniques, sur les fronts secondaires. Weygand voulait une intervention dans les Balkans. Mais il n'y aura pas assez de troupes, comme le montre les minces effectifs engag&#233;s en Norv&#232;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. La machine de guerre allemande&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre en Pologne, on peut tirer plusieurs conclusions (voir article sur la guerre en Pologne). En effet, la Wehrmacht &#233;tait de plus en plus puissante, malgr&#233; certaines d&#233;ficiences. Hitler poussait maintenant ses officiers &#224; &#233;tendre la guerre, contre l'avis de l'OKH (haut commandement allemand). Cela lui vaudra de violentes critiques, et entra&#238;na une tentative de putsch. Mais Hitler r&#233;ussira &#224; imposer ses id&#233;es. Le plan &#171; Fall Gelb &#187; est mis au point, malgr&#233; de nombreuses critiques. En effet, le 1er septembre 1939, la Wehrmacht n'&#233;tait pas pr&#234;te pour une guerre de longue dur&#233;e, malgr&#233; les plans de redressement. En effet, en 1933, l'arm&#233;e allemande ne comptait que 7 divisions sans mat&#233;riel lourd ni blind&#233;s. L'aviation allemande, la Luftwaffe, n'existait pas encore et la marine ne comptait pas encore les U-Bootes. En 1939, l'arm&#233;e de terre compte 104 divisions, dont 6 blind&#233;es. L'aviation compte 4000 avions tandis que la marine aligne 5 navires de lignes, 40 b&#226;timents l&#233;gers, croiseurs et destroyers, et 57 sous marins. Mais il y a encore des probl&#232;mes. En effet, par exemple la marine ne dispose pas des r&#233;serves de combustible n&#233;cessaires pour une guerre longue, ni des chantiers navals. L'arm&#233;e allemande n'est pas pr&#233;par&#233;e &#224; une guerre longue. La marine subira de lourdes pertes en Norv&#232;ge et ensuite, ne s'occupera que de la s&#233;curit&#233; maritime. Elle ne pourra pas emp&#234;cher l'&#233;vacuation de l'arm&#233;e franco-anglaise par Dunkerque, ni les d&#233;minages des secteurs c&#244;tiers qui auraient facilit&#233; le ravitaillement des troupes. L'aviation, la Luftwaffe, est tr&#232;s moderne, mais ne peut mener que des op&#233;rations tactiques, mais pas des op&#233;rations strat&#233;giques permettant de remporter la d&#233;cision. Elle dispose de 4000 appareils dont 1500 bombardiers. L'arm&#233;e de terre a aussi des probl&#232;mes, puisqu'elle n'est pas en mesure en 1939 de mener une guerre d'envergure. Chaque division d'infanterie d'active non motoris&#233;e manque d'un bataillon. De plus, l'artillerie et les blind&#233;s ne seront r&#233;ellement pr&#234;ts qu'en 1941. 2 divisions blind&#233;es sur 6 ne seront constitu&#233;es qu'en 1938. Une division l&#233;g&#232;re, deux de montagne, et deux d'infanterie sont constitu&#233;es &#224; partir de l'arm&#233;e Autrichienne. Les divisions qui ont &#233;t&#233; constitu&#233;es apr&#232;s la mobilisation sont de qualit&#233; tr&#232;s in&#233;gale dans tous les domaines (personnel comme mat&#233;riel). Mais le probl&#232;me majeur concerne l'approvisionnement en munitions durant les premiers mois de la guerre. Les allemands ne sont pas pr&#234;ts &#224; une guerre sur deux fronts. L'OKH a pr&#233;vu 4 mois de r&#233;serves, mais rien que pour les armes individuelles, le d&#233;ficit atteint parfois 70%. Pour l'artillerie, il atteint 50% et pour l'artillerie lourde, 75%. Il n'y a en plus aucune uniformit&#233; dans l'&#233;quipement et les structures. La production de guerre n'a pas pu suivre le rythme de la mobilisation, surtout pour les 50 divisions suppl&#233;mentaires. 15 divisions ont du mat&#233;riel tch&#232;que, tout comme 10% des blind&#233;s. Pour ce qui est des hommes en eux m&#234;me, 50% des hommes sont jeunes et aguerris, le reste est constitu&#233; de r&#233;servistes n&#233;s avant 1901 et ayant &#233;t&#233; entra&#238;n&#233;s pendant la premi&#232;re guerre. Et ce constat est encore plus inqui&#233;tant pour les officiers. En effet, de 4000 officiers en 1933, la Reichwehr en compte 19400 en 1939. Mais pour cela, d&#232;s 1935-36, on est oblig&#233; de promouvoir au grade sup&#233;rieur des centaines de sous-officiers et d'incorporer des officiers de police et de r&#233;serve. Le corps des officiers est donc de qualit&#233; in&#233;gale et les cadres qui ont eu une formation d'&#233;tat major ne ont pas s&#251;rs de la combativit&#233; de l&#8216;arm&#233;e. L'arm&#233;e allemande a eu une croissance tr&#232;s rapide par rapport &#224; l'arm&#233;e de 1914, qui est arriv&#233;e &#224; maturit&#233; apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies. Cela se remarque en Pologne o&#249; la victoire est due uniquement &#224; l'aviation et aux blind&#233;s. La combativit&#233; de l'arm&#233;e ne vaut pas celle de l'arm&#233;e allemande de 1914. Durant la campagne de Pologne, la consommation de poudre a d&#233;pass&#233; de 80% la production mensuelle, la production d'explosifs de 167% et pour les munitions d'artillerie, le triple. Malheureusement, ces r&#233;serves seront compl&#233;t&#233;es durant la pause jusqu'en mai 1940. Du point de vue des camions et autre v&#233;hicules &#224; moteur, l'infanterie ne peut compter que sur le cheval. Il y a en effet r&#233;quisition de 400000 chevaux e de 200000 v&#233;hicules &#224; traction hippomobile contre 12000 v&#233;hicules &#224; moteur. La production mensuelle de 1000 unit&#233;s ne permet m&#234;me pas de r&#233;pondre &#224; l'usure normale des mat&#233;riels. De plus, certaines divisions ont perdu 50% de leurs v&#233;hicules durant la campagne de Pologne. La production de v&#233;hicules est ralentie par la p&#233;nurie d'acier et de caoutchouc. Mais les sovi&#233;tiques livreront aux allemands du fer, en plus du butin constitu&#233; en Pologne. Mais l'URSS exige en contrepartie des mati&#232;res premi&#232;res, des machines, des biens d'&#233;quipement, et du mat&#233;riel naval qui manquera aux allemands. Le Reich doit encore payer les ressources import&#233;es de Finlande, de Yougoslavie, et de Su&#232;de dont l'arm&#233;e a grand besoin. Le manque de mati&#232;res premi&#232;res est catastrophique pour l'Allemagne. Au d&#233;but de la campagne de France, le carburant couvre 4 mois de combat, le caoutchouc, 6 mois. L'Allemagne ne peut donc pas mener une guerre longue, malgr&#233; sa l&#233;g&#232;re sup&#233;riorit&#233; mat&#233;rielle, contre des puissances sup&#233;rieures &#233;conomiquement. C'est pourquoi l'Allemagne a mis au point la strat&#233;gie de la guerre &#233;clair. Entre 1939 et 1940, l'arm&#233;e allemande fait encore des efforts dans la motorisation de l'arm&#233;e et dans la puissance des unit&#233;s blind&#233;es. Les Allemands produisent des chars plus lourds, comme les Panzer III ou IV, qui surclassent les Panzer I (avec des mitrailleuses) et les Panzer II (avec un canon l&#233;ger). Ainsi, le nombre es engins lourds a doubl&#233; tandis que celui des chars l&#233;gers a diminu&#233; de 280. De ce faut, au moment de la guerre, le nombre de blind&#233;s est pass&#233; de 3195 &#224; 2574 &#224; la veille du 10 mai 1940. En revanche, ces unit&#233;s sont mieux organis&#233;es et ont une puissance de feu accrues. De novelles divisions (panzer et motoris&#233;es) ont &#233;t&#233; cr&#233;es &#224; partir de mat&#233;riel tch&#232;que comme Skoda 35 ou 18 t. On arrive donc au chiffre de 10 divisions blind&#233;es et de 7 divisions motoris&#233;es. Mais ces divisions ont moins de chars que celles des alli&#233;s. Il faudra donc pr&#233;lever des engins sur les divisions de r&#233;serve. C'est aux divisions de pointe de remporter la victoire. Il faudra donc une victoire rapide g&#233;n&#233;ratrice de butin...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. Les pr&#233;liminaires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re vague Allemande en mai 1940 est constitu&#233;e de 35 divisions d'infanterie et des troupes motoris&#233;es et blind&#233;es. Ces hommes sont tr&#232;s entra&#238;n&#233;s, avec un moral &#233;lev&#233;. De plus, l'instruction des officiers a &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;e, ils sont alors sup&#233;rieurs aux officiers alli&#233;s. La victoire en France va reposer comme en Pologne sur les unit&#233;s blind&#233;es et motoris&#233;es, ce qui ne permettra pas r&#233;ellement d'&#233;valuer la combativit&#233; des divisions d'infanterie. Au d&#233;but de la guerre, en septembre 1940, Hitler esp&#233;rait que les alli&#233;s franco-britanniques ne m&#232;neraient pas de r&#233;el conflit. Il esp&#233;rait que les alli&#233;s devraient d&#233;clarer la guerre &#224; l'URSS, ce qu'ils n'oseraient pas. Hitler pensait que la Pologne mettrait fin &#224; la guerre. Mais du fait de la victoire facile, il se tourne vite vers l'ouest pour d&#233;truire la France et isoler la Grande Bretagne. Le 27 septembre 1939, Hitler d&#233;clare qu'il ne fait pas laisser l'initiative aux alli&#233;s, mais de profiter de la sup&#233;riorit&#233; de l'Allemagne pour &#233;carter toute menace, surtout sur la Ruhr. Le probl&#232;me se repose de l'&#233;ventualit&#233; d'une guerre longue. Il faudra donc une guerre &#233;clair. Une fois bases les a&#233;riennes et navales au Nord de la France, en Belgique et en Hollande sous contr&#244;le allemand, il serait possible de mettre l'Angleterre &#224; genoux. Enfin, Hitler se m&#233;fie de la Belgique, il faudra donc porter les op&#233;rations sur une partie des Pays-Bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'OKH qui devra mettre au point le plan d'op&#233;rations, sans attendre la r&#233;ponse des Anglais &#224; sa demande de paix, le 6 octobre. Le 9, il s'explique sur les raisons de l'offensive &#224; venir. Il explique aussi qu'il veut prendre la direction des op&#233;rations. La conqu&#234;te de la France devrait lui permettre d'occuper les bases, et d'avoir les ressources n&#233;cessaires et l'espace qui lui permettraient d'obliger les Anglais &#224; c&#233;der. Pour Hitler, il faudra faire deux offensives majeures &#224; travers la Belgique, le Luxembourg et la Hollande. Les blind&#233;s auront le r&#244;le d'&#233;viter le retour &#224; une guerre de position. De son c&#244;t&#233;, l'OKW (Haut commandement inter-arme) donne ses directives &#224; l'aviation, &#224; l'arm&#233;e de terre et &#224; la marine. La date de l'offensive d&#233;pendra du temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette offensive ne fait pas l'unanimit&#233;. Von Brauchitsch par exemple, commandant de l'arm&#233;e de terre, s'oppose &#224; cette offensive, qu'il voit d'un mauvais oeil. En effet, il conna&#238;t les capacit&#233;s de l'arm&#233;e fran&#231;aise, m&#234;me si sa doctrine est trop &#171; m&#233;thodique et rigide &#187;. Surtout, il sait, comme de nombreux g&#233;n&#233;raux, que le Reich ne peut supporter une guerre longue. Et du fit de la passivit&#233; des alli&#233;s, il se pourrait que la guerre s'ach&#232;ve par une issue politique. L'OKH se pr&#233;pare &#224; la d&#233;fensive, refusant de violer la neutralit&#233; belge et hollandaise, ce qui emp&#234;cherait toute n&#233;gociation. Il faudrait jute contre-attaquer si les alli&#233;s p&#233;n&#233;traient dans la Ruhr. Mais Hitler n'est pas de cet avis et l'OKH doit quand m&#234;me mettre au point un plan d'offensive. Beaucoup d&#8216;officiers sup&#233;rieurs doivent agir contre leurs id&#233;es, dont G&#246;ring. Seul Raeder, chef de la marine, accepte sans broncher. Il ne reste &#224; l'OKH qu'&#224; essayer de temporiser pour n&#233;gocier par l'interm&#233;diaire de contacts secrets des opposants avec les britanniques. De son c&#244;t&#233;, Karl Heinrich von St&#252;lpnagel r&#233;dige un m&#233;moire contre cette offensive. Il explique qu'il faut encore attendre 2 ans pour que l'Allemagne puise lancer une nouvelle offensive, les dotations en munitions &#233;tant insuffisantes et les unit&#233;s blind&#233;es ayant souffert en Pologne. Brauchitsch ne manqua pas de critiquer ce projet devant Keitel, chef de l'OKW. Le chef du Groupe d'Arm&#233;e C, von Leeb, commente le discours de Hitler du 6 octobre devant le Reichstag comme &#171; un mensonge adress&#233; au peuple allemand &#187;. Il cherche aussi &#224; convaincre von Bock et von Rundstedt, &#233;galement sceptiques, dans une d&#233;marche allant vers leur d&#233;mission si Hitler ne fait pas marche arri&#232;re. Il s'adresse aussi &#224; von Brauchitsch pour que ce dernier essaie de convaincre Hitler. Il pensa m&#234;me aller jusqu'&#224; renverser le pouvoir hitl&#233;rien par un coup d'&#233;tat. Un certain nombre d'officiers contact&#232;rent m&#234;me les Anglais via le Vatican pour voir leur r&#233;action en cas de coup de force. Les &#233;v&#232;nements semblent arriv&#233;s &#224; leur paroxysme. Mais suite &#224; une dispute entre le F&#252;hrer et Brauchitsch, les officiers pensent que leur conjuration est d&#233;couverte et annulent tout. De plus, ils ne sont pas s&#251;rs que les officiers et le peuple ne les suive. Il ne reste plus qu'&#224; ob&#233;ir &#224; Hitler. Mais l'oberleutnant Oster communique aux hollandais la date du 12 novembre et les plans allemands. Le but est de prot&#233;ger les neutres et d'amener l'Allemagne &#224; un &#233;chec, la guerre totale &#233;tant encore hors de port&#233;e du Reich.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IV. Le plan Allemand&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, l'OKH met au pont plusieurs plan d'offensives. Le premier plan, mis au pont par Halder est assez traditionnel : attaque frontale au nord de Li&#232;ge, prot&#233;g&#233;e par une autre pal la Belgique, a Hollande t le Nord de la France. Ce n'est qu'une r&#233;&#233;dition du plan Schlieffen. Il n'y a en outre aucun plan pour exploiter une victoire des forces allemandes. Puis entre novembre 1939 et mai 1940 est mis au point le plan &#171; Fall Gelb &#187;. Il r&#233;sulte des id&#233;es de von Manstein et d'Hitler. Il faudra 3 groupes d'arm&#233;es, au sud les GAC, de B&#226;le jusqu'au Palatinat, qui doit fixer les forces alli&#233;es puis attaquer ult&#233;rieurement afin d'exploiter la victoire. Le GAA, au sud de la ligne Meuse-Sambre est le fer de lance de l'attaque avec 7 divisions de panzer. Il lui faudra traverser la Meuse entre Dinant et Sedan puis aller jusqu'&#224; l'embouchure de la Somme, avec son flanc gauche prot&#233;g&#233;. La pointe, constitu&#233;e d'unit&#233;s m&#233;canis&#233;es, prendre ainsi &#224; revers le fortifications fran&#231;aises. Une arm&#233;e de ce groupe doit aller jusqu'au secteur Li&#232;ge-Houffalize, afin d'encercler Li&#232;ge par le sud, puis franchir la Meuse &#224; Fumay et poursuivre &#224; l'ouest. Les arm&#233;es alli&#233;es seront ainsi encercl&#233;es avec le groupe A et d&#233;truites. La 13e arm&#233;e du groupe B doit aussi occuper les pays bas pour &#233;viter une jonction des Belges, des Franco Britanniques et des Hollandais. La Luftwaffe doit soutenir l'arm&#233;e de terre, dont un tiers doit assurer la protection de l'ouest du Reich. La marine doit assurer le si&#232;ge de la Grande Bretagne, le soutient des troupes au sol et le blocage des transports alli&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme nous le savons tous, le plan Fall Gelb sera une des plus grandes victoires de notre si&#232;cle...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V. Les op&#233;rations&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a. organisations&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 10 mai 1940, la Wehrmacht entre en Hollande tandis que la Luftwaffe bombardait les a&#233;roports et l&#226;chait des parachutistes. C'est alors que les gouvernements hollandais et belges appel&#232;rent &#224; l'aide. Gamelin lan&#231;a alors la man&#339;uvre Dyle-Br&#233;da, qui &#233;tait tr&#232;s critiqu&#233;e par le g&#233;n&#233;ral George, commandant du front Nord Est. En effet, elle r&#233;pondait &#224; des pr&#233;occupations plus politiques que strat&#233;giques. Entrer en Belgique jusqu'&#224; la Br&#233;da pour aider les Hollandais, n&#233;cessite l'intervention de la VIIe arm&#233;e du g&#233;n&#233;ral Giraud, jusqu'alors tenue en r&#233;serve. Cela aurait pu marcher si les Allemands avaient agi comme en 1914. Ce ne fut pas le cas et il n'y aura plus d'arm&#233;es de r&#233;serve pour agir rapidement. Les plans allemands de 1939 correspondaient aux id&#233;es d'offensives allemandes pr&#233;vues par les fran&#231;ais, mais ils ont &#233;t&#233; modifi&#233;s le 18 f&#233;vrier 1940, selon l'ordre de Hitler, et suivant les id&#233;es de von Manstein. D&#233;sormais, le plan Manstein accro&#238;t l'importance du centre allemand au d&#233;triment de l'aile droite (qui entrera en Belgique du Nord et en Hollande). Le GACentre doit percer les d&#233;fenses de la Meuse pour pousser vers Abbeville et l'estuaire de la Somme. Le but est d'isoler les forces fran&#231;aises qui se seraient avanc&#233;es en Belgique. Enfin, le flanc Sud a pour but de fixer les arm&#233;es du Rhin et les d&#233;fenseurs de la ligne Maginot. Le plan est n&#233;anmoins assez dangereux. En effet, faire p&#233;n&#233;trer rapidement d'importantes formations blind&#233;es par les Ardennes, puis s'engager en plein dispositif fran&#231;ais sans protection des flancs est assez audacieux. En revanche, on a assign&#233; pour cette t&#226;che jusqu'&#224; 10 panzer divisionen. Le 10 mai, les allemands sont organis&#233;s comme suit. Au Nord, aile droite, le GAB sous von Bock (29 divisions dont 3 panzer). Le GAA, au centre sous von Rundstedt dispose de 7 Pzd et de 37 divisions. Au sud, le GAC de von Leeb avec 17 divisions. Le centre est donc tr&#232;s puissant. C'est &#224; lui qu'incombe la t&#226;che de prendre par surprise l'ennemi fran&#231;ais tr&#232;s rapidement. Les fran&#231;ais au contraire comptent sur une strat&#233;gie d&#233;fensive. Gamelin est conscient que son arm&#233;e de terre n'est pas pr&#234;te malgr&#233; des efforts au cours de la dr&#244;le de guerre. Mais si les Allemands attaquent, il faudra bien mener la guerre. Le dispositif fran&#231;ais est comme suit. Tout d'abord, le commandant du front Nord-Est a 3 GA (le GA1 sous le g&#233;n&#233;ral Billotte de la mer &#224; Longuyon avec 39 divisions dont 9 britanniques, le GA2 sous Pr&#233;telat l'est de Longuyon jusqu'&#224; S&#233;lestat qui tient les d&#233;fenses de Metz, de la Lauter et du Bas Rhin, enfin, le GA3 veille sur le Haut Rhin. Ces deux derni&#232;res totalisent 43 divisions). De plus, 23 divisions sont tenues en r&#233;serve, dont 6 entreraient en Belgique et les autres d&#233;fendraient la Suisse en cas d'offensive allemande. Pour ce qui est du GA de Billotte, un &#233;l&#233;ment mobile doit p&#233;n&#233;trer en Belgique (Giraud, Blanchard et Corap) avec les troupes les plus modernes dont 3 divisions l&#233;g&#232;res motoris&#233;es, 1 division cuirass&#233;e et 5 divisions d'infanterie motoris&#233;es. De plus, de Givet &#224; Longuyon, appuy&#233;es sur la Meuse et la Chiers, 10 bonnes divisions couvertes par de la cavalerie &#224; cheval et motoris&#233;e qui servent &#224; combler l'espace entre la r&#233;gion fortifi&#233;e et l'&#233;l&#233;ment mobile. On en pensait pas alors que l'on puisse percer par les Ardennes, ou m&#234;me si les Allemands essayaient, on pourrait rapidement les stopper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. 10 mai - 3 juin 1940&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier, le GA de von Bock, avance au Nord afin d'attirer l'attention, tandis que les arm&#233;es du centre avan&#231;aient secr&#232;tement au point de passage, &#224; travers l'Eifel et les Ardennes. Les Allemands l&#226;chent aussi des parachutistes, sur la Haye et les a&#233;rodromes. En 4 jours, l'arm&#233;e de von Bock oblige les Hollandais &#224; se rendre. Giraud n'aura pas pu les aider. La man&#339;uvre Breda a &#233;chou&#233; tandis que la VIIe arm&#233;e est engag&#233;e le long du littoral jusqu'&#224; Flessingue. Du c&#244;t&#233; des Belges, appuy&#233;s sur la ligne Li&#232;ge-Anvers, qui repose sur la Meuse et le canal Albert on retrouve le m&#234;me sc&#233;nario. Deux commandos a&#233;roport&#233;s prennent deux ponts sur le canal, tandis qu'un commando des sapeurs d'assaut prend le fort d'Eben Emael. Pendant, deux PzD sous Hoeppner prennent Maastricht o&#249; le g&#233;nie construit durant la nuit un pont. En une journ&#233;e, la position belge est enfonc&#233;e. Il aurait fallu 5 jours pour que les renforts alli&#233;s ne viennent et ne puissent se poser sur la puissante position entre Louvain et Namur. Les alli&#233;s entr&#232;rent en Belgique le 10 &#224; 6 heures 30 avec en t&#234;te le corps de cavalerie de Prioux, constitu&#233; des 2e et 3e divisions l&#233;g&#232;res motoris&#233;es, qui doivent couvrir, entre la Dyle et le canal, le corps exp&#233;ditionnaire britannique et de Blanchard. Le 11, Prioux est en contact avec les Allemands. Il explique alors au g&#233;n&#233;ral Billotte qu'il faudrait rester sur l'Escaut, lais n'est pas &#233;cout&#233;. Au contraire, les divisions alli&#233;es acc&#233;l&#232;rent leur progression pour occuper la ligne Louvain-namur. Le corps britannique &#224; Dyle, la Iere arm&#233;e doit s'installer le 13 au niveau de la trou&#233;e de Gembloux. En m&#234;me temps, le corps Hoeppner attaque violemment la cavalerie fran&#231;aise. Le 14, une division marocaine, ainsi que la 15e division d'infanterie de montagne, tiennent le canal devant les Panzer pour permettre aux Belges de se replier sur la ligne Louvain-Angers. Au centre, la IXe arm&#233;e occupe la zone de la Meuse jusqu'au confluent de la Bar, tandis que la IIe arm&#233;e occupe la zone entre Sedan et Longuyon. Mais c'est entre Sedan et Dinant, au milieu des deux arm&#233;es, que vont p&#233;n&#233;trer les Panzer qui ont travers&#233; les ardennes. Le groupement blind&#233; von Kleist a deux corps blind&#233;s, le 19e de Guderian a 3 PzD entrer en France par Sedan, tandis que Reinhardt avance sur Montherm&#233;. Au nord, ils ont couverts par le 39e corps avec 2 PzD (dont celle de Rommel). Rommel le premier traversa la Meuse. Il arrive sur la rive droite le 12, il s'infiltre par le canal de l'&#238;le de Houx et attaque en force le 13. Pendant ce temps, &#224; Montherm&#233;, Reinhardt ne peut sortir de la vall&#233;e encaiss&#233;e, bloqu&#233; par une demi brigade de mitrailleurs coloniaux. Le m&#234;me jour, Guderian passe la Meuse soutenu par l'aviation. Gr&#226;ce aux ponts du g&#233;nie, les Panzers retrouvent l'infanterie sur la rive gauche. Le 14, le dispositif fran&#231;ais entre les arm&#233;es Corap et Huntziger. Les contre attaques men&#233;es par petits groupes &#233;chouent. Corap est donc coup&#233; de Sedan, menac&#233; au centre par Reinhardt, au nord par Rommel, il ordonne la retraite sur la fronti&#232;re. Il laisse donc seule la Ie arm&#233;e qui devra se replier sur l'Escaut. En quelques jours, les Allemands partis de Sedan vont isoler les forces alli&#233;es. En 5 jours, Guderian arrive &#224; Abbeville et la baie de la Somme, ce qui impressionne Hitler lui m&#234;me. Saint Omer est atteinte par Reinhardt le 24 tandis que Hoth d&#233;borde Arras le 23. Mais l'infanterie motoris&#233;e a du mal &#224; suivre ce rythme. De ce fait, il y a entre les forces en Belgique et les arm&#233;es que reforme le g&#233;n&#233;ral George un couloir de 100 kilom&#232;tres. Les flancs allemands sont vuln&#233;rables. De Gaulle essaya de conter attaquer sur ces flancs, le 20 mai, avec la 4e division cuirass&#233;e, les 2e et 3e PzD. Le 19, Gamelin r&#233;fl&#233;chit &#224; une man&#339;uvre en tenaille depuis Arras et la Somme pour couper le couloir &#224; son point le plus large. Il est alors, le jour m&#234;me, d&#233;mis de ses fonctions au profit de Weygand. Il reprend l'id&#233;e et ordonne au GA1 de marcher au sud, tandis qui la VIIe arm&#233;e ferait route au sud. Mais le temps joue contre les Fran&#231;ais et il est bient&#244;t trop tard pour &#233;viter l'encerclement. Le 25, lord Gort propose un repli sur Dunkerque alors que l'arm&#233;e belge est violemment prise &#224; parti. Weygand suit cette ordre alors que le groupement Molinier encercl&#233; dans Lille, ne capitulera avec les honneurs que le 1er Juin. A dunkerque, 220000 britanniques et 100000 Fran&#231;ais embarquent. Mais sur les plages ne trouvent 1 million de prisonniers et des tonnes de mat&#233;riels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. Une derni&#232;re chance&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le 20 mai, la situation devient de plus en plus critique pour les fran&#231;ais. En revanche les divisions Panzer, qui ont coup&#233; les communications alli&#233;es des arm&#233;es du Nord, ont avanc&#233; les flancs &#224; d&#233;couvert. Les troupes d'exploitation sont toujours au niveau de la Sambre. L'OKH craint d'ailleurs une nouvelle bataille de la Marne. En effet, il suffirait aux arm&#233;es du Nord de percer vers le sud et des arm&#233;es de la Somme vers le Nord. Cette double offensive permettrait de priver les panzer de ravitaillement. Gamelin pr&#233;voyait des plans en ce sens mais est limog&#233; le 19 mai et remplac&#233; par Weygand. Il faudra 3 jours &#224; ce dernier pour mettre au point un autre plan du m&#234;me type. Le 24, il faudra combler la br&#232;che au niveau de Bapaume, ce qui signifie que dans le m&#234;me temps le front restera statique. Le 21 mai, le commandant du corps exp&#233;ditionnaire britannique, Gort, essaie de r&#233;tablir les communications avec les lignes fran&#231;aises de la Somme, qui se trouvent &#224; 40 kilom&#232;tres, dans une offensive par Arras. Il dispose pour ce faire de deux divisions et d'une brigade blind&#233;e. Rapidement, la situation de la 7e Panzer est critique, et les chars allemands doivent faire demi-tour. Mais du fait du manque de blind&#233;s et puisque l'op&#233;ration de soulagement de Weygand &#233;tait relativement faible, l'ultime chance de victoire s'&#233;vanouissait. Plus le temps passe, plus le plan fran&#231;ais devient impossible &#224; r&#233;aliser. Plus le temps passe, plus le dispositif allemand se constitue et se renforce. Plus le temps passe, plus le r&#233;duit fran&#231;ais se r&#233;tr&#233;cit. En effet, les 9 PzD attaquent au Sud en cercles concentriques, tandis que le groupe von Bock progresse en Belgique. 46 divisions alli&#233;es sont encercl&#233;es, soit 1000000 d'hommes. A cela s'ajoute 1 million de r&#233;fugi&#233;s. Boulogne est aux mains des allemands le 24 mai tandis que le flanc du GA1 est d&#233;couvert. &#171; Les fran&#231;ais tiennent les deux extr&#233;mit&#233;s du front sud. Le gros de la Ie arm&#233;e est comprim&#233;e au sud-est de Lille. A l'ouest, le littoral est d&#233;fendu par deux divisions de s&#233;rie B (60e et 68e DI). L&#224; r&#233;side la cl&#233; du dispositif fran&#231;ais. Si ce point s'effondre, l'encerclement sera total &#187; (Mich&#232;le Battesti). Gort se rend alors compte que le plan Weygand n'est plus qu'une utopie. Les troupes britanniques sont &#224; demi ration, avec 10 jours de munitions pour l'artillerie. Il faut soit se rendre ,soit trouver une solution rapide ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d. Dunkerque (26 mai - 4 juin)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 mai, le War Office anglais ordonne le retrait du mat&#233;riel lourd &#224; partir du Havre. Gort d&#233;cide en parall&#232;le de retirer ses troupes au nord d'Arras. De ce fait, Weygand ne peut plus ex&#233;cuter son plan d'offensive. Gort organise une d&#233;fense en h&#233;risson le long des cours d'eau du nord. Le 25, il ordonne le retrait sur Dunkerque. Le 27, le War Office ordonne le retrait par voie maritime. Les Anglais avaient song&#233; &#224; cette possibilit&#233; tr&#232;s t&#244;t, et commenc&#233; &#224; organiser cela d&#232;s le 19 mai. Churchill avait approuv&#233; un plan consistant &#224; r&#233;unir un grand nombre de navires de toutes tailles vers les ports fran&#231;ais. Au d&#233;part, il fallait d&#233;placer des troupes dans le cadre de la contre offensive. L'amiral Bertram Ramsay avait alors r&#233;quisitionn&#233; une flotte de 126 navires. Le 26 mai &#224; 18 heures 57, commence l'op&#233;ration &#171; dynamo &#187; qui para&#238;t alors n'avoir aucune chance. On pr&#233;voit 45000 hommes en deux jours mais il n'y en aura le premier jour que 7669. Le second, le chiffre est port&#233; &#224; 17804. Mais cela reste tr&#232;s inf&#233;rieur aux pr&#233;visions les plus pessimistes. De plus, les allemands sont encore pr&#233;sents. M&#234;me si les forces de surface n'interviendront pas, les sous marins ( U-Bootes) et les S-Boot (Schnell-Boot) feront des sorties. Mais ce sera la Luftwaffe qui portera l'effort principal. En effet, le 27 mai, 30000 tonnes de bombes incendiaires seront largu&#233;es sur la ville. Les Stukas s'acharneront sur les navires. Les soldats embarquant seront mitraill&#233;s. Vite les op&#233;rations de jour seront annul&#233;es. Enfin, les allemands largueront des mines magn&#233;tiques. Les Anglais ne seront pas en reste et les Spitfire et les Hurricane abattront 133 avions allemands. Heureusement pour les alli&#233;s la mer d'huile favorisera l'op&#233;ration qui durera 9 jours. Et le plafond relativement bas g&#234;nera les mouvements de la Luftwaffe. Deuxi&#232;me &#233;l&#233;ment, les panzer se sont arr&#234;t&#233;s. Depuis le 24 mai, la ligne Lens-Aire-Gravelines n'a &#233;t&#233; travers&#233;e par aucun char. Cette inaction est le r&#233;sultat d'un ordre direct de Hitler, tandis que les officiers sup&#233;rieurs allemands voudraient d&#233;truire les arm&#233;es alli&#233;es. On ne sait pas vraiment ce qui a motiv&#233; cet ordre. Peut-&#234;tre Hitler a-t-il voulu m&#233;nager les Anglais pour leur &#233;viter une humiliation. Mais quoi qu'il en soit, Hitler a commis une erreur majeure. On ne pense alors plus qu'au plan rouge. Pour Hitler, Fall Gelb est termin&#233;. Le second temps de la campagne, c'est &#224; dire prendre &#224; revers la ligne Maginot pour en terminer avec l'arm&#233;e fran&#231;aise. Autre hypoth&#232;se, les Panzer sont ext&#233;nu&#233;s et ont atteint les mar&#233;cages des Frandres, qui effraient le soldat de la WWI qu'est Hitler. C'est donc &#224; la Luftwaffe de G&#246;ring de donner le coup de gr&#226;ce. Dans le m&#234;me temps, Weygand se rend compte u'il ne peut plus contre attaquer. Il ordonne donc &#224; ses arm&#233;es du Nord de se replier. Le but est maintenant de former une t&#234;te de pont solide soutenue par la mer. Mais les Belges, qui devraient soutenir le flanc fran&#231;ais, capitulent rapidement. En effet, le 27 mai, les Belges reculent devant von Bock, ils sot accul&#233;s &#224; la mer et encercl&#233;s de r&#233;fugi&#233;s civils. Le 28 mai &#224; 5 heures, L&#233;opold III ordonne l'armistice. Le GA1 est donc sans protection. La situation empire le 27 mai, quand Hitler annule son ordre. Les panzer repartent &#224; l'assaut avant de partir pour la Somme et l'Aisne. Ils ne sont alors plus qu'&#224; 8 kilom&#232;tres de Dunkerque et pilonnent la ville avec leur artillerie. La position alli&#233;e s'&#233;tend sur plus de 100 kilom&#232;tres de profondeur pour 40 kilom&#232;tres maximum de largeur. Petit &#224; petit, les allemands continuent &#224; avancer et menacent de couper les alli&#233;s de la mer. Le 29 mai, Weygand ordonne le repli g&#233;n&#233;ral et abandonne l'id&#233;e d'une t&#234;te de pont. Mais c'est trop tard : m&#234;me si von Bock exploite mal la capitulation Belge, et m&#234;me si les allemands h&#233;sitent, la chute de Cassel entra&#238;ne le repli (contre l'avis de Weygand) des Anglais. De ce fait, les Anglais abandonnent l'arri&#232;re garde fran&#231;aise. Le 28 mai, d'ailleurs, 6 divisions de la premi&#232;re arm&#233;e sont encercl&#233;es pr&#232;s de Lille. Elles se rendront le 31 mai apr&#232;s une lutte f&#233;roce, ce qui donne un r&#233;pit &#224; Dunkerque. Le g&#233;n&#233;ral W&#246;gner offre tous les honneurs militaires au g&#233;n&#233;ral Molini&#233;, chef de ces divisions fran&#231;aises. La r&#233;ponse de Berlin ne se fera pas attendre et W&#246;gner sera limog&#233;. Le 30 mai au soir, les derniers Anglais ont rejoint la t&#234;te de pont, encombr&#233;e de mat&#233;riel abandonn&#233;. Mais la Luftwaffe ne parvient pas &#224; stopper l'op&#233;ration dynamo. Peu &#224; peu, les &#233;vacuations deviendront plus importantes. Le 29, partiront 47310 hommes, 53823 le 30, puis 68014 le 31. Ils seront d&#233;barqu&#233;s &#224; Douvres. Pour ce faire, les Britanniques usent d'une logistique impressionnante. Un brise lames de 1500 m&#232;tres est improvis&#233; en navires, d'o&#249; partiront les trois quarts des effectifs. Il existe aussi d'autres points d'&#233;vacuation &#224; l'est de Dunkerque. La Royal Navy fait appel &#224; toutes les embarcations disponibles et &#224; tous les hommes (p&#234;cheurs, retrait&#233;s ...). De plus, 300 navires de guerre et de commerce fran&#231;ais participent activement &#224; l'op&#233;ration. Une fois que les soldats sont dans le navire, on rejoint Douvres par la route Z, longue de 39 milles. Mais du fait de la proximit&#233; de l'artillerie allemande (la route longe la c&#244;te), une route Y de 87 milles est organis&#233;e. Cette fois, c'est les S-Boot patrouilleurs lance torpilles, qui rendent dangereux ce point de passage. Apr&#232;s le 29 mai, une route X (55milles) est dragu&#233;e et s&#233;curis&#233;e. Le 31 mai, 165000 soldats seront &#233;vacu&#233;s mais seulement 15000 Fran&#231;ais. En effet les soldats fran&#231;ais sont refoul&#233;s voire jet&#233;s &#224; la mer. Le m&#234;me jour, se tient une rencontre &#224; Paris entre Churchill, Weygand et Reynaud. Pour le premier, la France est virtuellement vaincue. Les propos sont en revanche pleins de &#171; g&#233;n&#233;rosit&#233; &#187;. Churchill par exemple insiste pour que les Fran&#231;ais embarquent les premiers et que les Anglais assurent la d&#233;fense !!! Mais il est vrai que le 1er juin, 35013 fran&#231;ais sont &#233;vacu&#233;s avec 29416 Anglais. Falgade, commandant des troupes de d&#233;fense du p&#233;rim&#232;tre de Dunkerque, se bat avec acharnement et bravoure. Mais vite on se rend compte que ce ont les Fran&#231;ais qui sont la derni&#232;re ligne de d&#233;fense. A 3 contre 1, les fran&#231;ais r&#233;sistent et m&#234;me si les Allemands progressent, ils ne percent pas. Entre le 3 et le 4 juin, l'arri&#232;re garde fran&#231;aise est embarqu&#233;e, tandis que les Allemands p&#233;n&#233;traient dans les faubourgs de Rosenda&#235;l. L'organisation Anglaise est une fois de plus exemplaire : les navires doivent aller si vite qu'ils ne jettent pas d'amarres. A 3 heures 30, le dernier navire appareille. Ainsi, m&#234;me si 30000 Fran&#231;ais n'ont pas &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s et sont rest&#233;s sur la plage, 342618 franco-anglais auront &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s (1/3 de Fran&#231;ais). Mais les pertes auront &#233;t&#233; lourdes : 2% des soldats embarqu&#233;s auront &#233;t&#233; tu&#233;s, 250 navires coul&#233;s (sur 860), dont 6 destroyers sur 39, 5 torpilleurs et deux contre torpilleurs fran&#231;ais. Dunkerque est un exploit de logistique et de courage. Mais 3 arm&#233;es fran&#231;aises ont &#233;t&#233; d&#233;truites, tout comme l'arm&#233;e Belge, et le corps exp&#233;ditionnaire anglais. En chiffres, les alli&#233;s ont perdu 1200000 hommes dont beaucoup de prisonniers, tandis que les allemands ont perdu 10255 tu&#233;s, 8543 prisonniers et 42523 bless&#233;s. Pour finir, entre le 4 juin et le 25 juin, au cours de l'op&#233;ration Aerial, 191900 personnes seront &#233;vacu&#233;es de France pour &#233;chapper aux Allemands. Cela d&#233;montre l'importance du contr&#244;le de la mer. Mais en m&#234;me temps, la France agonise...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;e. L'avance de la 7e Panzer de Rommel&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au 5 juin, Rommel (avec la 7e Panzer), se trouve dans la r&#233;gion de Flix&#233;court et Bourdon ,au nord du canal de la Somme. Les 19 et 20 mai, les ponts d'Amiens &#224; la mer ont &#233;t&#233; d&#233;truits sauf deux ponts de chemins de fer, oubli&#233;s par les d&#233;molisseurs, qui se trouvent dans le secteur de Rommel. Ce dernier ordonne d'enlever les rails pour laisser passer ses chars. En face, des soldats s&#233;n&#233;galais. Les allemands qui travaillent sont hors de vue des coloniaux. Les d&#233;fenseurs n'ont pour se d&#233;fendre qu'un canon AC de 25 mm. Mais ils tiennent. M&#234;me si les panzer percent au Sud, dans une vall&#233;e morte, Hangest, point d'appui principal des S&#233;n&#233;galais, tient toujours. L'attaque d'un bataillon blind&#233; &#233;choue du fait du terrain (les moteurs calent), mais Rommel envoie vite des automoteurs de 150 mm pour pr&#233;parer une attaque d'infanterie. A la fin de la matin&#233;e, la ville est investie. Les panzer attaquent alors vers le sud, d&#233;bouchant sur le plateau qui va de la Somme &#224; la Seine. Ils sont accueillis par l'artillerie lourde fran&#231;aise et par des S&#233;n&#233;galais cach&#233;s dans chaque bosquet. Le point de Quesnoy-sur-Airaines a &#233;t&#233; solidement fortifi&#233;, et il faudra attendre l'arriv&#233;e des Panzer IV pour les d&#233;loger. Le 6 juin, durant la nuit, les fran&#231;ais ont contre attaqu&#233; avec des chars, d&#233;truisant une batterie de 88. Mais &#224; partir de 10 heures, Rommel avance d&#233;ploy&#233; sur 2 kilom&#232;tres et profond de 20. La Xe arm&#233;e du g&#233;n&#233;ral Altmayer est coup&#233;e en deux, la ligne Weygand est perc&#233;e. Les Fran&#231;ais se rendent alors bien compte qu'ils n'ont plus aucune chance de boucher la faille. Le 7 juin, Rommel entre en Normandie, et seul la rivi&#232;re Andelle le coupe de Rouen. Mais cette ligne est d&#233;fendue par des &#233;l&#233;ments franco-britanniques. La 7e Panzer &#233;choue d'abord &#224; Sigy mais le 8 juin perce et fonce sur Rouen. Rommel tombe sur une colonne blind&#233;e britannique mais le soir, il n'est plus qu'&#224; 8 kilom&#232;tres de la ville. Rommel d&#233;cide alors de capturer deux ponts sur la Seine, en fon&#231;ant sur Elbeuf. Les paysans qui les voient passer les prennent pour des Anglais, et les acclament puisque les Allemands ne pourraient pas &#234;tre d&#233;j&#224; l&#224; !!! Le bataillon de motocyclistes de la division est envoy&#233;e pour capturer les ponts. Puis Rommel perd tout contact avec eux. Il se rend sur place et se rend compte qu'ils n'ont toujours pas attaqu&#233;. Mais alors qu'il leur redonne l'ordre de prendre les ponts, ces derniers sont d&#233;truits. Le 25e r&#233;giment Panzer se dirige alors vers Boos, tandis que Rouen est prise par la 5e Panzer. Rommel pr&#233;pare ensuite une offensive contre le IXe corps d'arm&#233;e fran&#231;ais, et la 51e division britannique. La chute de Rouen a rendu leur position tr&#232;s risqu&#233;e. Ils manquent d'&#234;tre encercl&#233;s et leur seule chance de salut r&#233;siderait en une retraite de 100 kilom&#232;tres vers le Havre. Et Rommel est bien d&#233;cid&#233; &#224; leur couper la retraite. El&#233;ment d&#233;cisif, les alli&#233;s vont &#224; 20 kilom&#232;tres par jour alors que Rommel va &#224; 40 kilom&#232;tres par heure. Le 10 au matin, les engins de reconnaissance allemands sont en vue de la Manche, aux Petites-Dalles, encerclant 50000 soldats alli&#233;s. La solution pour les g&#233;n&#233;raux Ihler et Fortune r&#233;siderait en un r&#233; embarquement. Dans cette poche fran&#231;aise, il existe deux ports, Saint Val&#233;ry et Dieppe. Mais le second a &#233;t&#233; rend impraticable par les fian&#231;ais pour qu'il ne tombe pas aux mains des Allemands. Il faut donc tenir jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des navires alli&#233;s. Le 10, deux destroyers britanniques sont atteints par l'artillerie allemande alors que Rommel renforce sa position. Il occupe une falaise qui domine le port, d'o&#249; on artillerie et ses mitrailleuses pionneront les Alli&#233;s. Malgr&#233; la d&#233;fense acharn&#233;e des alli&#233;s, la poche de r&#233;tr&#233;cit inexorablement. Fortune annonce au War Office que la seule chance de s'en sortir consiste en une &#233;vacuation maritime la nuit du 11 au 12 juin. Rommel se rend compte de ce qui va se passer et fait accro&#238;tre la pression sur les alli&#233;s. Les Franco-britanniques profitent du brouillard pour se cacher et attendent les navires de secours. Ils ne viendront pas ... Ihler capitule le 12 juins &#224; 8 heures, Fortune le m&#234;me jour &#224; 11 heures. En effet, les 3 bataillons &#233;cossais, priv&#233;s de l'appui des Fran&#231;ais et d'armement lourd, ne peuvent plus r&#233;sister. Les Allemands auront captur&#233; 12 g&#233;n&#233;raux, 46000 hommes, 100 canons, 58 chars, 368 mitrailleuses et plus de 1000 camions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;f. L'effondrement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lendemain de Dunkerque, Weygand ne dispose plus que de l'&#233;quivalent de 71 divisions. La Luftwaffe domine le ciel alors que 139 divisions allemandes se r&#233;organisent afin de reprendre l'offensive. Le 29 mai, les troupes motoris&#233;es et blind&#233;es quittaient Dunkerque pour &#234;tre le fer de lance de la seconde phase de l'op&#233;ration. En face, Weygand compte sur le terrain et les lignes d'eau pour retarder le choc pr&#233;visible. Le nouveau front passe par la Somme, le canal Crozat, l'Ailette et l'Aisne jusqu'&#224; Vouziers puis reli&#233; &#224; la Ligne Maginot par Montm&#233;dy. Le front n'est pas d'&#233;gale qualit&#233;. Si le front sur l'Aisne existe depuis mai, le front de la Somme est assez faible, plus encore car les Allemands ont cr&#233;&#233; des t&#234;tes de pont sur la rive sud. Malgr&#233; les contre attaques, rien ne peut &#233;branler ces avant gardes allemandes. Weygand propose alors une tactique en h&#233;risson : des points d'appui laissent passer les chars mais bloquent l'infanterie d'exploitation. D&#233;but juin, c'est ce qui se met en place alors que le g&#233;n&#233;ral en chef essayait de reconstituer deux groupements blind&#233;s autour des 1er et 3e Divisions Cuirass&#233;es. Il faudrait poss&#233;der des troupes pouvant attaquer sur les flancs les colonnes de Panzer. L'offensive reprit le 5 juin. A ce moment l'organisation de l'arm&#233;e allemande a &#233;t&#233; modifi&#233;e : l'arm&#233;e du Rhin passe &#224; 24 divisions, la GAB de von Bock (qui devra attaquer Paris et la Basse Seine) compte &#224; pr&#233;sent 41 divisions et 6 PzD et le GAA de von Rundstedt (qui doit prendre &#224; revers la ligne Maginot) se voit attribu&#233; 41 divisions et 4 PzD. Au jour fix&#233; pour lancer l'offensive , le GAB attaquait le GA3 (20 divisions). Mais si la 7e arm&#233;e du g&#233;n&#233;ral Fr&#232;re r&#233;siste, la 10e arm&#233;e est enfonc&#233;e par Hoth d&#232;s le 6. Le 9 Rommel atteint la Seine. Manstein avec son 18e corps d'infanterie motoris&#233;e fait tout aussi vite. Le 9, le GAA attaque. La 12e arm&#233;e est bloqu&#233;e par De Lattre de Tassigny et Aublet entre l'Argonne et Rethel. Mais &#224; l'ouest de Rethel, La PzD de Guderian cr&#233;&#233;e une t&#234;te de pont. Le groupement blind&#233; Buisson contre attaque et ralentit un moment l'avance allemande, mais &#224; l'ouest le front s'&#233;croule. Le 10, l'arm&#233;e allemande atteint la Meuse. De ce fait, la ligne de l'Aisne doit &#234;tre recul&#233;e en direction des monts de Champagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir du 10 juin, la guerre est virtuellement termin&#233;e. L'arm&#233;e fran&#231;aise est en retraite sur toute la largeur du territoire , sans r&#233;serves. Toutes les division sont d&#233;sorganis&#233;s et m&#233;lang&#233;es &#224; des milliers de r&#233;fugi&#233;s. Le 12 juin, Weygand annonce au conseil des ministres que la guerre est perdue et que &#171; la cessation des hostilit&#233;s s'impose &#187;. En r&#233;alit&#233;, le GA2 malgr&#233; des pr&#233;l&#232;vements constitue encore une &#171; ensemble homog&#232;ne &#187;, et le front italien tient pied &#224; pied. Mais l'avance allemande est tr&#232;s rapide, dans toutes les directions. Hoth force la Basse-Seine le 13 juin. Le m&#234;me jour, von Kleist d&#233;borde Paris et prend les ponts de Nogent et de Romilly. Le 14 La &#171; ville ouverte de Paris &#187; est occup&#233;e. Hoth prend la route de la Bretagne et de Cherbourg o&#249; les Anglais rembarquent le 18 avant que la garnison se rende le 19. Plus &#224; l'est, la 12e Arm&#233;e et Guderian avancent &#233;galement tr&#232;s vite. Chaumont est prise le 14, Besan&#231;on et Vesoul le 16, la fronti&#232;re Suisse le 17. Le GA2 est isol&#233; dans les Vosges attaqu&#233; par le GAC depuis la Sare le 14 et la Rhin le 15 (voir bataille du Rhin). Au centre, mis &#224; part dans le cas de la r&#233;sistance des ponts de Saumur, la Seine et la Loire sont rapidement franchies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P&#233;tain devient pr&#233;sident du conseil apr&#232;s la d&#233;mission de Paul Reynaud. Il d&#233;bute les n&#233;gociations le 17. Le 21 &#224; Rethondes une d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise &#171; prend connaissance des conditions d'armistice &#187;. Elles seront sign&#233;es le lendemain. Le GA2 a tenu jusqu'au dernier moment. Les garnisons de la Ligne Maginot ne d&#233;poseront les armes que d&#233;but juillet. Dans les Alpes et sur l'Is&#232;re, la 6e arm&#233;e (g&#233;n&#233;ral Olry) se bat jusqu'au 25, au moment o&#249; les Italiens et les Allemands la prennent &#224; revers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VI. L'Armistice&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but juin 1940, la France est d&#233;sorganis&#233;e et sur le point d'&#234;tre vaincue. Il n'y aura pas de nouvelle bataille de la Marne. Les milliers d'actes h&#233;ro&#239;ques ne compensent pas les pertes &#233;normes. Le 16 juin, Reynaud d&#233;missionne, esp&#233;rant peut-&#234;tre que Lebrun (pr&#233;sident de la R&#233;publique) le rappelle dans un nouveau cabinet dont seraient &#233;limin&#233;s tous les partisans d'un arr&#234;t des combats. Mais c'est P&#233;tain qui fut appel&#233;. Ce dernier fit tout pour communiquer avec l'Allemagne et l'Italie. Le 17, P&#233;tain annonce &#224; la radio : &#171; L'heure est venue de cesser le combat &#187;. Cette phrase a fait sensation car sous-entendait que des milliers de soldats sont morts pour rien. Il y avait alors 3 solutions :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'armistice qui engageait le gouvernement.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la capitulation de l'arm&#233;e (punie de mort par le code militaire fran&#231;ais car d&#233;shonorante).
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La continuation de la guerre avec les colonies, la marine ..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde alternative &#233;tait impensable. Un accord franco-britannique du 28 mars 1940 avait fix&#233; que les deux pays ne pourraient conclure ni armistice, ni paix s&#233;par&#233;e. Les anglais y consentiraient si la marine et l'aviation quittaient la France pour l'Afrique ou les ports britanniques. Le probl&#232;me est que si la France continuait la guerre en Afrique, Hitler pourrait franchir l'Espagne et envahir l'Afrique du Nord. Le 18 juin 1940, De Gaulle fit un discours &#224; la BBC pour que la France continue le combat. Mais il &#233;tait seul. De son c&#244;t&#233;, Mussolini voulait sa part du g&#226;teau. Les Allemands ne voulaient pas d'une paix mais d'un armistice. L'armistice entre la France et l'Allemagne est sign&#233; le 22 juin &#224; 18 heures 30 en for&#234;t de Compi&#232;gne dans le wagon de l'armistice de 1918. Le 23 juin, les pl&#233;nipotentiaires fran&#231;ais arrivent &#224; Rome, l'armistice sera sign&#233;e le lendemain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 45 jours, l'arm&#233;e Allemande a d&#233;truit 8 divisions hollandaise, 22 belges, 9 britanniques et 94 fran&#231;aises. Les arm&#233;es britanniques ont pu &#234;tre rembarqu&#233;es mais tout leur mat&#233;riel est rest&#233; aux mains des Allemands. Toutes les c&#244;tes de la Norv&#232;ge au golfe de Gascogne sont occup&#233;es par les forces allemandes. C'est donc une pique &#233;vidente en direction de la Grande Bretagne. Une fois de plus, la Blitzkrieg a montr&#233; son efficacit&#233;. Pouss&#233; par le temps, Hitler a du chercher rapidement la d&#233;cision et a pour cela forg&#233; une puissante machine de guerre. A cela s'ajoute un plan audacieux qui a cr&#233;&#233; la surprise initiale. Mais il ne faut pas oublier que la France s'est battue. Il y a eu 90000 morts en 40 jours. C'est donc beaucoup plus que durant la premi&#232;re guerre en un mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une troisi&#232;me phase</title>
		<link>http://www.lehistoire.net/spip.php?article58</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G. Sevin</dc:creator>



		<description>LES SOUS MARINS ALLEMANDS DEVANT LA COTE AMERICAINE TROISIEME PHASE DE LA GUERRE JANVIER-JUILLET 1942. La flotte am&#233;ricaine fut attaqu&#233;e le 7 d&#233;cembre 1941 par les Japonais. Ils d&#233;truisirent 8 cuirass&#233;s, 3 croiseurs, 3 destroyers et 150 avions. Ce fut la surprise. M&#234;me Hitler ne fut pas inform&#233;. Cette attaque changera le cours de la bataille de l'Atlantique. Hitler leva ses ordres concernant l'Am&#233;rique. Ce fut la d&#233;claration de guerre. Les allemands prennent contact avec leurs nouveaux alli&#233;s. Ces (...)

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&lt;a href="http://www.lehistoire.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;La bataille de l'Atlantique&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LES SOUS MARINS ALLEMANDS DEVANT LA COTE AMERICAINE TROISIEME PHASE DE LA GUERRE JANVIER-JUILLET 1942.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La flotte am&#233;ricaine fut attaqu&#233;e le 7 d&#233;cembre 1941 par les Japonais. Ils d&#233;truisirent 8 cuirass&#233;s, 3 croiseurs, 3 destroyers et 150 avions. Ce fut la surprise. M&#234;me Hitler ne fut pas inform&#233;. Cette attaque changera le cours de la bataille de l'Atlantique. Hitler leva ses ordres concernant l'Am&#233;rique. Ce fut la d&#233;claration de guerre. Les allemands prennent contact avec leurs nouveaux alli&#233;s. Ces derniers coulaient le Repulse et le Prince of Wales. Maintenant le F&#252;hrer voulait envoyer ses U-Bootes dans les ports de la c&#244;t&#233; am&#233;ricaine, et m&#234;me au Japon. Le probl&#232;me pour les alli&#233;s c'est le nombre de marins. Donc Hitler ordonna de faire p&#233;rir le plus de marins possible, sans avertissement et de tuer les survivants &#224; la mitrailleuse. Les japonais approuv&#232;rent. L'ordre fut donn&#233; tardivement, le 14 ami 1942 mais Reader refusa. Il expliqua que pour atteindre ce but, il faut perfectionner les torpilles et qu'il ne peut demander cela &#224; ses &#233;quipages... Il faut maintenant faire une action d'&#233;clat en Am&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. L'op&#233;ration Paukenschlag (13 janvier-28 f&#233;vrier 1942)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but d&#233;cembre, 5 sous marins de types IX B et C devaient quitter Lorient. Les ordres de missions et la destination devaient rester inconnues. On y accumulait torpilles et ravitaillement. Les commandants des U66, 130, 123, 109 et 125 furent convoqu&#233;s &#224; Kern&#233;vel par Donitz. Il rencontrait Zapp, Kals, Hardegen, Bleichrodt et Folkers. Leur mission &#233;tait d'op&#233;rer le long des c&#244;tes am&#233;ricaines, o&#249; les conditions seront favorables. Il faut exploiter l'inexp&#233;rience am&#233;ricaine avant la formation des convois. Il faut &#171; demeurer invisible &#187; et n'attaquer que des navires de guerre ou des navires de plus de 10000 tonnes. La travers&#233;e se fera &#224; allure &#233;conomique et tous les SM navigueront s&#233;par&#233;s. En revanche, les SM type XIV, ravitailleurs, ne sont pas pr&#234;ts. L'op&#233;ration &#171; Coup de timbales &#187; allait commencer. Il fallait attaquer la nuit et en surface.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La destination fut : U66, cap Hatteras, U123, sud de New York, l'U125, port de NY, U109, Halifax et U130, estuaire St Laurent. Chaque commandant &#233;tait libre de faire la guerre &#224; sa mani&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On f&#234;ta le nouvel an en mer. En 1941, la flotte des U-Bootes se montait &#224; 91 unit&#233;s, dont 23 en m&#233;diterran&#233;e, 6 &#224; l'ouest de Gibraltar et 5 dans la mer de Norv&#232;ge. Seuls 55 dans l'Atlantique dont 60% dans les bases. 22 SM &#233;taient en fonction, dont la moiti&#233; en route vers leurs points de patrouille. 10 se trouvaient en action. Le 9, Donitz demandait 12 SM devant les c&#244;tes am&#233;ricaines, dont les 6 IX de Gibraltar. La demande fut rejet&#233;e. Il ne restait donc que 5 unit&#233;s pour participer &#224; cette op&#233;ration. Cette derni&#232;re permettrait de reprendre l'offensive dans l'Atlantique, qui &#233;tait stopp&#233;e depuis des semaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'attaque commen&#231;a le 13 janvier. Hardegen, le premier ouvrit le feu le 11 et coula le Cyclops. Le 13 au soir il arriva devant New York et vit le spectacles des lumi&#232;res et des gratte ciels. Il envoya un message disant qu'avec deux mouilleurs de mines, et des sous marins, il aurait coul&#233; 20 navires en une seule nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fond &#233;tant peu profond, les am&#233;ricains ne pensaient pas qu'un SM pouvait les attaquer. C'est pourquoi, le jour il se tapit sur le fond sablonneux et la nuit, attaquait en surface. Le 14, il coulait vapeur Norness, le 15 le p&#233;trolier Co&#239;mbra, le 17 le San Jos&#233;. Puis il descendit jusqu'au cap Hatteras o&#249; il arriva le 19 janvier. Le 19, il attaque au cap Hatteras, ayant encore 5 torpilles. Il attaque un cargo de 4000 tonnes &#224; 800 m&#232;tres mais le rate, il le suite alors et le coule d'une seconde torpille. Il s'approche &#224; 250 m&#232;tres du suivant et coule un second. Puis au canon en incendie un autre. Ce dernier signale son attaque tandis que le diesel du SM est en panne. A 450 m&#232;tres, il torpille un autre cargo et le coule. La Malay, qui &#233;teint son incendie sera coul&#233; ensuite. Hardegen aura coul&#233; 100000 tonnes. Pourchass&#233; par un tanker Osmos II, il r&#233;ussit &#224; s'&#233;chapper. Toutes torpilles lanc&#233;es, il retourne &#224; sa base, cherchant encore un dernier navire &#224; couler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. Le Dimanche 25 janvier 1942&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui Hardegen rencontre un petit navire lourdement charg&#233;. Il est n&#233;anmoins bien arm&#233;. Il le suit donc et au dernier moment, fait surface et lui tire dessus. Malheureusement, le percuteur de la mitrailleuse casse mais les allemands mettent hors de combat les canons du navire. Le Culebra est en feu et bient&#244;t coulera. Le 27 janvier, on aper&#231;oit un tanker avec une lourde pi&#232;ce de 12 centim&#232;tres. Il l'attque avec son 37mm, son 10,5 et sa mitrailleuse, et &#233;puise presque toute ses munitions. Mais le navire chavire et coule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autres capitaines furent aussi heureux : Zapp 5navires 33000 tonnes Kals 6 navires 36000 tonnes Bleichrodt 4 navires 24700 tonnes Folkers 1 navires 5666 tonnes Soit au total 16 navires 100879 tonnes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Hardegen, le coup de cymbale a co&#251;t&#233; aux am&#233;ricains 25 navires, soit 158585 tonnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois autres SM arriv&#232;rent ensuite et coul&#232;rent 11 navires, soit 77518 tonnes. Il s'agit de l'U106, U107 et U103. D'autres navires, les U552, U203 et U86 avaient &#233;t&#233; envoy&#233;s en Nouvelle Ecosse o&#249; l temps &#233;tait mauvais. Les r&#233;sultats furent &#233;galement mauvais, 6 navires et ils furent envoy&#233;s dans ls A&#231;ores. En effet, le temps fit un certain nombre d'avaries aux SM. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. La fin de l'U581 (2 f&#233;vrier 1942)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les capitaines n'avaient pas la valeur d'Hardegen. D'autres &#233;taient plus malchanceux, c'est la cas de Pfeiffer. L n'&#233;tait pas aim&#233; de ses matelots, et &#233;tait intransigeant. Il re&#231;ut l'ordre de Donitz d'aller rejoindre l'U402 dans les A&#231;ores. Ils se rencontr&#232;rent l e 2 f&#233;vrier &#224; l'entr&#233;e du d&#233;troit de Fayal. Sa seule victoire est un chalutier, et il utilisa 3 torpilles !!! Aper&#231;u par 3 destroyers, il &#233;vita une torpille et plongea. Trop profond, il remonta, puis de peur d'&#234;tre &#233;peronn&#233;, replongea. Mais le U-Boote &#233;chappait alors &#224; tout contr&#244;le et plongea &#224; 170 m&#232;tres. Il &#233;mergea alors que les bateaux allaient partir et l'&#233;quipage fut fait prisonnier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IV. La mer des Antilles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tandis que Donitz se battait pour avoir le plus de sous marins possible dans l'Atlantique, l'objectif du F&#252;hrer changea le 12 mars. Il voulait stopper les navires en direction de l'URSS. Alors que Donitz pr&#244;nait la bataille dans l'Atlantique, Reader le soutenant, elle continuait dans la mer des Antilles. Milieu janvier, Donitz envoya 5 grands SM dans la mer des Antilles, qui devaient op&#233;rer devant les ports du Venezuela, Aruba, Cura&#231;ao et presque &#238;le de Paraguana (U67, U156 et U502) ou aux points focaux de Trinidad et Ste Lucie (U129 et U161). Ils devaient op&#233;rer individuellement. Les trois premiers arriv&#232;rent devant le Venezuela le 13 f&#233;vrier, navigant de 3 &#224; 5 kilom&#232;tres de la c&#244;te. Le 14, L'U502 coula d'une torpille un p&#233;trolier. Le 16 il coula les p&#233;troliers britanniques Tia Juana, San Nicolas et le v&#233;n&#233;zu&#233;lien Monagos. Mais le 16 au soir, l'U156, apr&#232;s avoir lac&#233; 4 torpilles &#233;mergea pour attaquer au canon. En quelques minutes, les canonniers &#233;taient &#224; leurs pi&#232;ces. Les canons de 37 et de 105 sont par&#233;s... Mais le canon de 105 &#233;clata, tuant un jeune marin. On ne saura jamais pourquoi. Le 18, il coula le p&#233;trolier Delplata avec 6 torpilles !!! Mais une fois le canon r&#233;par&#233;, ce dernier coula le La-Carri&#232;re et le Macgregor ainsi que l'Oregon. Les autres SM eurent aussi des succ&#232;s, l'U161 coula deux grands navires &#224; Port of Spain et un &#224; Port Castries. Entre les deux, il coula le Circe Shell. Ils auront sem&#233; le trouble dans un secteur tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V. La r&#233;action des am&#233;ricains&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des citoyens am&#233;ricains ont vu dans leurs ports leurs navires en flammes. C'est &#233;tait assez. Au d&#233;but, les moyens &#233;taient d&#233;risoires, quelques dirigeables et avions civils qui constituaient la Civil Air Patrol. Mais la d&#233;fense s'organisa tr&#232;s vite, les convois suivirent la c&#244;te, des filets furent install&#233;s et des navires civils arm&#233;s. Mais il n'y avait que deux patrouilleurs et deux chasseurs de sous marins. Mais on en commanda 40 de chaque. Mais heureusement, d&#233;but mars, 24 chalutiers arm&#233;s et 10 corvettes anglaises arriv&#232;rent &#224; l'aide des am&#233;ricains. Bient&#244;t, le Atlantic Fleet Anti-Submarine coop&#233;rera avec les scientifiques. En f&#233;vrier 1942, les pertes sont &#233;normes, surtout en p&#233;troliers. Il fallait faire un effort consid&#233;rable, rendu possible par les ressources de l'industrie am&#233;ricaine. De plus, les savants devaient trouver de nouveaux explosifs et moyens de d&#233;tection... Mais le nombre d'escorteurs et d'avions augmentait rapidement. Les soldats am&#233;ricains accept&#232;rent m&#234;me de se faire instruire par des soldats anglais dans leurs bases des Bermudes, de Guantanamo et de Recife. On coupa l'Atlantique en deux, l'ouest pour les am&#233;ricains et l'est pour les anglais. Mais Donitz se sert habilement de ses U-Bootes pour attaquer les points faibles. M&#234;me les canadiens participent en prot&#233;geant les convois lents. Les anglais intensifi&#232;rent leur lutte contre les sous marins, ils construisirent des SM anti SM, qui d&#233;truisirent 4 SM italiens et 1 allemand en 1942. On rempla&#231;a le TNT par le torpex, qui permettra de construire des grenades d'avion plus l&#233;g&#232;res. On inventa de nouvelle grenades qui port&#232;rent &#224; 6 puis &#224; 16 m&#232;tres. On trouve aussi les hedgehogs, lance roquettes navales qui portent &#224; 270 m&#232;tres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les radars sont am&#233;lior&#233;s et le nombre d'op&#233;rateurs comp&#233;tents augmenta tr&#232;s vite. Leur port&#233;e augmenta, ainsi que leur d&#233;finition. Le projecteur Leigh Light est maintenant au point, et les avions re&#231;urent aussi des radars. Les anglais, malgr&#233; leurs lourdes pertes, sont confiants ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VI. SM ravitailleurs sur les c&#244;tes am&#233;ricaines&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; le petit nombre de SM, Donitz les fit attaquer et attaquer les USA sans rel&#226;che En avril 1942, les U123, 124, 552, 203 et 160 allaient op&#233;rer dans le secteur. Hardegen (U123) devait couler le 22 mars le p&#233;trolier Muskogee, puis le 24 le Empire Steel. Le 27 il rencontra l'Atik, navire am&#233;ricain arm&#233; et le coula au canon et &#224; la torpille. Le 2 avril, il arrivait au cap Hatteras. Il y coula le Liebre, p&#233;trolier am&#233;ricain. Puis il endommagea les p&#233;troliers Oklahoma, Esso Baton Rouge, et coula l'Esparta et le Gulfamerica. Le 23 avril, il retournait en Allemagne, et apprit qu'il avait re&#231;u la Croix de fer avec feuilles de ch&#234;ne. Les 4 autres sous marins coul&#232;rent 28 navires soit 182000 tonnes. Le plus grand succ&#232;s fut le torpillage de l'Ulysses de 14700 tonnes coul&#233; le 11 avril par l'U160. Ainsi naquit une nouvelle s&#233;rie d' &#171; as &#187;. Les italiens coul&#232;rent aussi : les Tazzoli, Finzi et Morosini coul&#232;rent 15 navires et les hommes de l'amiral Parona, les Melpomene et Stangarth&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais d&#232;s avril, le nombre de U-Bootes coul&#233;s diminuait fortement. En effet, les navires arm&#233;s dissuadaient presque tous les lieutenants, sauf Hardegen. En mars ils coul&#232;rent 834000 tonnes soit 273 navires. De plus, l'amiral King chef de la marine am&#233;ricaine, envoya beaucoup de navires contre les japonais. Il manquait des corvettes pou prot&#233;ger les convois et suivre les U-Bootes. De plus Donitz jouait aux &#233;checs avec ses navires, dont les U68 et U505. Mais l'arriv&#233;e de Milchk&#252;he expliqua la recrudescence des destructions. Le premier, l'U459 ravitailla l'U108 le 22 avril, ce qui lui permit de couler 5 navires dans le golfe du Mexique, soit 32000 tonnes. Les SM allaient en groupe autour de ce ravitailleur. Mas le risque tait une attaque a&#233;rienne. Donitz &#233;tait au courant de leur position, du fuel donn&#233; ... Une fis le ravitaillement termin&#233;, l'U459 retourna &#224; sa base. Le maintien de 18 U-Bootes permit d'accro&#238;tre encore plus les destructions&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VII. La myst&#233;rieuse fin de quatre U-Bootes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois SM disparurent entre f&#233;vrier et avril, les U82, 587 et 252. Se trouvant dans le carreau BE, ils disaient attaquer un convoi puis disparurent. On pense &#224; un convoi pi&#232;ge. Donitz ordonna alors de faire attention dans ce carreau. De plus, l'U85 disparut &#233;galement. A ce moment de la bataille, Donitz avait 299 unit&#233;s, mais seulement 77 op&#233;rationnelles. Au final, il n'en reste que 20 dans l'Atlantique. L'amiral Sous Marin suivait pas &#224; pas ses engins. IL savait que l'u(-&#8216; et l'u333 &#233;taient en Floride et coulaient. Le U333 de Cremer &#233;tait un miracul&#233; car il surv&#233;cut &#224; un grenadage, endommag&#233; mais vivant. Les am&#233;ricains savaient ce qui &#233;tait arriv&#233; aux 4 SM.L'U82, apr&#232;s avoir torpill&#233; le destroyer anglais Belmont, attaqua un convoi et fut coul&#233; par le Rochester et le Tamarisk. IO fut rep&#233;r&#233; gr&#226;ce au radar. L'U587 fut coul&#233; gr&#226;ce au radar par les escorteurs Leamington, Grove et Volunteer, le 27 mars. L'U252 fut rep&#233;r&#233; par le radar du Stork et du Vetch et fut coul&#233; le 14 avril. Le m&#234;me jour, l'U85 fut coul&#233; par l'am&#233;ricain Roper. De ces 4 drames, il n'y aura aucun survivant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VIII. La corvette fran&#231;aise Mimosa&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les convois de l'Atlantique n'ont pas &#233;t&#233; attaqu&#233;s depuis novembre 1941. Mais gr&#226;ce aux SM ravitailleurs et devant le durcissement am&#233;ricain, Donitz d&#233;cida de reprendre la lutte dans ce secteur. Plusieurs &#233;missions anglaises ont &#233;t&#233; capt&#233;es et d&#233;cod&#233;es. On donna donc l'ordre au groupe Hecht d'en intercepter un. Entre les 11 et 12 mai, l'U569, avec l'U124 et l'U94 coul&#232;rent 5 navires. Puis ce dernier coula encore deux navires. De leur c&#244;t&#233;, les U156, 507 , 506 et564 coul&#232;rent plus de 20 navires le long des c&#244;tes du Venezuela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, l'ONS 100 &#233;tait entre l'Irlande te Terre Neuve. Il &#233;tait prot&#233;g&#233; par les corvettes canadiennes Chambly, Buctouche, Nasturtium et Dianthus et les fran&#231;aises Mimosa et l'Aconit. Les fran&#231;ais &#233;tait en queue du convoi. Le 9 vers une heure, le Mimosa es torpill&#233; une premi&#232;re fois ,puis une seconde. L'Aconit vient &#224; son aide mais ne peut rattraper le SM. C'&#233;tait l' U124. Les nuits suivantes l'U94, l'U569 et l'U124 poursuivirent l'attaque et coul&#232;rent 4 navires soit 20000 tonnes. Maintenant, Donitz pensait &#224; un appareil de d&#233;tection des SM, qui changerait toute la tactique d'emploi des U-Bootes. Les attaquants de ce convoi r&#233;pondirent que non. Pendant ce temps, Donitz continuait &#224; disperser les forces anglaises. Bient&#244;t, le HG84 perdit 5 navires coul&#233;s par l'U552 de Topp. D&#233;bit juillet, Schnee et l'u&#233;01 coul&#232;rent l'Avila Star de 14500 tonnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La bataille de l'Atlantique, apr&#232;s une victoire allemande, entrait dans sa phase ind&#233;cise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IX. La propagande anglaise&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anglais parachut&#232;rent sur l'Allemagne des tracts qui comprenaient le texte : &#171; Volontaires pour les U-Boores avancez, Tirez Quels sont les types heureux dans l'arme sous-marine, combien dure le service actif ? Les 2000 sous-mariniers prisonniers sont d'heureux survivants. Pour deux hommes sauv&#233;s par la marine britannique, 5 p&#233;rissent &#187;. Mais les U-Bootes jouissaient de la consid&#233;ration des allemands et leurs succ&#232;s permirent de trouver des violontaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouveaux raids des cuirass&#233;s de poche</title>
		<link>http://www.lehistoire.net/spip.php?article57</link>
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		<dc:creator>G. Sevin</dc:creator>



		<description>NOUVEAUS RAIDS DES CUIRASSES DE POCHE DANS L'ATLANTIQUE 6e PARTIE I. Le Admiral Hipper (2-14 f&#233;vrier 1941) Le 4 f&#233;vrier 1941, les avions anglais virent que le Hipper avait disparu de Brest. A ce moment, il &#233;tait &#224; 1000 nautiques du Cap Finist&#232;re, &#224; faire le plein. Le 9 il re&#231;ut ses ordres, le capitaine de vaisseau Meisel et son navire devaient aller au large de la Sierra Leone o&#249; il devait attaquer les convois peu prot&#233;g&#233;s. Le 9 f&#233;vrier, le U37 rep&#233;rait le HG 53 et lui coulait trois navires (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;NOUVEAUS RAIDS DES CUIRASSES DE POCHE DANS L'ATLANTIQUE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;6e PARTIE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. Le Admiral Hipper (2-14 f&#233;vrier 1941)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 4 f&#233;vrier 1941, les avions anglais virent que le Hipper avait disparu de Brest. A ce moment, il &#233;tait &#224; 1000 nautiques du Cap Finist&#232;re, &#224; faire le plein. Le 9 il re&#231;ut ses ordres, le capitaine de vaisseau Meisel et son navire devaient aller au large de la Sierra Leone o&#249; il devait attaquer les convois peu prot&#233;g&#233;s. Le 9 f&#233;vrier, le U37 rep&#233;rait le HG 53 et lui coulait trois navires (Brandenburg, Estrellano et Courland). Il signala en outre le convoi et cette information fut capt&#233;e par le Hipper. Mais il ne put couler qu'un tra&#238;nard de ce convoi d&#233;cim&#233; par les SM et la Luftwaffe. Ce sera la seule op&#233;ration commune entre SM, Raiders et avions. Le 11, le Hipper coula un navire marchand isol&#233; puis le 12 7 des 19 navires du SLS 64 qui naviguait sans protection.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les machines laissaient &#224; d&#233;sirer et la consommation en fuel &#233;tait sup&#233;rieure aux pr&#233;visions. Il fallait donc retourner &#224; Brest. En 12 jours il aura coul&#233; 33000 tonnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 f&#233;vrier, le cuirass&#233; faillit &#234;tre atteint par 15 bombes qui pass&#232;rent &#224; moins de 180 m&#232;tres au port &#224; Brest. C'est pourquoi Reader ordonna son retour &#224; Kiel. Il quittait Brest le 15 mars et &#224; la faveur du brouillard, arriva &#224; Kiel le 28 mars. Mais dans la mer de Norv&#232;ge un b&#226;timent allemand &#233;tait signal&#233;. Etait-ce le Scheer, le Hipper ou le Greisenau. Les anglais ne savaient pas. Mais finalement il surent que le Scheer et le Hipper &#233;taient &#224; Kiel. Mais tout les cuirass&#233;s de poche se ressemblaient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. Le Scharnhorst et le Greisenau (23 janvier - 12 mars 1941)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La strat&#233;gie des allemands &#233;tait de disperser les forces anglaises et de maintenir la tension. Pour cela, il fallait envoyer des raiders, cuirass&#233;s de poche ou navires de commerce arm&#233;s, dans l'Atlantique, successivement et sans r&#233;pit. Avant m&#234;me l'arriv&#233;e du Scheer et du Hipper, une force constitu&#233;e du Greisenau et du Scharnhorst avait quitt&#233; Kiel le 24 janvier, sous le commandement de l'amiral L&#252;tjens. Ils comprenaient 18 pi&#232;ces de 280 et 24 de 150. Les navires pass&#232;rent bizarrement au sud de l'Islande. Le 28, le Naiad les rep&#233;ra et fut rep&#233;r&#233; par les radars allemands. C'est pourquoi les cuirass&#233;s firent route au nord, passant par le d&#233;troit du Danemark puis retournant dans l'Atlantique le 2 f&#233;vrier sans &#234;tre rep&#233;r&#233;. Il se ravitailla au sud du Groenland puis se posta sur la route des convois d'Halifax. Le 8 ils aper&#231;urent un convoi qu'ils prirent en tenaille. Mais ils aper&#231;urent le cuirass&#233; Ramillies qui prot&#233;geait le HX 106. Les allemands s'&#233;loign&#232;rent alors mais un seul navire fut rep&#233;r&#233;. On pensa au Scheer ou au Hipper. Au sud-ouest du Groenland, ils se ravitaill&#232;rent. Le 22 f&#233;vrier, ils attaqu&#232;rent un groupe de navires et en coul&#232;rent 5 soit 25784 tonnes puis alla au sud et se ravitailla plusieurs fois. En effet les ravitailleurs servaient d'&#233;claireurs. Entre le 6 et le 8 mars, 3 U-Bootes patrouillaient aux abords de Freetown, o&#249; ils pouvaient couler. Il s'agissait de l'U124 (Schultz), de l'U106 (Oesten) et de l'U105 (Schewe) qui coul&#232;rent 7 navires du SL67, malgr&#233; le cuirass&#233; Malaya. Le 7, les deux cuirass&#233;s aper&#231;urent le convoi mais la pr&#233;sence de b&#226;timents de guerre anglais le fit fuir. A d&#233;faut de cuirass&#233;s pour prot&#233;ger les convois, on utilisa des SM, deuxi&#232;me tentative, comme les SM classe T ou le Surcouf. Mais ces SM risquaient d'&#234;tre pris pour des U-Bootes. Le 15 un convoi est en vue et L&#252;tjens put couler 10 navires. En revanche, les convois charg&#233;s de troupes &#233;taient trop prot&#233;g&#233;s pour &#234;tre attaqu&#233;s. Le 16, les allemands furent aper&#231;us par le Rodney. On fit alors appareiller le King Georges V. On pensait que les allemands allaient retourner &#224; leurs bases et on voulait les intercepter. Finalement, les allemands purent &#233;viter les alli&#233;s et retourn&#232;rent &#224; leur base. Le 22, derri&#232;re trois Sperrbrecher, ils retourn&#232;rent &#224; Brest. Rep&#233;r&#233;s par les anglais ils furent bombard&#233;s malgr&#233; la DCA et la tourelle avant du Greisenau fut d&#233;truite, causant 80 morts. Mais ils ne furent pas mis hors d'&#233;tat et purent reprendre la mer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anglais tent&#232;rent de bloquer l'acc&#232;s aux ports par des mines pour emp&#234;cher les allemands d'attaquer les nombreux convois charg&#233;s de troupes pour l'Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. Le Bismarck a. 1ere phase, la fin du Hood&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mai 1941, l'Allemagne &#233;tait toute puissante, tant en Gr&#232;ce qu'en Afrique. Le 18 mai, le Bismarck et le Prinz Eugen quitt&#232;rent l'Allemagne. Le PE &#233;tait le fr&#232;re du Hipper tandis que le Bismarck &#233;tait un nouveau type de cuirass&#233; de poche. C'est l'amiral L&#252;tjens qui commandait le Bismarck, qui avait une cuirasse quasi impossible &#224; percer. Comme le Tirpitz, on le pensait incoulable... Le 21, un avion du CC le situa &#224; auteur de Bergen. Les anglais &#233;taient inform&#233;s de son appareillage depuis deux semaines. L'amiral Torvey, conscient du fait qui les cuirass&#233;s de poche narguent depuis des semaines la Royal Navy voulait d&#233;truire ce navire &#224; tout prix. Entre l'Islande et le Groenland patrouillaient les croiseurs Suffolk et Norfolk. De plus partirent pour le d&#233;troit de Danemark le Hood, le Prince of Wales et 4 destroyers. Entre l'Islande et les &#238;les F&#233;ro&#233;, patrouillaient les croiseurs Manchester et Birmingham. A Scapa Flow, demeuraient le King George V, 4 croiseurs et 7 destroyers. Le Porte Avion Victorious et le Repulse virent leur d&#233;part annul&#233;. Un probl&#232;me se posait pour les allemands comme pour les anglais : il fallait pr&#233;parer une longue poursuite, donc des points de ravitaillement. Le 23, du fait du brouillard, les avions rentr&#232;rent &#224; leurs bases mais le radar fonctionnait. Le Suffolk rep&#233;ra les deux allemands. Le Norfolk s'approcha du point indiqu&#233;, puis devant les tirs allemands, se d&#233;roba. La neige succ&#233;dait &#224; la pluie et le jour ne finissait pratiquement pas. Le Suffolk continuait &#224; suivre les allemands. Pendant ce temps, tous les convois furent d&#233;tourn&#233;s, de peut que l'un ne soit enti&#232;rement d&#233;truit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les croiseurs de bataille se rapprochaient des allemands. Le Hood avait 25 ans mais le Prince of Wales &#233;tait neuf. Les anglais savaient leur artillerie sup&#233;rieure &#224; celle des allemands et leur vitesse &#233;gale (31 n&#339;uds). L'amiral Holland, capitaine du Hood voulait ralentir les allemands, les endommager et peut-&#234;tre les d&#233;truire. Le 24 mai, Holland met le cap au nord, voulant s'adjuger le Bismarck tandis que Wake Walker, &#224; bord du Norfolk, devait d&#233;truire le Prinz Eugen. Bient&#244;t, le Suffolk retrouve l'escadre allemande, mais un canon avant du POW ne peut tirer. Holland voulait prendre L&#252;tjens par surprise et attaquer le Bismarck &#224; courte port&#233;e, o&#249; l'artillerie de ce dernier serait moins efficace. Bient&#244;t le Bismarck tire tandis que les anglais concentrent leur feu sur le Prinz Eugen. Tr&#232;s rapidement, le POW prend le Bismarck comme objectif. A la sixi&#232;me salve, deux obus l'atteignent mais des projectiles touchent le Hood en son milieu et tr&#232;s vite il explosa et disparut. P&#233;rirent 95 officiers et 1324 hommes. La disparition du Hood permettra aux allemands de concentrer leurs feux sur le POW ?. La passerelle est touch&#233;e et presque tous les officiers sont tu&#233;s, sauf le commandant. Par miracle il r&#233;ussit &#224; s&#8216;&#233;chapper pour panser ses blessures, sans combustible et avec de lourdes pertes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. La poursuite du Bismarck&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le Bismarck &#233;tait aussi touch&#233; et L&#252;tjens ordonna de retourner &#224; Saint Nazaire. Mais le Suffolk le suivait. Torvey ordonna alors &#224; ses avions d'attaquer le Bismarck tandis que les croiseurs se rapprocheront. Le temps est mauvais mais les anglais ne veulent plus attendre. Les avions attaquent vite, renseign&#233;s par les croiseurs, le ciel es z&#233;br&#233; de tirs de mitrailleuses lourdes. Une torpille touche le navire mais ne perce pas la cuirasse. Deux Fulmar sont perdus. De plus, le Prinz Eugen avait disparu. L&#252;tjens lui avait ordonn&#233; de poursuivre seul sa guerre de course. Maintenant, Donitz se demandait s'il fallait aider L&#252;tjens en lui envoyant des U-Bootes. Finalement, Donitz envoya ses U-Bootes en &#233;claireur. Le combustible diminuait tandis que la flotte anglaise recherchait le Bismarck, compos&#233;e en plus du King Georges V, du Victorious et du Repulse. On avait peur pour les convois et on les d&#233;tourna. Perdu puis retrouv&#233; par un Catalina, le B. ouvrit le feu sur tous les avions. Puis, &#224; court de combustible, le Prince of Wales et le Repulse retourn&#232;rent vers l'Islande et Terre Neuve. Mais le KG V fur rejoint par le Rodney. Mais eux aussi n'avaient pas assez de combustible pour continuer longtemps la bataille. Ce serait la panne s&#232;che pr&#232;s des c&#244;tes fran&#231;aises ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. La fin du Bismarck&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Bismarck aurait s&#251;rement rejoint les c&#244;tes fran&#231;aises si la force H ne s'&#233;tait trouv&#233;e &#224; l'est. Le cercle se resserrait autour du Bismarck. Au nord du Bismarck, des avions anglais torpill&#232;rent le Sheffield par erreur. Mais l'erreur ne fit pas de d&#233;g&#226;ts car les torpilles eurent des rat&#233;s. La seconde fois, le croiseur anglais les dirigea vers l'allemand. Le KG V et l'Ark Royal eurent aussi de la chance car ils pass&#232;rent tr&#232;s pr&#232;s de l'U556 qui &#233;tait en position de combat. Mais il avait les tubes lance torpilles vides !!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'attaque du Bismarck, les Swordfish rencontr&#232;rent un temps d&#233;favorables et la r&#233;action des canons AA du cuirass&#233;. Ils lanc&#232;rent 13 torpilles, une toucha la ceinture et n'eut pas d'effet, l'autre, coup heureux, d&#233;truisit les organes de direction. Il avait r&#233;duit sa vitesse et &#233;tait condamn&#233;. Torvey, prudent, lan&#231;a encore des torpilles, dont deux eurent des impacts. Mais le navire riposta de son artillerie moyenne contre les destroyers. Pendant c temps, l'U556 assistait &#224; la sc&#232;ne et renseignait les allemands. Les anglais se rapprochaient de plus en plus et les lourds navires anglais massacraient les superstructures du Bismarck. Il ne man&#339;uvrait plus et &#233;tait fini. Le pont &#233;tait en feu et les anglais lui lan&#231;aient encore deux torpilles. Le cuirass&#233; disparaissait avec 2000 marins. 112 seront sauv&#233;s. Anecdote : le m&#233;decin du Bismarck aidait ensuite le m&#233;decin du Dersetshire &#224; soigner les nombreux bless&#233;s et on lui vola, comme souvenir, les vestes de son uniforme. Le commandant fit alors poser une boite une note : &#171; Cet acte est indigne de marins anglais. Vous trouverez sous cette note une boite. Tous les boutons doivent &#234;tre rendus. Sil en ma,que un seul, les permissions seront supprim&#233;es malgr&#233; la victoire &#187;. Ils furent tous rendus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi &#171; la petite histoire est-elle li&#233;e &#224; la grande de fa&#231;on intime &#187;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une seconde phase</title>
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		<dc:creator>G. Sevin</dc:creator>



		<description>LA BATAILLE DE L'ATLANTIQUE SECONDE PHASE I. La bataille des Western Approaches (juin 1940-mars 1941) Cette bataille commen&#231;a apr&#232;s l'occupation des ports fran&#231;ais en juillet 1940. Elle vit une action combin&#233;e de la Luftwaffe et des U-Bootes. Se rappelant du la situation d'asphyxie de 1917, les anglais voulaient &#224; tout pris &#233;viter d'eux le p&#233;ril des SM. Le chef des WA, l'amiral sir Dunbar-Nasmith avait son QG &#224; Plymouth, assez loin des ports d'arriv&#233;e des convois. C'est pourquoi, il le d&#233;pla&#231;a en (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA BATAILLE DE L'ATLANTIQUE SECONDE PHASE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. La bataille des Western Approaches (juin 1940-mars 1941)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette bataille commen&#231;a apr&#232;s l'occupation des ports fran&#231;ais en juillet 1940. Elle vit une action combin&#233;e de la Luftwaffe et des U-Bootes. Se rappelant du la situation d'asphyxie de 1917, les anglais voulaient &#224; tout pris &#233;viter d'eux le p&#233;ril des SM. Le chef des WA, l'amiral sir Dunbar-Nasmith avait son QG &#224; Plymouth, assez loin des ports d'arriv&#233;e des convois. C'est pourquoi, il le d&#233;pla&#231;a en f&#233;vrier 1941 &#224; Liverpool. Il sera remplac&#233; le 17 f&#233;vrier par l'amiral sir Percy Noble. Aussit&#244;t il rencontrait l'Ait Vice Marshal JM Robb qui commandait le 15e groupe du Coastal Command et l'Air Vice Marshal GR Bromet, qui commandait le 19e groupe. Dans les sous sols du Derby House, &#224; Liverpool, le Submarine Tracking Room &#233;tait &#224; la t&#234;te des convois et de leur organisation. Cette salle est reli&#233;e au PC du Coastal Command. Dans une autre salle, on localisait les convois et les U-Bootes. Le 4 d&#233;cembre 1940, le Coastal Command passa &#224; la RAF. La grande question &#233;tait d'avoir assez d'avions &#224; longue port&#233;e pour couvrir les convois. Au d&#233;part, les convois &#233;taient accompagn&#233;s jusqu'&#224; 300 nautiques &#224; l'ouest de l'Irlande. En octobre, la limite passe &#224; 400 nautiques. Mais c'est en avril 1941 que la zone de d&#233;fense fut la plus &#233;tendue. Au d&#233;part le CC ne disposait que de 200 appareils de plusieurs types. D&#233;but 1941 apparaissait les Beaufighter, arm&#233;s de 4 canons de 20. Les bombes largu&#233;es par avion &#233;taient inefficaces contre les SM, elles explosaient au contact de l'eau. Mais bient&#244;t elles seront remplac&#233;es par des charges profondes. Gr&#226;ce &#224; la marine canadienne, le nombre d'escorteurs augmenta. De plus, en mai 1941, la Navy am&#233;ricaine donna aux anglais 50 vieux destroyers de la WWI. Les USA lou&#232;rent &#233;galement des bases aux anglais Le nombre de b&#226;timents &#233;quip&#233;s d'asdics augmenta aussi. Il passa de 265 en septembre 1939 &#224; 600 en juin 1940. Pendant ce temps, les anglais min&#232;rent les alentours des bases allemandes. Mais cette solution se r&#233;v&#233;la inefficace . De plus en plus de canons AA Bofors &#233;quipaient les navires tandis que les sous mariniers devenaient audacieux, profitant de leur exp&#233;rience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. La fin des 4 &#171; as &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donitz constatait jour apr&#232;s jour avec satisfaction que ses SM coulaient plus que ce qu'ils devaient. Puis il ordonna &#224; ses U-Bootes de remonter vers le Nord, o&#249; Kretschmer avait rencontr&#233; beaucoup de convois. Apr&#232;s sa sixi&#232;me patrouille au large de l'Irlande, o&#249; il coula le croiseur auxiliaire Forfar (2 d&#233;cembre) et le p&#233;trolier Conch (d&#233;j&#224; endommag&#233; par une torpille du Prien), puis deux autres navires, deux jours plus tard, l'U99 retourna &#224; Lorient le 13 d&#233;cembre. Kretschmer passa les f&#234;tes de fin d'ann&#233;e en famille. Il repartit avec son SM remis &#224; neuf le 22 f&#233;vrier 1941 pour rejoindre Rockall. Puis, le 6 mars, il rejoint L'U47 de Prien, toujours sur ordre du QG. C'est alors que deux destroyers les grenadent, heureusement sans effet, en effet, ils ont eu le temps de plonger. Le 7, ils attaquent un convoi avec l'U99, l'U47, l'U70 (Matz) l'U100 (Schepke) et l'U95 (Schreiber). Prien endommage le navire usine Terje Viken avec deux torpilles, qui est achev&#233; par Kretschmer. Ce dernier coule en plus le p&#233;trolier l'Athelbeach. Puis le jour venu, alors qu'il allait couler deux navires avari&#233;s, Kretschmer fut surpris par un destroyer et fut contraint &#224; fuir. Il se s&#233;parait alors de l'U47. Puis, l'U47 &#233;mit un dernier message avant d'&#234;tre coul&#233; par le Wolverine. On apprit aussi que l'U70 fut &#233;galement coul&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 16, L'U99 re&#231;ut un message de Lemp, localisant un grand convoi. Il fut aussi capt&#233; par Schepke. Ils trouv&#232;rent le HX 112 avec 41 navires marchands, 5 destroyers et 2 corvettes. L'U99 se faufile au centre du convoi et attend le cr&#233;puscule... Il se laisse d&#233;passer puis suit le convoi. Puis, en surface, il attaque 7 fois, coule le Ferm puis d&#233;couvert, il plonge, avant l'arriv&#233;e des escorteurs. Puis, il remonte le convoi et cherche une autre cible, un p&#233;trolier de pr&#233;f&#233;rence. Il coule le Venetia, puis le Beduin. Pour finir, il se met &#224; aligner le Franche Compt&#233;, et le brise en deux. Bient&#244;t il entend les tirs des autres SM, mais Kretschmer est le grand vainqueur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'ayant plus qu'une seule torpille, il retourne vers Lorient. Mais il est rattrap&#233; par des destroyers qui lancent des charges profondes. Touch&#233; il coule puis remonte. Les canons du Walker l'attendent... Soudain, le Vanoc rencontre l'U100 de Schepke et le coule. Pendant ce temps, l'U99 remonte, on saborde le navire , on lance un dernier appel radio. La Walker tire puis capture les prisonniers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la fin de ces quatre as, c'est la fin des attaques en solitaire et la fin de la bataille des Western Approaches. La bataille entre dans sa phase organis&#233;e et n'en sera que plus meurtri&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. Le d&#233;but de la vrai bataille de l'Atlantique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En f&#233;vrier 1941, la situation des anglais empirait. En effet, en janvier, 57 navires furent coul&#233;, puis 100 en f&#233;vrier et mars s &#8216;annon&#231;ait pire. Souvent les navires &#233;taient les tra&#238;nards des convis ou des solitaires. Goering pouvait &#234;tre fier de ses appareils, ils avaient coul&#233; 20 navires en janvier et 27 en f&#233;vrier, &#224; partir des bases de Bordeaux et de Stavanger, ayant pour but le nord de l'Irlande. En f&#233;vrier, les anglais furent oblig&#233;s d'employer plusieurs escadrilles &#224; l recherche des cuirass&#233;s Hipper, Scharnhorst et Greisenau. Le Submarine Tracking Room supervisait le tout. Winston Churchill &#233;tait tr&#232;s conscient de ce qui allait se passer. &#171; La bataille de l'Atlantique a commenc&#233; &#187; Selon ses ordres, les forces anglaises devaient attaquer les SM allemands et les Focke Wulf dans leurs bases ainsi que dans l'air ou dans l'Atlantique. Il faut aussi &#233;quiper les navires de catapultes &#224; chasseurs. Enfin, il faut utiliser les navires offerts par les am&#233;ricains, en profitant de la plus grande dur&#233;e du jour. Le probl&#232;me &#233;tait aussi les navires endommag&#233;s. En effet, pour les r&#233;parer, on ne peut en construire des plus modernes. Il fallait armer les navires civils, et construire &#224; rythme accru. Il faut user de la propagande &#224; ces fins. Pour Churchill, il faut augmenter le nombre d'avions qui doivent harceler les SM allemands et les Focke Wulf. Encore une fois, Churchill insistait pour &#233;quiper les navires de catapultes. Une autre solution &#233;tait les porte avions. Mais pas assez de navires &#233;taient &#233;quip&#233;s de catapultes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des navires furent &#233;quip&#233;s de ponts de lancement. Ce furent les Fighter Catapult ships, tels les Maplin, Springbank, Ariguani et Pegasus. Les fortunes furent diverses. Un Hurricane du Maplin devait d&#233;truire un Fwulf, mais le Springbank, comme deux navires du convoi HG73, sera coul&#233; par l'U201 (Schnee) le 27 septembre 1941. Mais c'&#233;tait encore trop peu pour prot&#233;ger tous les convois. On &#233;quipa donc encore 50 navires de catapultes, avec un ou deux avions de chasse, ce seront les Catapult Aircraft Merchantmen. Les CAM restaient civils alors que les FCS &#233;taient militaires. La RAF fournit 60 Hurricane et leurs &#233;quipages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ils savaient q'ils devaient se poser sur mer et donc se parachuter le plus pr&#232;s possible d'un escorteur. Les escorteurs furent mieux arm&#233;s, ils re&#231;urent 14 grenades, l&#233;g&#232;res ou lourdes avec un effet destructeur sur 80 m&#232;tres ! En d&#233;cembre 1941 entra en service le hedgehog ou h&#233;risson, grenades qui explosaient ai contact du SM. Les attaques en surface avaient rendu inefficace les asdics, et la fus&#233;e n'&#233;clairait pas une zone assez grande. C'est pourquoi arriva en avril 1941 le snow flake, qui &#233;clairait jusqu'&#224; 1000 m&#232;tres pendant 40 secondes. Les projecteurs des avions &#233;taient inefficaces car le SM plongeait &#224; sa vue, avant qu'il ne soit rep&#233;r&#233; par ce dernier. C'est pourquoi on inventa un projeteur qui s'allumait brusquement et qui &#233;tait coupl&#233; &#224; un radar. Gr&#226;ce &#224; ces Leigh Light, les pertes en SM ont brusquement augment&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On &#233;quipa aussi les navires des m&#234;mes radars qui ont servi pendant la bataille d'Angleterre. En avril 1941, la majorit&#233; des &#233;quipages des Western Approaches en &#233;taient &#233;quip&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre paragraphe important est consacr&#233; &#224; l'entra&#238;nement des &#233;quipages. En effet, il fallait &#234;tre initi&#233; &#224; toutes ces nouvelles armes et contre mesures. Une nouvelle marine britannique &#233;tait en cours de formation. Il fallait s'adapter maintenant au rythme lent des convois, qui pouvaient se disperser &#224; cause du temps, puis se rallier &#224; nouveau. Mais une question se posait : comment devait on attaquer les U-Bootes, fallait il rester aupr&#232;s des convois ou les suivre. Le probl&#232;me se posera par la suite avec les meutes. Il fallait trouver des hommes pour entra&#238;ner les &#233;quipages &#224; cette guerre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le massacre de Mers el-K&#233;bir, les forces navales fran&#231;aises libres (FNFL) particip&#232;rent &#224; la lutte, menant la vie dure aux U-Bootes et subissant de lourdes pertes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, la machine de guerre alli&#233;e se mettait-elle lentement en route.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IV. La machine Enigma&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lieutenant Lemp, apr&#232;s l'U30, re&#231;ut l'U110. Il &#233;tait de ces as allemands. Le 10 mai, Lemp coula un navire mais fut grenad&#233; par un destroyer d'escorte. Il fit surface, et le SM fut &#233;vacu&#233;. Les anglais le fouill&#232;rent malgr&#233; les charges de sabordage, et d&#233;couvrirent les cartes, livres de bord et une curieuse machine. Lemp ne fut jamais retrouv&#233; alors que l'&#233;quipage fut captur&#233;. Les &#233;quipages furent mis au secret e les hommes r&#233;compens&#233;s durent jurer de ne pas dire pourquoi. Beaucoup de SM seront coul&#233;s et Donitz dut changer les codes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V. Fin 1941 dans l'Atlantique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis sa base de Kern&#233;vel, Donitz supervisait la guerre des U-Bootes. On faisait des statistiques et cherchait chaque point faible du dispositif. On notait chaque victoire et chaque SM d&#233;truit. La tactique ne changera pas jusqu'&#224; la fin de la guerre. Les rapports de Donitz &#233;taient envoy&#233;s par avion &#224; Berlin. Donitz n'aimait pas la mer M&#233;diterran&#233;e, qui &#233;tait trop ferm&#233;e. Pour lui il faut se limiter &#224; l'Atlantique pour ne pas faire diminuer le r&#233;gime des destructions. Il n'y avait plus de misions secondaires, m&#233;t&#233;o, protection des croiseurs auxiliaires ... Alors que Hitler voulait des SM en Norv&#232;ge pour &#233;viter les d&#233;barquements alli&#233;s, Donitz voulait envoyer le plus d'unit&#233;s possibles en Am&#233;rique, o&#249; le gibier &#233;tait nombreux. De m&#234;me, selon Donitz, les missions contre le ravitaillement en URSS &#233;tait secondaire, et les r&#233;sultats seraient sup&#233;rieurs dans l'Atlantique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VI. Les combats&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donitz pouvait compter sur des officiers exp&#233;riment&#233;s. Le 5 ao&#251;t 1941, l'U74 et l'U372 coulaient 5 navires du SL81 (Sydney, Nouvelle-&#201;cosse), au nord de l'Irlande. L'OG 71 &#233;tait attaqu&#233; entre les 19 et 23 ao&#251;t par l'U201, l'U564 et perdit 7 navires. La corvette Zinnia fut en outre d&#233;truite. L'U81, l'U432, l'U6(&#233;, l'U8(, kl'U82, l'U202 et l'U84 du 8 au 16 septembre coul&#232;rent 16 navires du SC42 &#224; l'est du Groenland. Continuant sa patrouille l'U74 aid&#233; de l'U552 attaqua le SC44 le 20 septembre et coul&#232;rent 6 navires. Entre le 15 et le 18 septembre, le convoi SC48 perdit 10 navires de commerce, plus la corvette Gladiolus et le destroyer Broadwater. Puis, l'U568 toucha le destroyer am&#233;ricain Kearny. Bient&#244;t, voulant frapper un grand coup en Sierra Leone, Donitz envoya en Afrique, en septembre, plusieurs U-Bootes command&#233;s par ses meilleurs lieutenants. En juin, en effet, l'U107 et l'U103 y avaient eu des succ&#232;s. Hessler (U 107) y retourna avec l'U68, l'U67 et l'U103 et y coul&#232;rent 8 navires. L'U69 mouilla des mines, en plus de ses torpillages, devant Lagos et Takoradi. A cause de ces d&#233;g&#226;ts, les ports furent momentan&#233;ment ferm&#233;s. Pendant ce temps, l'U452 et l'U124 coul&#232;rent 5 navires dans le golfe de Gascogne. Fin ao&#251;t, le 25,l'U452 fut coul&#233; et l'U570 fut captur&#233; et devins le HMS Graph.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VII. L'attaque du HG 76&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'attaque du HG 76 qui allait de Gibraltar &#224; Liverpool dura du 14 au 27 d&#233;cembre 1941 et vit l'engagement de la Luftwaffe et des U-Bootes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a. Premi&#232;res attaques d&#232;s le d&#233;part &#224; Gibraltar&lt;/p&gt; &lt;p&gt;32 navires de commerce &#233;taient venus &#224; Gibraltar tandis que les SM allemands patrouillaient en attendant leur sortie. Le 14 d&#233;cembre, le convoi HG76 se forme en neuf colonnes, &#224; une vitesse de 7 n&#339;uds ; Le commander Walker commandait &#224; bord du Stork et deviendra le Group Commander le plus c&#233;l&#232;bre de la guerre. Le 36e Escort Group comprenait le Stork, le Deptford, les corvettes Rhododendron, Marogold, Convolvulus, Penstemon, Gardenia, Samphire et Vetch. En plus, il y avait les destroyers Blankney, Stanley, Exmoor et l'Audacity, porte avion d'escorte. Les 4 chasseurs am&#233;ricains de l'Audacity devaient d&#233;coller en cas d'attaque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s l'arriv&#233;e dans l'atlantique, un U-Boote est d&#233;tect&#233; par le Swordfish mais ce dernier n'a pas pu pr&#233;venir le convoi. La premi&#232;re victime fut l'Empire Barracuda, du convoi du Cap, par l'U77. Bient&#244;t, une reconnaissance a&#233;rienne d&#233;tecte un U-Boote et largue des grenades qui le ratent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. 17-19 d&#233;cembre, les meutes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 16 d&#233;cembre, la journ&#233;e se passe sans heurts. Le convoi est suivi par l'U131. Donitz ordonna alors &#224; l'U'434 et &#224; l'U574 de le rejoindre pour attaquer le convoi. Le 16 &#233;galement, un avion rep&#233;ra le convoi et le signala aux allemands. L'U131 man&#339;uvra alors pour aller devant le convoi, en vue de l'attaquer &#224; la nuit venue. Mais un avion le force &#224; plonger. Plus loin, un autre avion le force &#224; replonger et le signale &#224; l'Audacity. Les navires de combat du convoi se dirigent alors vers le point de plong&#233;e. Bient&#244;t, les grenages explosent autour du SM, qui plonge et se stabilise &#224; 200 m&#232;tres !!! Deux heures pus tard, il remonte car l'air est vici&#233;, mais se retrouve pr&#232;s de 5 destroyers. Il tente de s'enfuir, attaqu&#233; par un avion. Ce dernier est abattu par les 20 mm du SM. A 12000 m&#232;tres, les anglais tirent sur le SM qui est sabord&#233;. Il a inaugur&#233; une nouvelle tactique : il a suivi le SM jusqu'&#224; le couler au lieu de rester autour du convoi. Mais la bataille ne fait que commencer. De loin, les U434 et U574 assistaient au massacre. Le 17 au soir, l'&#233;cran de protection &#233;tait &#224; nouveau au complet. L'U574 a perdu le convoi de vue et l'U434 se retrouve seul. Le convoi est rattrap&#233; le 18 par l'U434, il le suit en surface &#224; distance. Soudain, on le rep&#232;re et trois destroyers se dirigent vers lui. 26 charges profondes sont lanc&#233;es et le SM ne peut que faire surface, puis, sabord&#233;, coule. Le m&#234;me journ&#233;e deux FW furent repouss&#233;s du convoi sans &#234;tre abattus. Au cr&#233;puscule, l'U574 est rep&#233;r&#233; puis perdu. Bient&#244;t le Stanley est coul&#233; par deux torpilles de l'U574. La strat&#233;gie &#233;tait la m&#234;me, le SM devait &#233;merger et fut coul&#233;. L'&#233;quipage fut captur&#233;. Pendant ce temps, le Ruckinge fut torpill&#233; par l'U108. Il fut endommag&#233; et paralys&#233; mais pas coul&#233;. Ainsi, il aura perdu le Stanley et un navire de commerce contre deux U-Bootes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. Nouvelle attaque des meutes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 19, Walker se repose. Mais du 21 au 27 d&#233;cembre, de nouvelles meutes devaient attaquer. Le 21, un avion anglais rep&#232;re deux SM accol&#233;s, les mitraille. Mais ils arrivent &#224; fuir. Le Stork a l'avant d&#233;chir&#233; par l'&#233;peronnage de l'U574. Il d&#233;cide de simuler un combat &#224; l'arri&#232;re du convoi pour distraire les U-Bootes. Le convoi changea alors de direction. Mais l'U567 coule l'Annavore puis s'&#233;carte. De son cot&#233; l'U751 coule l'Audacity, avec deux gerbes de torpilles. Puis d'autres SM attaquent mais ne coulent rien. Le 22, Le Deptford coula l'U567, command&#233; par Endrass, le capitaine aux 200000 tonnes. Le 27, le convoi arriva &#224; Liverpool. Les anglais ont perdu 4 b&#226;timents contre 4 SM allemands et deux avions, sur les 15 SM qui ont attaqu&#233; le convoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VIII. Les USA en guerre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Churchill est conscient qu'il a besoin des USA. En effet, les anglais ont subi de lourdes pertes en navires marchands et les Etats Unis sont une grande puissance maritime et terrestre. L'aide du programme Cash and Carry qui permet aux fran&#231;ais et aux anglais d'acqu&#233;rir du mat&#233;riel ne suffisait plus. Mais une suite d'&#233;v&#232;nements auguraient l'entr&#233;e en guerre du g&#233;ant am&#233;ricain. Tout d'abord, le 1er f&#233;vrier, une flotte am&#233;ricaine de l'Atlantique est plac&#233;e sous le commandement de J King. Ensuite, la loi Lend and Lease vot&#233;e le 11 mars 1941, permet aux anglais de se fournir en mat&#233;riel pour continuer la guerre. D&#233;sormais, les usines am&#233;ricaines marchent au rythme de guerre. Le 27 mars, les deux plans Staff Agreement sont sign&#233;s. Ainsi, les US participaient &#231;&#224; la d&#233;fense des convois. Tous les jours, des officiers am&#233;ricains se rendent en Angleterre pour mettre en place une future coop&#233;ration. De son c&#244;t&#233;, Hitler ne veut pas avoir les Etats Unis comme ennemi... Le 3 avril, 10 gardes c&#244;tes am&#233;ricains vont en Angleterre et le 4, les navires anglais pourront se faire r&#233;parer aux Etats Unis. Ainsi, les premiers, les cuirass&#233;s Malaya et Resolution. Bient&#244;t, des bases am&#233;ricaines sont ouvertes aux anglais et la zone de d&#233;fense am&#233;ricaine est &#233;tendue. De ce fait, les 3 flottilles de destroyers et les 5 escadrilles d'hydravions de l' &#171; Atlantic Fleet Support Group &#187; pourront aller loin dans l'Atlantique. Cette avanc&#233;e est n&#233;faste aux allemands qui doivent &#233;viter les am&#233;ricains sur ordre du F&#252;hrer. Mais Vichy refusa aux allemands la base de Dakar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hitler &#233;tait pr&#233;occup&#233; par la Russie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 10 ao&#251;t 1941, &#224; bord du Prince of Wales, Churchill et Roosevelt voyaient la guerre en Russie comme une aubaine et d&#233;cid&#232;rent de leur accorder la loi du Pr&#234;t Bail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant, jour apr&#232;s jour, le risque de voir un U-Boote allemand rencontrer un destroyer am&#233;ricain s'accrut. Mais le premier accrochage se fit sur terre, au Groenland. Les am&#233;ricains captur&#232;rent une station m&#233;t&#233;o allemande. L'&#233;v&#233;nement devait rester secret.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 21 juin, un SM allemand, l'U203, aper&#231;ut le Texas et signala sa pr&#233;sence aux autres U-Bootes. Donitz ordonna de ne pas attaquer ce convoi. Puis Hitler donna l'ordre de n'attaquer que les navires clairement identifi&#233;s... Mais devant l'opposition de ses mar&#233;chaux, Hitler nuan&#231;a ses ordres, mais rien de concret n'&#233;tait fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IX. Premiers combats&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 4 septembre 1941, l'U652 patrouillait au sud ouest de l'Islande, dans un secteur tr&#232;s surveill&#233;. Dans les parages se trouvait le Greer, vieux navire de 1200 tonnes sous le capitaine Frost. Bient&#244;t, le SM es rep&#233;r&#233; par un avion et le navire fait route en zigzag vers le point indiqu&#233;. Mais Frost se refuse &#224; attaquer mais l'avion bombarde le U-Boote. Ce dernier plonge plus profond&#233;ment et attend. L'avion, bien rapidement, est &#224; cours de carburant et part tandis que le Greer le suit au sonar (asdic). Le sous marin remonte &#224; profondeur p&#233;riscopique et reconna&#238;t le Greek, sans savoir si c'est un anglais, un am&#233;ricain ou un am&#233;ricain c&#233;d&#233; aux anglais. Il lance une torpille, puis une autre puis part. A partir de ce moment, la tactique am&#233;ricaine sera &#171; tirez &#224; vue &#187; et celle des allemands sera de ne tirer que s'ils sont attaqu&#233;s. Le 17 octobre, le Kearny fut endommag&#233; par l'U568. Le convoi SC48 perdit 53550 tonnes. En pensant aux morts de ce convoi, le Reuben James escortait le HX 156 avec 4 autres destroyers am&#233;ricains. Le 31 octobre 1941, le convoi &#233;tait &#224; l'ouest de l'Irlande, quand on entendit une TSF proche. Soudain, un torpille coupa en deux le Reuben James. De plus, &#224; cause du froid, beaucoup d'hommes devaient p&#233;rir. On envoya deux destroyers qui arriv&#232;rent une heure plus tard et sauv&#232;rent uniquement 45 hommes, 115 p&#233;rirent. D&#233;sormais, les navires marchands am&#233;ricains seront arm&#233;s. Peu avant Pearl Harbor, les USA &#233;taient d&#233;j&#224; en guerre...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les b&#226;timents de surface</title>
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		<dc:creator>G. Sevin</dc:creator>



		<description>LA GUERRE DE COURSE DES BATIMENTS DE SURFACE ALLEMANDS D&#233;but 1940, les allemands pr&#233;paraient une nouvelle offensive en Atlantique Sud. I. L'aventure des premiers raiders Les premiers raiders furent des navires de commerce, au nombre de six, choisis pour leur solidit&#233;, et arm&#233;s secr&#232;tement. On leur ajouta six canons de 150, une importante artillerie et 4 tubes &#224; torpilles. Ils avaient deux avions de reconnaissance et des vedettes rapides arm&#233;es d'un canon et de torpilles. Ce seraient le Thor, le (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA GUERRE DE COURSE DES BATIMENTS DE SURFACE ALLEMANDS&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but 1940, les allemands pr&#233;paraient une nouvelle offensive en Atlantique Sud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. L'aventure des premiers raiders&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers raiders furent des navires de commerce, au nombre de six, choisis pour leur solidit&#233;, et arm&#233;s secr&#232;tement. On leur ajouta six canons de 150, une importante artillerie et 4 tubes &#224; torpilles. Ils avaient deux avions de reconnaissance et des vedettes rapides arm&#233;es d'un canon et de torpilles. Ce seraient le Thor, le Orion, le Komet, l'Atlantis, le Widder et le Pinguin. La tactique &#233;tait simple. En cas de pr&#233;sence d'un navire de guerre ennemi, il fallait partir. Sinon, couler le plus gros tonnage possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premi&#232;res victimes furent les cargos Davisian et King John. Mais l'alerte fut donn&#233;e le 18 juillet 1940 par les naufrag&#233;s. Ils d&#233;crivaient le Widder comme un cargo lourdement arm&#233; qui coula leur navire au canon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ce fait, l'amiral sir Nennedy-Purvis, , charg&#233; de la d&#233;fense de l'Atlantique sud, reporta le d&#233;part de navires seuls et ordonna aux navires de longer les eaux territoriales am&#233;ricaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le contre Amiral Harwood, encore &#233;mu par sa victoire de Rio de la Plata, accompagn&#233; du croiseur auxiliaire Alcantara et du croiseur Hawkins, patrouillait pr&#232;s de l'&#238;le de Trinidad. Le 28 juillet, l'Alcantara rencontra le Thor, qui avait d&#233;j&#224; coul&#233; 6 navires. L'anglais, moins puissant fut massacr&#233; mais donna la position de l'ennemi. Les anglais en tir&#232;rent des cons&#233;quences. Il fallait mieux armer les croiseurs auxiliaires et envoyer de vrais croiseurs pour combattre le myst&#233;rieux ennemi. Puis, le Thor alla dans une zone d&#233;sertique pour se ravitailler. NB Tous les ravitailleurs allemands seront coul&#233;s entre 1940 et 1943. D&#233;but septembre, le Thor pouvait &#224; nouveau laisser un sillage de mort...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En septembre et octobre, il coula deux navires, puis le 5 d&#233;cembre, il rencontra un croiseur auxiliaire, le Carnavon Castle. Une fois de plus, le britannique succomba.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La situation &#233;tait grave. On savait que des cuirass&#233;s de poche se trouvaient au nord et les anglais n'avaient pas assez de navires pour quadriller tout l'Atlantique. Mais le Thor disparut jusqu'&#224; fin d&#233;cembre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 25 mars 1941, il coulait deux navires. Le 4 avril, il coula le Voltaire, croiseur auxiliaire. Le combat avait dur&#233; deux heures et endommag&#233;, le raider retourna &#224; Hambourg. Il aura coul&#233; 83000 tonnes, dont trois croiseurs auxiliaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Atlantis, l'Orion et le Widder &#233;taient partis avant le Thor. Le Pinguin partait le 22 juin 1940, 17 jours apr&#232;s le Thor. Le Komet servit dans le pacifique, c'est pourquoi nous n'en parlerons pas. Mais souvent les raiders changeaient d'oc&#233;an pour se faire oublier ou couler de nouveaux convois. Puis, les rendez vous avec les ravitailleurs &#233;taient communiqu&#233;s et parfaitement organis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En janvier 1941, un ravitaillement rassembla 7 navires !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Orion, vieux navire, rempli de mines (300), arriva &#224; Bordeaux le 23 ao&#251;t 1941 pour &#234;tre d&#233;sarm&#233;. Il aura coul&#233; 7 navires dont le Clauser qui se d&#233;fendit vaillamment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Widder fut plus heureux, arrivant dans l'Atlantique par le d&#233;troit du Danemark le 9 mai 40, il d&#233;truisit en juin 2 p&#233;troliers, et en tout 10 unit&#233;s, soit 58645 tonnes jusqu'au 31 octobre. Mais le capitaine, cruel, sera jug&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Pinguin &#233;tait entr&#233; dans l'Atlantique en juin 1940, disposant de 300 mines. Apr&#232;s avoir coul&#233; un navire, il alla dans le pacifique et l'Indien, o&#249; il coula 3 gros p&#233;troliers et 3 autres navires. Il transforma le Storstad en mouilleur de mines et alla avec lui en poser devant l'Australie et la Tasmanie. De retour dans l'Atlantique, il coula 6 navires, dont trois navires frigorifiques anglais. Plus au sud, il coula 11 chasseurs de baleines et 3 navires usines, apr&#232;s s'&#234;tre fait ravitailler avec le Scheer et le Thor. Il coula aussi dans la mer d'Oman un grand p&#233;trolier et un autre navire, toujours apr&#232;s s'&#234;tre ravitaill&#233; dans l'Atlantique. Le lendemain du 7 mai 1941, il fut coul&#233; parle Cornwall, appel&#233; en secours par le p&#233;trolier British Emperor. Ses 8 canons de 205 eurent raison de l'allemand. Ce dernier aura coul&#233; ou captur&#233; 28 navires, soit 136551 tonnes, et se rapproch&#232;rent des destructions de l'Atlantis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La t&#226;che de l'Atlantis, raider sous le commandant Rogge, &#233;tait de rallier Freetown et de couler le plus possible. Il appareilla en secret le 22 mars 1940, de nuit, avec le drapeau de la KM et tous ses canons visibles. Le 24, il &#233;tait au large de la Norv&#232;ge, avec pavillon de quarantaine. En avril, il ressemblait &#224; un navire russe, au large du Groenland. Son nom &#233;tait alors le Kim. Dans l'Atlantique sud, ce fut le City of Exeter qui aper&#231;ut le Kashii Maru. C'&#233;tait encore une fois l'Atlantis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 3 mai, on aper&#231;ut une fum&#233;e pr&#232;s de Freetown. On se mit en position de combat, ordonna au navire de s'arr&#234;ter et de ne pas envoyer de RRR. On enleva le camouflage pour montrer les 150 mm, maquill&#233;s en grue, puis mit le pavillon de guerre allemand. Mais le Scientist s'&#233;loignait et envoya un appel radio. Le feu se d&#233;cha&#238;na et le navire s'immobilisa. On posa des explosifs et on fit l'&#233;quipage prisonnier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce fut la premi&#232;re victoire de l'Atlantis. Il y en aura bient&#244;t 21 autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais un probl&#232;me se posait : c'est la radio. Il fallait interdire aux anglais d'utiliser leur TSF. Donc l'approche se ferait de nuit et l'attaque &#224; l'aube. Et &#224; coutre port&#233;e, d&#233;truire sans pr&#233;avis la radio. C'&#233;tait contraire aux r&#232;gles de la marine. Plus tard, le raider posa des mines, devant le cap Agulhas. Pour brouiller les pistes, on jeta &#224; la mer une bou&#233;e avec l'inscription U37 et de l'huile. Le 25 mai, l'Abbekerk, ou plut&#244;t l'Atlantis, entendait &#224; la radio que huit navires marchands ont heurt&#233; les mines. On f&#234;ta la chute de Paris, puis on alla dans l'oc&#233;an indien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La deuxi&#232;me victime fut le Tirranna, rencontr&#233; entre Afrique et Australie. D&#232;s le premier coup de canon, le norv&#233;gien appela &#224; l'aide et ne fit silence qu'apr&#232;s plusieurs salves. Le pont &#233;tait recouvert de sang. Il contenait des camions, de la bi&#232;re ,de la confiture ... L'Atlantis se ravitailla. Mais le navire ne fut pas d&#233;truit, il servira plus tard &#224; transporter les prisonniers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il d&#233;truit entre le 11 juillet 1940 et le 2 f&#233;vrier &amp;941 le City of Bagdad, le Kemmerdine, le Talleyrand, le King City, le Commissaire Ramel (&#233;quipage franco-britannique), soit 13 navires, ou 70000 tonnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fin du Kemmerdine fut tragique, d&#232;s les premiers coups, le navire se rendit, mais n'ayant pas entendu l'ordre de se rendre, un homme ouvrit le feu sur le raider. Rogge riposta et d&#233;truisit le navire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les destructions se succ&#233;daient et les prisonniers s'accumulaient. Ils furent transf&#233;r&#233;s dans le Tiranna. Mais ce dernier fut coul&#233; par l'anglais Tuna.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 16 avril 1941, l'Atlantis se trouva sur la route de Cape Town &#224; Freetown. Il y coula le Zam Zam. Mais ce dernier contenait 100 pr&#234;tres, 76 femmes, 35 enfants et 138 Am&#233;ricains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre le 14 mai et le 22 juin, il alla vers l'Antarctique. Puis, il d&#233;cida de rentrer en Allemagne, ayant des r&#233;serves en fuel. Il devait rejoindre le Komet. Le 29 octobre, il passa le cap Horn, apr&#232;s &#234;tre pass&#233; au nord de la Sib&#233;rie. Puis, on lui ordonna de ravitailler l'U68, puis l'U126. Malheureusement, le croiseur Devonshire arriva en vue, bien plus puissant que l'Atlantis. Le SM s'&#233;loigne et plonge. Rogge utilisa la ruse, il ordonna de na pas r&#233;pondre par le feu et de t&#233;l&#233;graphie qu'il est attaqu&#233; par un raider et s'appelle le Polyphemus. L'Anglais a cess&#233; son tir et demanda &#224; Freetown si ce navire devait &#234;tre l&#224;. Bient&#244;t le Devonshire reprend son tir, une salve frappe l'avant. Le seul espoir est l'U126. Mais Rogge fait &#233;vacuer le navire et ce dernier coula. Le U-Boote &#233;tait all&#233; se cacher mais recueillit les survivants. Bient&#244;t le Python, envoy&#233; par Donitz, arriva pour recueillir les survivants. Mais le Dunedin, faisant partie de la m&#234;me mission que le Devonshire, fut coul&#233; par l'U124.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis, le Python devait ravitailler les SM envoy&#233;s aux alentours de Cape Town, avec le Kota Penang, un autre ravitailleur. Mais les anglais patrouillaient. Le 1er d&#233;cembre, le Python se saborda sous les tirs du Dorsetshire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les naufrag&#233;s de l'Atlantis &#233;taient rejoints par ceux du Python Entre temps, les USA &#233;taient entr&#233;s en guerre. Ils furent sauv&#233;s par 4 SM italiens, qui purent se d&#233;rober aux bombardements. Ils auront parcouru 5000 nautiques &#224; bord de diff&#233;rents navires ,dans de mauvaises conditions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bient&#244;t, il y aura une seconde vague de raiders. Malgr&#233; le peu de navires d&#233;truits, ils auront mobilis&#233; les flottes anglaises, qui pendant ce temps ne pouvaient pas prot&#233;ger les convois. Mais pour les anglais une le&#231;on &#233;tait &#224; tirer : les bateaux d&#233;truits &#233;taient isol&#233;s ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. L'Admiral Scheer&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 28 octobre, apr&#232;s avoir travers&#233; le canal de Kiel, le cuirass&#233; de poche atteint l'Atlantique par le d&#233;troit du Danemark. Il d&#233;truisit tout d'abord le Mopan, qui n'a pu envoyer le RRR qui aurait sauv&#233; d'autres bateaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 5 novembre 1940, le convoi HX 84 &#233;tait prot&#233;g&#233; par le Jervis Bay. Il y avait 37 navires marchands prot&#233;g&#233;s par lui seul. Un bateau se rapproche soudain du convoi, c'est le Scheer. Le bateau anglais n'a aucune chance... Le capitaine Fegen, l'anglais, d&#233;cide de tirer le premier, sans faire l'&#233;conomie des munitions. Mais que peut-il faire face &#224; des 280 mm. La premi&#232;re salve est trop courte mais la seconde broie le navire. Il est rapidement d&#233;truit mais son sacrifice a sauv&#233; les autres navires du convoi. Tous les hommes sont morts ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis, le Scheer rattrape le dernier navire de commerce, puis le suivant, puis il coule, coule ... Que pouvaient donc faire de faibles bateaux de commerce contre un cuirass&#233;, aux blindages increvables. Le soir, il stoppe la poursuite. Encore deux bateaux, soit 6 en tout. Le dernier, le p&#233;trolier San Demetrio sera n&#233;anmoins sauv&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anglais ne savaient rien sur ce grand raider. Apr&#232;s le Graf Spee, c'es tau tour de l'Admiral Scheer de massacrer le commerce alli&#233;. Les itin&#233;raires des navires ont alors &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux convois d'Halifax reviendront au port et la force K se dirigea vers Freetown. Elle &#233;tait compos&#233;e du Formidable et des croiseurs Berwick et l'Admiralty. Le Hermes devait patrouiller autour de ST H&#233;l&#232;ne, le Cumberland et le Newcastle sur la route du Cap.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De Scapa Flow, le Nelson et le Rodney, plus de nouveaux croiseurs devaient surveiller le d&#233;troit du Danemark. Le Hood et le Repulse devaient d&#233;fendre Brest et Lorient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le navire Scheer a dispers&#233; les b&#226;timents anglais. Les convois ont &#233;t&#233; retard&#233;s. Pendant ce temps, il coulait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se dirigea vers le milieu de l'Atlantique, puis apr&#232;s s'&#234;tre ravitaill&#233; aupr&#232;s du Nordmark, fit une vaste boucle des Antilles au Cap Vert. A chaque extr&#233;mit&#233;, il coulait : le Port Hobart le 25 novembre, le Tribesman le 1er d&#233;cembre. Mais ces deux navires ont signal&#233; leur position. Le 14 d&#233;cembre, il ravitailla, puis partit quelques temps. Le 18, il rencontra le Duquesa, et l'obligea &#224; &#233;mettre que le cargo &#233;tait attaqu&#233; par l'Admiral Hipper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Subterfuge r&#233;ussit, et les anglais envoy&#232;rent le Neptune et le Dorsetshire &#224; l'oust. De plus, des navires se concentr&#232;rent &#224; Sainte-H&#233;l&#232;ne. Les mailles &#233;taient trop grandes pour arr&#234;ter le cuirass&#233; de poche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Profitant de cette diversion, le Hipper et le Kormoran perc&#232;rent jusqu'&#224; l'Atlantique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bient&#244;t, des SM allemands ajout&#232;rent &#224; la confusion, en apparaissent au large de Freetown. Le 21 d&#233;cembre, l'U65 y coula le Charles Pratt, le 24, le British Premier et endommagea le British Zeal. Donitz combinait alors ses diff&#233;rentes armes, raiders, U-Boots, cuirass&#233;s de poche...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs anecdotes, il disparut dans l'oc&#233;an indien, pour revenir dans l'Atlantique le 3 mars. Le 11 il se ravitailla chez l'Altmark puis retourna en Allemagne. Les anglais cherchaient alors le Scharnhorst et le Greisenau qui allaient vers Brest. Il aura coul&#233; 16 navires marchands et 1 croiseur auxiliaire. Et d plus, il a mobilis&#233; d'&#233;normes moyens anglais, qui ne purent d&#233;fendre les convois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. L'Admiral Hipper&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Hipper, suivi du Kormoran furent lanc&#233;s bient&#244;t dans la bataille. Il attaqua le 25 d&#233;cembre le WS 5 A, 20 navires charg&#233;s de troupes. Mais il &#233;tait bien d&#233;fendu et le Hipper ne voulait courir aucun risque et quelques machines ne fonctionnaient pas &#224; plein r&#233;gime. Il endommagea le Berwick et deux navires de commerce, puis se retira. Il retourna le 27 &#224; Brest pour s'y faire r&#233;parer. Pour &#233;viter de perdre un navire de gros tonnage, on utilisait des &#171; forceurs de blocus &#187; contre les mines. De m&#234;me, le Greisenau retourna au port &#224; cause du mauvais temps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'&#226;ge d'or des U-Bootes</title>
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		<description>LA BATAILLE DE L'ATLANTIQUE (juillet-octobre 1940) L'AGE D'OR DES U-BOOTES D&#233;but janvier, les U-Bootes n'agissaient pas dans les Western Approaches et l'Atlantique connut pour la premi&#232;re fois depuis le d&#233;but de la guerre un semblant de paix. L'offensive g&#233;n&#233;rale &#233;tait termin&#233;e et les marins devaient retourner &#224; leur base pour ravitailler et se reposer. Fin janvier, les torpillages reprirent, mais en petit nombre. En effet, peu de SM &#233;taient engag&#233;s, Donitz &#233;tait revenu au rythme normal. L'U30 (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA BATAILLE DE L'ATLANTIQUE (juillet-octobre 1940) L'AGE D'OR DES U-BOOTES&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but janvier, les U-Bootes n'agissaient pas dans les Western Approaches et l'Atlantique connut pour la premi&#232;re fois depuis le d&#233;but de la guerre un semblant de paix. L'offensive g&#233;n&#233;rale &#233;tait termin&#233;e et les marins devaient retourner &#224; leur base pour ravitailler et se reposer. Fin janvier, les torpillages reprirent, mais en petit nombre. En effet, peu de SM &#233;taient engag&#233;s, Donitz &#233;tait revenu au rythme normal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'U30 torpillait au nord de Liverpool tandis que l'U33 et l'U25 torpillaient dans le carreau AM pr&#232;s de l'Irlande. Pour parer ce danger, les anglais firent sortie sur sortie. Le 18 janvier 1940, l'U44 coulait le danois Canadian Reefer, puis le 20 le grec Ekatontarchos Dracoulis de 5329 tonnes. Attaqu&#233; par le Douglas, il put se d&#233;gager. Donitz envoya deux autres SM avec le U44, c'est la premi&#232;re meute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. Premiers revers&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 30 janvier, l'U55 coula le Vaclite et le Keramiai, soit 10000 tonnes, dispers&#233;s du OA-80 par le mauvais temps. Il fut contre attaqu&#233; par le Fowey qui demanda de l'aide navale et a&#233;rienne. Le sous marin fut rattrap&#233; par le Sunderland et a &#233;t&#233; sabord&#233; par le capitaine, Heidel. Captur&#233;, la guerre &#233;tait finie pou lui. Ce fut la premi&#232;re fois que la RAF et la Navy coop&#233;raient. Le 5, l'U41 a &#233;t&#233; coul&#233; par le destroyer Antelope alors qu'il attaquait les flancs de l'OB 84. En r&#233;alit&#233;, il cherchait &#224; intercepter l'Ark Royal et le Renown. Le 12 f&#233;vrier, l'U33 fut coul&#233; par un dragueur de mines, alors qu'il en posait. Le 23 f&#233;vrier fut coul&#233; l'U53 par le Gurkha apr&#232;s avoir coul&#233; 4 navires. L'U63 subit le m&#234;me sort le 25 au sud des Shetland. Au large de Gibraltar, les convois n'&#233;taient que peu prot&#233;g&#233;s et beaucoup de navires allaient seuls. Un navire allemand, apr&#232;s avoir ravitaill&#233; l'U25, coula l'Arministan de 6805 tonnes. Ainsi, fin f&#233;vrier, les allemands constat&#232;rent des pertes s&#233;rieuses, 14 unit&#233;s, soit 400 hommes. La d&#233;fense anglaise &#233;tait tr&#232;s efficace. En contrepartie, les allemands ont coul&#233; 40 navires en janvier, 45 en f&#233;vrier, plus les destroyers Exmouth et Daring Les mois suivant, il n'y eut que 23 et 7 navires du fait de l'op&#233;ration en Norv&#232;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. Les torpilles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mai 1940, l'exp&#233;dition de Norv&#232;ge &#233;tait un grand succ&#232;s. Mais on attribua toute la gloire &#224; la Wehrmacht, qui n'aurait pourtant pas r&#233;ussi sans la Kriegsmarine. A la fin, les &#233;quipages ont rejoint leurs bases. Mais un probl&#232;me se posait : &#171; nos torpilles ont des rat&#233;s &#187;. En effet, les torpilles Pi1 explosaient trop loin ou trop t&#244;t. Les &#233;quipages estimes &#224; 150000 tonnes le manque &#224; couler. C'&#233;tait tr&#232;s grave au moment o&#249; Hitler voulait lancer la bataille de l'Atlantique. Prien ironisa &#171; nous avons des fusils en bois &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pensa &#224; beaucoup de raisons, comme l'eau gel&#233;e des fjords. On d&#233;cida qu'il fallait lancer 4 torpilles dont une magn&#233;tique par attaque. En effet, Donitz voulait redonner courage &#224; ses hommes. Il confia &#224; Oehrn, un nouveau SM, l'U37, un IXA, qui devait partir le 15 mai. Un soin tout particulier fut donn&#233; aux torpilles. Dans son carreau AM, au nord de l'Islande, il coula le su&#233;dois Erik Frisell. Dans le golfe de Gascogne, l'anglais Dunster Grange puis dans le carreau BF le Scheaf Mead et l'Uruguay. Au large du Portugal, les 28 et 29 mai, le Brazza, le Julien, un chalutier, la Marie-Jos&#233;. Puis, avant de rentrer &#224; Kiel, le grec Ionna et le finlandais Snabb. En tout il coula 11 navires pour 41207 tonnes. Il fit son rapport, sur 5 torpilles magn&#233;tiques lanc&#233;es, 4 ont eu des rat&#233;s. Mais du fait des succ&#232;s de ce SM, la bataille de l'Atlantique &#233;tait enfin lanc&#233;e...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. Invasion de la France&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 10 mai 1940, c'est le d&#233;but de la campagne de France. Brest fut atteinte le 16 juin, Lorient le 21 et La Rochelle le 22. D&#232;s le lendemain de la victoire, un train partit pour la c&#244;te atlantique avec torpilles et mat&#233;riel. Des officiers sont all&#233;s reconna&#238;tre les possibilit&#233;s des ports fran&#231;ais. Malgr&#233; les sabotages et les destructions op&#233;r&#233;es par les marins fran&#231;ais, une ouverture sur l'Atlantique &#233;tait une opportunit&#233; &#233;norme pour la Kriegsmarine. Ni Reader, ni Donitz n'avaient esp&#233;r&#233; une telle victoire. En effet, il est plus facile de diriger les op&#233;rations de Paris que de Berlin. Le 23 juin, Donitz alla en Junkers &#224; Vannes, puis &#224; Lorient, inspecta les arsenaux et les chantiers de constructions navales. Il allait r&#233;aliser une &#233;conomie de combustible et de temps. De plus, maintenant, la Luftwaffe pourra faire sa reconnaissance. Reader envoya un homme de talent, portant un nom fran&#231;ais, von Arnaud de la Peri&#232;re. Le premier U-Boote &#224; arriver &#224; Lorient fut l'U30 de Lemp, le 7 juillet 1940. Il s'y ravitailla en combustible et en torpilles pour aller le long des c&#244;tes du Portugal. Donitz quitta Sengwarden pour Paris le 29 ao&#251;t. Il fit mettre en chantier sans attendre des bases. Tout d'abord Lorient, puis La Pallice, Brest et Bordeaux ... Apr&#232;s le 25 octobre 1940, Todt trouva Donitz et lui pr&#233;senta les plans de ses nouvelles bases. 15000 hommes travaillaient sur ces &#233;normes blockhaus. Fin 1941, 12 SM &#233;taient prot&#233;g&#233;s &#224; La Pallice et 40 &#224; Lorient. Brest, St Nazaire et Bordeaux furent termin&#233;es en 1942.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. La base de Lorient La base de Lorient devait &#234;tre gigantesque, et marqu&#233;e par le gigantisme. D&#232;s ao&#251;t 1940, des SM furent remis en &#233;tat. Des avions anglais largu&#232;rent quelques bombes, ce ne sera pas la derni&#232;re fois. Un probl&#232;me se posa, le sol rocheux. Il aurait &#233;t&#233; trop long de creuser la roche. On utilisa alors un plan inclin&#233; avec des rails. On installa un berceau sur un syst&#232;me de treuils puis de train jusqu'&#224; l'alv&#233;ole qui &#233;tait destin&#233;e au SM. Deux bunkers, Keroman I et II entr&#232;rent en service le 2 septembre 1941 et pouvaient accueillir 12 SM &#224; la fois. Il y avait de la place pour 1000 hommes et un toit de 3 m&#232;tres de b&#233;ton recouvert de blocs de granit. Il y avait un cin&#233;ma, l'air conditionn&#233;, un h&#244;pital ... Mais au d&#233;but de la guerre, les allemands n'avaient pas tout &#231;&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IV. L'age d'or des U-Botes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bient&#244;t les U-Bootes vont vivre leur age d'or. En effet, les allemands commencent &#224; acqu&#233;rir de l'exp&#233;rience, profitent du manque d'escorteurs anglais, ainsi que du fait qu'ils ont d&#233;cod&#233; les codes secret anglais. E juillet 1940, on mit en service une nouvelle torpille qui ne laissait pas &#233;chapper de bulles d'air, bulles qui permettaient de rep&#233;rer le SM et d'&#233;viter la torpille. Ce sera la G7 e. En d&#233;codant les messages anglais, les allemands savaient la position des convois. Heureusement, les anglais par m&#233;fiance, ont d&#233;cal&#233; les points de rendez vous &#224; 50 nautiques en ao&#251;t. Bient&#244;t des noms vont &#233;merger. Il s'agit de Gunther Prien (U47), Endrass (U46), Oehrn (U37), Kretschmer, (U99), Schepke (U 100) ... Leur efficacit&#233; fut encore accrue par l'utilisation des meutes. On peut noter la destruction du su&#233;dois Bissen, le 7 juillet 40 par l'U99. Puis les 28, 29 et 31, il coula 4 navires (Auckland Star, Clan Menzies, Jamaica Progress et le Jersey) dans le carreau AM puis il remonta vers l'Irlande. Dans ce m&#234;me carreau AM patrouillent l'U60 de Schnee, l'U59 de Matz, l'U51 de Knorr, l'U48 de R&#246;sing et l'U101 de Frauenheim. Tous coulent et tuent... Mais l'U100 faillit couler &#224; cause d'une faute humaine, le 16 ao&#251;t. D&#233;but septembre,, le service du d&#233;cryptement apprit &#224; quel endroit un convoi d'Am&#233;rique devait rejoindre son escorte. Mais le mauvais temps emp&#234;cha les 4 SM allemands de couler plus que 5 bateaux. Du 7 au 9 septembre, Prien coula 4 navires du SC2 (Neptunian, Possidon, Jos&#233; de Larrinaga et Gro). Puis, n'ayant plus qu'une torpille, il servit de b&#226;timent m&#233;t&#233;orologique. Ainsi la Luftwaffe connaissait le temps id&#233;al pour ses attaques. Les 18 et 19 octobre, dans le carreau AM, l'U38, l'U48, l'U123, l'U46, l'U101et l'U99 coul&#232;rent 20 navires du convoi SC7. La nuit venue, ils coul&#232;rent 8 navires du HX 79. La tactique &#233;tait le m&#234;me, il fallait &#233;viter les escorteurs, se glisser entre les navires de commerce et les torpiller. Le 26 octobre, l'Empress of Britain fut attaqu&#233; par un avion et gravement endommag&#233;. Il sera remorqu&#233;. Puis, l'U32 l'aper&#231;ut et lui envoya deux torpilles. Il coula. Ce sera le seul liner &#224; &#234;tre d&#233;truit au cours de la guerre par les allemands.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V. L'op&#233;ration Seeloewe&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s ses succ&#232;s un peu partout en Europe, le GQG allemand commen&#231;a &#224; pr&#233;parer l'invasion de l'angleterre. Toute la campagne de France, y compris Dunkerque, avaient surpris les allemands. Mais maintenant, il faut franchir le foss&#233; anti-char que repr&#233;sente la Manche. On savait bien que si la RAF et la navy, n'&#233;taient pas neutralis&#233;es, toute op&#233;ration d'envergure se solderait par un &#233;chec. Un &#233;chec serait mauvais pour la propagande et ferait oublier les victoires pass&#233;es. Ainsi, il y eut de nombreuses r&#233;unions pour mettre au pont cette op&#233;ration. Il fallait la ma&#238;trise de l'air et de la mer. Goering avait donc concentr&#233; ses avions en France. Ils devaient attaquer les ports, a&#233;rodromes et plus tard les villes. Mais les anglais utilisaient habilement les radars. Ainsi, les allemands perdirent 600 appareils d&#233;but ao&#251;t et (34 jusqu'au 5 septembre. Les pertes anglaises &#233;taient tr&#232;s faibles. Goering continua donc par l'attaque des villes, le 6 il inaugure son Blitz, qui devait laisser le temps aux bases anglaises de se ressaisir. Mais Reader met les points sur les i, il faut choisir entre ce d&#233;barquement et la bataille de l'Atlantique Le 14 septembre, l'op&#233;ration Seeloewe est ajourn&#233;e mais pas annul&#233;e. En effet, l'annulation serait un mauvais coup de propagande et en plus, la crainte d'un d&#233;barquement entretiens en Angleterre de nombreuses troupes. Mais au cours de cette op&#233;ration, les priorit&#233;s ont &#233;t&#233; modifi&#233;s, beaucoup de SM n'ont pas &#233;t&#233; construits pendant ce temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fin octobre, il y eut un nouveau creux. En effet, les SM ayant utilis&#233; leurs torpilles sont retourn&#233;s &#224; leurs bases. Le 3 novembre, Kretschmer aper&#231;ut les croiseurs auxiliaires Laurentic et Patroclus, ainsi que le cargo Casanare. Touch&#233; &#224; 1200 m&#232;tres par une torpille, il s'enfonce. Les deux autres navires sont en vue, l'un vire de bord mais le Lorentic maintien sa route, &#224; vitesse r&#233;duite. Il lui envoya une torpille &#224; 1500 m&#232;tres, puis une seconde, puis une troisi&#232;me. L'&#233;quipage riposte en vain et envoie des fus&#233;es &#233;clairantes. Puis c'est la tour du second navire, qui est occup&#233; &#224; recueillir les survivants. Bient&#244;t, il lance &#224; 1200 m&#232;tres une torpille sur le navire stopp&#233;, puis une seconde qui fait peu de d&#233;g&#226;ts, puis une troisi&#232;me &#224; 950 m&#232;tres. Le SM l'acheva avec son 88 &#224; 100 m&#232;tres. Mais il ne coule toujours pas, alors il lui lance une quatri&#232;me torpille tandis que les artilleurs du navire ne voient plus le SM. Maintenant, il n'avait plus de torpilles, et des barriques vides dans la cale faisaient flotter le navire. Puis un Sunderland anglais survola le SM, puis un paquebot arriva en renfort. Nouvelle torpille sur le Laurentic et 5eme sur le Patroclus, aux barriques. Le premier coule, le second en re&#231;oit une sixi&#232;me. Enfin, le Patroclus se brise en deux. Mais Kretschmer n'est pas satisfait, il a perdu 9 torpilles. L'&#233;v&#233;nement prouve que les torpilles ne sont pas assez puissantes. Mais le commandant re&#231;ut la croix de fer avec feuilles de ch&#234;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les meutes &#233;taient &#224; leur maximum de puissance, ils massacr&#232;rent le commerce alli&#233; et quand ils avaient fini, ils rejoignaient leurs bases sur la c&#244;te fran&#231;aise. Les SM accrochaient un petit fanion pour chacune de leurs victoires, rouge pour un bateau de guerre, jaune pour un p&#233;trolier, blanc pour un cargo, plus le tonnage de leur victime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 5 mois, 274 navires ont &#233;t&#233; coul&#233;s, soit 1395298 tonnes. Les 5 mois pr&#233;c&#233;dents, ils en avaient coul&#233; 128. Selon Donitz, les alli&#233;s pouvaient construire 200000 tonnes, par mois, et ce chiffre allait en grandissant. Il fallait donc construire plus de U-Bootes...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VI. Collaboration avec la Luftwaffe&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donitz et Reader n'avaient pas la m&#234;me conception que Goering. Ce dernier &#233;tait tr&#232;s proche du F&#252;hrer, et m&#234;me son successeur d&#233;sign&#233;. Ainsi, il trancha pour lui. C'est la Luftwaffe qui fera la guerre sur mer et qui entra&#238;ner les unit&#233;s destin&#233;es &#224; la guerre navale. La flotte a&#233;rienne &#233;tait limit&#233;e &#224; 44 escadrilles, le commandement tactique allait &#224; la Marine mais le contr&#244;le restait &#224; la Luftwaffe. Pour Donitz, l'entra&#238;nement en commun et la collaboration sont tr&#232;s importants. Les hostilit&#233;s venues, la situation ne s'am&#233;liora pas. Les avions de l'a&#233;ronavale &#233;taient 200 et de pi&#232;tre qualit&#233;. Ils n'avaient que les deux tiers des appareils qui seraient indispensables. Malgr&#233; les efforts de Reader, 5 mois apr&#232;s la guerre, un avion par jour partait en reconnaissance, parfois, et atteignaient que l'Irlande. Il ne restait pas assez longtemps pour diriger les SM ou attendre leur arriv&#233;e. Donitz, le 14 d&#233;cembre 1940 &#233;crivit que les avions d&#233;sorganisaient les convois et fixent son attention, ce qui est propice aux SM. Les avions peuvent &#233;galement attaquer seuls des navires de commerce. Le 2 janvier 1941, Reader rencontra Jodl, de l'OKW avec Donitz. Ce dernier montra son m&#233;contentement et Hitler donna finalement &#224; Donitz la 1ere escadre du KG 40. Goering &#233;tait furieux ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec l'aide d'italiens, l'U93, l'U94 et lU 106 patrouillaient au nord des Western Approaches. Hessler, avec son U-107 coula deux navires de 5000 tonnes dans le carreau AM. Bient&#244;t, Donitz va rencontrer Goering. Ce dernier voulait qu'on lui restitue la 1re escadre du KG 40. Donitz, fort de la d&#233;cision du F&#252;hrer, refusa. Cette escadres &#233;tait compos&#233;e de Condors, des Focke Wulf 200 transform&#233;s. On leur avait install&#233;s des r&#233;servoirs suppl&#233;mentaires pour accro&#238;tre leur port&#233;e. Mais les r&#233;sultats &#233;taient pratiquement nuls. En effet, il n'y avait pas assez d'avions et ils ne se relayaient pas sur les zones &#224; observer. Ils n'&#233;taient efficace que quand les sous marins &#233;taient pr&#232;s des avions. L'arriv&#233;e de renforts permit d'autres attaques mais les SM et les avions n&#8216;&#233;taient pas entra&#238;n&#233;s &#224; travailler ensemble, et les r&#233;sultats restaient nuls. Puis une technique fut trouv&#233;e. Quand un avion trouvait un convoi, il &#233;mettait sur les ondes courtes, et par recoupement ont trouvait la position de l'avion. Enfin, cette m&#233;thode donna de bons r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VII. Les sous marins italiens&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donitz re&#231;ut une grande nouvelle. En effet, apr&#232;s avoir demand&#233; de l'aide en vain &#224; la Luftwaffe, Reader l'informa d'une offre de la marine italienne d'engager des unit&#233;s dans l'Atlantique. Il s'agissait de 108 SM nouvellement construits et bien entra&#238;n&#233;s. Le 25 juillet, une r&#233;union eut lieu entre les contre amiraux Weichold et Parona. Le 27 juillet, l'aide fut accept&#233;e, et Bordeaux devait recevoir les italiens. Mais la direction des op&#233;rations restait aux allemands. En revanche, le commandant du sous marin avait ne certaine ind&#233;pendance. Il est certain que les allemands avaient plus d'exp&#233;rience dans l'atlantique que les italiens. La base de Bordeaux fut appel&#233;e Betasom. Le 4 septembre, le Malaspina, le premier, arriva &#224; la base apr&#232;s avoir coul&#233; le British Fame. Suivront le Barbarigo, le Danlolo, le Marconi, le Finzi, le Emo ... Le 30 septembre, Donitz visita la base et les SM italiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le but des italiens est d'intensifier la bataille. Ils iront au sud-ouest de la zone o&#249; sont les U-Bootes. Ceux qui ont la plus grand autonomie iront pr&#232;s de Freetown. Pour Donitz, il faut instruire ces italiens &#224; la guerre par meutes, &#224; l'allemande. Les commandants firent des stages &#224; bard des U-Bootes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une croisi&#232;re d'essai eut lieu dans le A&#231;ores. Plusieurs SM y particip&#232;rent. Ils coul&#232;rent le Orao le 12 octobre, le 15, le belge Kabalo. Mais ils conduisirent les naufrag&#233;s jusqu'&#224; un bateau neutre. En revanche dans l'Atlantique nord, les SM italiens n'&#233;taient pas adapt&#233;s. De plus, les kiosques plus hauts que ceux des U-Bootes &#233;taient plus rep&#233;rables. Ils servaient surtout d'&#233;claireurs pour les allemands plus &#224; l'est. Les italiens souffrirent du temps qui &#233;tait plus agit&#233; qu'en m&#233;diterran&#233;e. Le 18 novembre, le Baracca coula le Lilian Moller. Les 18 et 19 d&#233;cembres, l'Anastasia et l'Amicus furent coul&#233;s par le Veniero et le Bagnolini. Ce fut les seuls succ&#232;s des SM italiens jusqu'en 1941. Mais 3 SM coul&#232;rent entre le 31 octobre et le 7 avril 1941, au nord ouest de l'Irlande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 15 d&#233;cembre, le Tarentini, fut coul&#233; par le SM anglais Thunderbolt (le 7 juillet 1941 c'est au tour du Bianchi par le Severn) &#224; la sortie de la Gironde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, les succ&#232;s des italiens sont moindres. Ils ne conduisirent m&#234;me pas les allemands aux convois. En effet les messages italiens &#233;taient erron&#233;s ou trop tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On fit des statistiques. Du 10 octobre au 30 novembre, les italiens totalisaient 243 jours de mer pour un navire coul&#233;, le Vingland, le 9 novembre. Pendant la m&#234;me p&#233;riode, les allemands d&#233;truisirent 80 bateaux, soit 435189 tonnes. Soit 1115 tonnes par jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les SM italiens re&#231;urent des modifications &#224; Bordeaux. Les kiosque fut abaiss&#233;, des manches &#224; air furent install&#233;s pour les diesels. Pendant ces modifications, les SM n'&#233;taient pas en mer et Donitz disposait de 18 navires. Pour cacher cette faiblesse, il nomma les SM diff&#233;remment , avec des num&#233;ros plus &#233;lev&#233;s. Il en r&#233;sulta les U570, U720, U840 ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donitz fit un dernier essai de collaboration entre les deux nations. Le groupe qui avait tenu la zone septentrionale devait y retourner, le groupe Bianchi iraient dans une autre zone. Ce dernier fut remplac&#233; par le groupe Velella ,aux kiosques modifi&#233;s. Le Bianchi a coul&#233; le Linaria et le Baltistan, soit 10200 tonnes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En pars 1941, les italiens avaient 32 unit&#233;s dans l'Atlantique. Les italiens r&#233;torquaient que leurs zones &#233;taient pauvres en navires. Le 15 mai 1941, on d&#233;cida que les italiens auraient comme zone l'ouest de Gibraltar, le sud des Western Approaches et les abords de Freetown.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du 30 mai 1941 &#224; fin juillet, le Marconi coula le p&#233;trolier anglais Cairndale, puis 2 navires du OG 63. Le Brin coula le 13, 2 navires du SL 75. La Da Vinci coula le Auris. Les Malaspina, Barbarigo et Torelli coul&#232;rent &#233;galement beaucoup de navires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En m&#234;me temps, le Tazzoli longeait les c&#244;tes d'Afrique et coulait le Fernlane et l'Alfred Olsen. Les anglais r&#233;agirent, des avions et des destroyers partirent dans la zone. Le Glauco fut coul&#233;, apr&#232;s avoir quitt&#233; Bordeaux le 24, parle Wishart. Il l'avait grenad&#233; et achev&#233; au canon. Ils d&#233;truirent le Baracca le 8 septembre (Croome). Avec la Cappellini et le Da-Vinci, il patrouillait dans les A&#231;ores. Ils avaient coul&#233; avant un rafiot de 434 tonnes. Le 25 octobre c'es tau tout du Ferraris par le Lamerton &#224; l'ouest de Gibraltar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, les italiens ont pay&#233; tr&#232;s cher le tonnage coul&#233;. Mais ils ne pouvaient combattre dans l'Atlantique nord. Ils n'&#233;taient pas entra&#238;n&#233;s pour cela. En revanche, les italiens brill&#232;rent dans des actions individuelles et dans les mers chaudes, o&#249; les navires naviguaient souvent seuls. On peut aussi noter le courage des hommes torpilles italiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais au final, la collaboration avec les allemands ne donna pas les r&#233;sultats escompt&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VIII. La rudeltaktik (octobre 1940)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La technique des meutes est &#233;tait expos&#233;e dans le &#171; manuel du commandant de sous marin &#187;. Les anglais connaissaient ce livre et &#171; l'arme sous marine &#187; de Donitz. Ils n'en tinrent pas compte et les meutes les surprirent. Les grandes lignes sont de signaler l'ennemi, de concentrer les SM et d'attaquer le convoi. Des essais ont &#233;t&#233; effectu&#233;s en 1937 dans la Baltique. Un sous marin qui rep&#232;re un navire ou un convoi doit appeler le plus de SM possible, selon les possibilit&#233;s. Le tout est dirig&#233; depuis la terre. C'est souvent un SM m&#233;t&#233;o ou d'observation qui donne l'alarme. Sur terre on a la position de tous les SM et celle estim&#233;e de l'ennemi. Certains suivent les convois &#224; la limite de la visibilit&#233;. Puis c'est l'attaque. Les anglais ne connaissent pas le code allemand et ne peuvent donc pas conna&#238;tre les intentions de l'ennemi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'attaque est donn&#233;e au cr&#233;puscule, sans coordination. A la fin, les SM s'&#233;chappent &#224; toute vitesse pour recharger les tubes. Soit il revient &#224; l'attaque soit, si il est poursuivi, il part &#224; pleine vitesse et en plong&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ordres sont donn&#233;s de Lorient, o&#249; dans un gigantesque bunker, on conna&#238;t toutes les variables, courants, vitesse du vent ... Des cartes tapissent les murs Un autre pi&#232;ce contenait les statistiques de destruction, construction, jour apr&#232;s jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Souvent les commandants exag&#233;raient leurs actes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cas de baisse de rendement, il fallait trouver pourquoi et y rem&#233;dier ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps &#233;tait une pr&#233;occupation importante. En novembre 1940, les premi&#232;res meutes &#233;taient form&#233;es, compos&#233;s de &#171; loups gris &#187;. La nuit enti&#232;re ils harcelaient les convois, disparaissaient le jour pour revenir la nuit et cela recommen&#231;ait...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Deux cuirass&#233;s de poche</title>
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		<description>SECONDE PARTIE LES CUIRASSES DE POCHE GRAF SPEE ET DEUTSCHLAND DANS L'ATLANTIQUE D&#233;but septembre, le Graf Spee et l'Altmark font route au sud, au milieu de l'oc&#233;an Atlantique, tandis que le Deutschland reste au sud du Groenland. Le 3 septembre, le commandant du Graf Spee, Hans Langsdorff, re&#231;oit l'ordre de se consid&#233;rer en guerre. Malgr&#233; cela, les navires de commerce fran&#231;ais ne doivent pas &#234;tre attaqu&#233;s. Cet ordre est dangereux, en effet, aper&#231;u par un navire fran&#231;ais, sa position pourrait &#234;tre (...)

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&lt;a href="http://www.lehistoire.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;La bataille de l'Atlantique&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SECONDE PARTIE LES CUIRASSES DE POCHE GRAF SPEE ET DEUTSCHLAND DANS L'ATLANTIQUE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but septembre, le Graf Spee et l'Altmark font route au sud, au milieu de l'oc&#233;an Atlantique, tandis que le Deutschland reste au sud du Groenland. Le 3 septembre, le commandant du Graf Spee, Hans Langsdorff, re&#231;oit l'ordre de se consid&#233;rer en guerre. Malgr&#233; cela, les navires de commerce fran&#231;ais ne doivent pas &#234;tre attaqu&#233;s. Cet ordre est dangereux, en effet, aper&#231;u par un navire fran&#231;ais, sa position pourrait &#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;e aux britanniques. Le GS et l'Altmark devaient aller vers leur secteur d'attaque, &#224; 500 nautiques &#224; l'ouest de Freetown. Le 5, les ordres &#233;taient les suivants :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; il ne faut pas attaquer les navires &#224; passagers
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; il ne faut pas faire d'op&#233;rations, car les alli&#233;s sont en situation de &#171; wait and see &#187;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; du fait de la suspension des mouvements des navires marchands, les possibilit&#233;s d'op&#233;rations fructueuses sont r&#233;duites.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les op&#233;rations de guerre contre le commerce ennemi doivent donc &#234;tre r&#233;duites, les cuirass&#233;s de poche doivent s'&#233;loigner largement vers l'Arctique, l'Atlantique sud ou l'oc&#233;an indien. De plus, il faut faire silence radio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Langsdorff d&#233;cida donc de faire route vers l'Atlantique sud. Le 8 septembre, l'&#233;quateur fut franchi et une c&#233;r&#233;monie de passage eut lieu. Le 10 les deux bateaux &#233;taient entre les &#238;les Ascension, Saint H&#233;l&#232;ne et l'&#238;le de la trinit&#233;. La position des navires doit &#234;tre secr&#232;te. Le capitaine fit peindre Admiral Scheer sur la coque. Le 27, apr&#232;s s'&#234;tre ravitaill&#233;, le Graf Spee fit route vers le Br&#233;sil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. Premi&#232;res victimes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les restrictions tomb&#232;rent les unes apr&#232;s les autres avec le temps, le 30 seule restait l'interdiction d'attaquer les navires de transports civils. Le m&#234;me jour, il attaqua le SS Clement, vieux cargo anglais de 5000 tonnes. Pensant qu'il s'agissait de l'Ajax, l'&#233;quipage se mit en grande pompe. Bient&#244;t, un avion mitrailla le bateau, tandis que le cuirass&#233; bombardait &#224; coup portant le pauvre navire. H&#233;ro&#239;quement, la radio signala l'agression et les documents confidentiels furent d&#233;truits. Langsdorff ne put s'emp&#234;cher de s'adresser au capitaine du Clement, Harris, lui demandant l'utilit&#233; de cette guerre. Puis, deux torpilles manqu&#232;rent le pauvre navire, alors c'est l'artillerie lourde du Graf Spee qui termina la besogne. Finalement, Langsdorff appela une station br&#233;silienne pour que les hommes du Clement soient sauv&#233;s, sachant que le navire avait lanc&#233; un SOS et l'avait signal&#233;. Le soir venu, il arraisonna le bateau grec Papalemos et lui passa les deux officiers anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. Instructions aux navires attaqu&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 5 octobre, au nord de Sainte H&#233;l&#232;ne, le b&#226;timent arraisonne un petit navire de 4000 tonnes qui va de Capetown &#224; Freetown avec du ma&#239;s. Le capitaine du Newton Beech, croyait &#234;tre en pr&#233;sence d'un navire fran&#231;ais, Langsdorff arborant un drapeau tricolore. Dans le navire, il d&#233;couvrit les codes relatifs aux navires attaqu&#233;s. En cas de rencontre avec un raider, il fallait &#233;mettre trois fois RRR, d'un SM SSS et d'un avion AAA. Ensuite, donner la position, le nom de l'ennemi, son type, son armement. Tous les navires qui recevaient ce message devaient le relayer, en code, aux b&#226;timents de guerre, qui r&#233;pondaient en commen&#231;ant pas CT. La radio du navire avait envoy&#233; RRR, qui a &#233;t&#233; entendu par le croiseur Cumberland. Quelques jours avant, le croiseur est pass&#233; &#224; cot&#233; des deux navires Altdorf et Graf Spee qui se ravitaillaient mutuellement. Les allemands gard&#232;rent le Newton Beech un temps, puis le d&#233;truirent par bombes &#224; retardement le 9 octobre. Le 7, les anglais ont assist&#233; &#224; la destruction de l'Ashlea, qui transportait du sucre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. La chasse commence&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est que le 4 que l'amiral sir Dudley Pound connut la pr&#233;sence d'un raider dans l'Atlantique Sud, quand 13 survivants du Clement furent recueillis par le Itatingo, navire br&#233;silien. Pour chasser le Graf Spee, on constitua 8 groupes de combat, pouvant d&#233;truire un cuirass&#233; de poche. La composition &#233;tait la suivante : f. Berwick, York en Am&#233;rique du nord et dans les Antilles g. Cumberland, Exeter, plus tard Ajax et Achilles sur les c&#244;tes d'Am&#233;rique du nord h. Sussex et Shropshire au cap de bonne esp&#233;rance i. Cornwall, Dorsetshire, Eagle &#224; Ceylan j. k. Renown, Ark Royal &#224; Pernanbouc l. Dunkerque, 3 croiseurs fran&#231;ais et le B&#233;arn &#224; Brest m. Deux croiseurs FR lourds &#224; Dakar n. Strasbourg-Hermes aux Antilles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me Churchill s'&#233;tonna devant la disproportion de cette traque. Il fallait en outre d&#233;truire les ravitailleurs allemands. On retarda &#233;galement certains convois. Les alli&#233;s disposaient de nombreux ports alors que les allemands n'&#233;taient ravitaill&#233;s que par l'Altmark et le Westerwald, qui devaient faire l'aller retour avec l'Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IV. Les codes secrets&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Huntsman &#233;tait un cargo de 8300 tonneaux qui transportait 10000 tonnes de tapis indiens, de gomme arabique et de th&#233; de Ceylan, soit une cargaison tr&#232;s importante. On lui avait fait faire le tour de l'Afrique pour &#233;viter la m&#233;diterran&#233;e en raison de cette importance. L'&#233;quipage &#233;tait constitu&#233; de 16 marins britanniques et 67 Indiens. Le capitaine, Brown, ne fut pas surpris en voyant le pavillon fran&#231;ais, puis vint la svastika. De plus, le navire allemand &#233;mit &#171; stoppez &#233;mission ou je vous coule &#187;. L'&#233;quipage n'a pas pu d&#233;truire les codes. Pour brouiller les pistes, les allemands envoy&#232;rent un faux message accusant des SM. Heureusement, le message ne fut jamais capt&#233; et la traque continua. Le navire captur&#233; devait suivre le Graf Spee jusqu'&#224; l'Altmark. Anecdote, le comandant de l'Altmark croyait aussi &#224; un cuirass&#233; alli&#233; et pr&#233;para le sabordage. Finalement, ils prirent les marchandises, soit 80 millions de marks. &#8216;&#233;quipage prisonnier fut &#233;galement transf&#233;r&#233;. Le navire allemand fut &#233;galement inform&#233; que le Strasbourg avait quitt&#233; Brest pour Dakar. Le 17, les allemands d&#233;chiffr&#232;rent le code anglais et purent comprendre les communications anglaises. Le m&#234;me jour, le Huntsman fut coul&#233;. Le 22 octobre 1939, le Trevanion fut coul&#233;. Au cours de cette attaque, on peut noter le courage du commandant qui continua &#224; transmettre son RRR sous les tirs allemands. Langsdoff devait citer ce courage dans le tableau de bord, et courtoisement, serra la main du capitaine Edwards. Le 28, une fois de plus, le Graf Spee ravitailla devant Tristan de Cunha et passa ses prisonniers &#224; l'Altmark. Le 29, Langsdorff remit la croix de fer &#224; une centaine de ses marins. D'un c&#244;t&#233;, les marins &#233;taient fiers d'avoir mobilis&#233; une telle armada, et d'un autre, ils &#233;taient d&#233;&#231;us car ces navires de commerce ne m&#233;ritent pas un tel armement. L'&#233;quipage voudrait affronter on vrai navire de guerre. Mais le GQG allemand ordonna de fuir devant les b&#226;timents de guerre anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V. Le Deutschland&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout comme le Graf Spee, le Deutschland devait d&#233;truire le commerce alli&#233; et semer la terreur dans les rangs alli&#233;s. Son action devait semer le d&#233;sordre. Le Deutschland avait atteint le sud du Groenland le 31 ao&#251;t, o&#249; il fut ravitaill&#233; par le Westerwald. Il fit ensuite route vers le sud. Le 2 octobre, il fit route vers les USA, au bord de la ligne de neutralit&#233; am&#233;ricaine, o&#249; il coula le Stonegate. Il fit route ensuite vers Terre-Neuve et vers le 14 octobre, il coula le Lorentz W Hansen, navire norv&#233;gien. Il faut noter que les survivants d&#233;nonc&#232;rent le navire le 21. Du 17 au 1er novembre, il resta au sud du Groenland, pour se faire oublier, dans une zone d&#233;serte. Le 1er le QGQ ordonna au Deutshland de rentrer en Allemagne. Il arriva le 15 novembre, passant au nord de l'Islande. Il aura coul&#233; seulement 7000 tonneaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les cuirass&#233;s de poche &#233;taient une menace permanente pour les alli&#233;s. Aucun convoi n'&#233;tait suffisamment arm&#233; pour les affronter. Seuls les SM les tenaient &#224; distance. Ainsi le Surcouf sauva-t-il le KJ-2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VI. Le Surcouf&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but septembre, le Surcouf arriva &#224; Fort de France. Le capitaine re&#231;ut imm&#233;diatement l'ordre de prot&#233;ger le KJ2 Kingston-Angleterre. Le 15, le KJF1 avait quitt&#233; ce port. De nombreux bateaux attendaient ce SM, dont le Emile-Miguet de 14115 tonnes qui portait 20000 tonnes de p&#233;trole. Deux convois devaient partir, le KJF 3 rapide, sans escorteurs et le KJ2, prot&#233;g&#233; par le Surcouf. Noter que l'EMiguet &#233;tait n navire rapide, incorpor&#233; &#224; un convoi lent. Il y avait aussi le Bretagne de 10000 tonnes et des cargos. Le convoi partit le 26 septembre Ce convoi est une prise de choix, constitu&#233; de p&#233;troliers. Mais le Deutschland n'attaque pas, malgr&#233; les fum&#233;es du convoi qui sont visibles au loin. Mais le HC allemand qui suivait &#224; la trace ce submersible, renseigna les cuirass&#233;s de poche. Le 6 octobre, du fait d'intemp&#233;ries, le convoi est dispers&#233;, mais le lendemain, un &#224; un, les navires se rallient, sauf le Emile Millet. Ce dernier avait voulu faire route seul et a &#233;t&#233; envoy&#233; par le fond.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le SM ne rejoindra son port, Brest, que le 19 octobre, apr&#232;s 7 mois. Il fut coul&#233; par erreur le 18 f&#233;vrier 1942. Voir histoire du Surcouf (mettre lien).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VII. Les &#233;pouvantails&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;but novembre, le Whitehall, qui suivait les cuirass&#233;s de poche les avait perdu. Il fallait donc faire appel aux fran&#231;ais. Le 6 novembre, il re&#231;ut l'ordre de faire l'&#233;pouvantail avec ses 4 SM (Casabianca, Sfax, l'Achille et le Pasteur). Le 25, les fran&#231;ais arrivent &#224; Halifax, rejoints le lendemain par les SM anglais. C'&#233;taient de gros mouilleurs de mines de 2000 tonnes (Seal, Cachalot, Narwhal et Porpoise). Le vice Amiral Holland re&#231;ut les officiers fran&#231;ais &#224; bord du Hood. Le chef du convoi, &#224; bord du Revenge organisa ses troupes. On d&#233;cida de r&#233;partir ces gros navires de 10000 tonnes en 9 colonnes de 5 navires. Seule la premi&#232;re section, le Casabiance et le Sfax, feront partie du HX 11, &#224; 9 n&#339;uds. Les SM Seal et Cachalot suivront avec le HXF 11. Puis le Pasteur avec le HX 12 et l'Achille avec le HXF 12. De son cot&#233;, le Revenge, recueille les &#233;gar&#233;s. Bient&#244;t, le temps sera mauvais et la vitesse baissera. Le 10, l'eau envahira le Casabianca par l'arri&#232;re du kiosque. Il faudra marcher en moteur &#233;lectrique et &#233;coper. Il restera 5 jours seul, et craignait d'&#234;tre pris pour un allemand. Le 16, il rejoint enfin le convoi. De son c&#244;t&#233;, le Sfax qui avait aussi perdu le convoi, le retrouva le 15 d&#233;cembre. Le convoi se disperse et le Revenge va en chercher un autre... Le Seal et le Cachalot partirent apr&#232;s avec le HXF 11, les deux SM perdirent le convoi, seul le Seal devait le rattraper. Le 9 partirent le Pasteur et l'Achille. La glace recouvrit les kiosques. L&#8216;Achille convoya le HXF 12 de 10 cargos et arriva &#224; Brest le 22 d&#233;cembre. Le convoi HX 12 de 35 cargos partit avec le Pasteur, mais endommag&#233; par le mauvais temps, le SM rejoint p&#233;niblement Brest le 27 d&#233;cembre. D&#233;but 1940, tous les navires se retrouvent &#224; Laninon. On se rendit compte que malgr&#233; leur courage, les SM n'&#233;taient pas faits pour jouer le r&#244;le de chiens de garde, surtout en hiver. Une derni&#232;re tentative fut faite avec la 4e division des 1500 tonnes, mais les r&#233;sultats ne furent pas meilleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VIII. Retour du Graf Spee&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une mission de 15 jours dans l'oc&#233;an Indien, au sud de Madagascar, o&#249; il coula le 15 novembre l'Africa Shell , le Graf Spee retournait dans l'Atlantique. Les 19 et 20 novembre, les Roaring Forties secou&#232;rent le navire. Il y eut beaucoup de malades, &#224; la grande joie de Patrick Dove, capitaine de l'Africa Shell. Du 23 au 28, on modifia l'apparence du navire, rajoutant de faux 280 en bois, pour le faire ressembler &#224; un navire anglais. On construisit aussi une seconde chemin&#233;e. C'&#233;tait maintenant la copie conforme du HMS Renown. Il fit peindre sur le navire &#171; Deutschland &#187; et &#171; Admiral Scheer &#187;. Le 26 novembre, il rencontrait l'Altmark et ravitailla. Les ordres sont simples &#171; L'ennemi ne doit acqu&#233;rir aucun succ&#232;s de prestige par la destruction rapide d'un cuirass&#233; de poche &#187;. Il y avait une certaine honte &#224; attaquer des navires marchands avec des 280 mm. Le Graf Spee allait retourner en Allemagne sans &#171; bapt&#234;me du feu &#187;. Est-ce qu'e l'on tiendrait compte de l'humanit&#233; dont Langsdorff fit preuve au cours de ses agressions ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IX. Diversion&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 23 novembre , on apprit que le croiseur auxiliaire Rawalpindi avait &#233;t&#233; coul&#233; dans l'Atlantique. On pensa tout de suite au Deutschland. Que peut donc faire un navire de patrouille contre un cuirass&#233; de poche. On apprendra plus tard qu'il s'est d&#233;fendu vaillamment. Ce fut le branle-bas de combat :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le Warspite quitta un convoi d'Halifax
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le Repulse et le Furious partirent d'Halifax
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le Hood quitta Plymouth Ils &#233;taient suivis par le Dunkerque, le Southampton, le Sheffield, le Norfolk et le Suffolk. Le croiseur anglais Newcastle se dirigea vers le lieu du combat et aper&#231;ut deux navires. Ce n'&#233;tait pas le Deutschland mais le Scharnhorst et le Greisenau. Le but des allemands &#233;tait d'attirer les anglais loin du Graf Spee. Finalement, les allemands profit&#232;rent du mauvais temps pour rejoindre Wilhelshaven. Une mine magn&#233;tique de l'U31 endommagea ensuite le Nelson. L'amiral Forbes re&#231;ut &#224; ce sujet Churchill &#224; Greenock.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;X. L'Erreur de Langsdorff&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 2 d&#233;cembre, sur le chemin du retour, Langsdorff esp&#232;re couler quelques navires. La visibilit&#233; &#233;tait excellente et le t&#233;l&#233;m&#232;tre du navire portait &#224; 80 kilom&#232;tres. Puis on aper&#231;oit une fum&#233;e &#224; 52 kilom&#232;tres. Langsdorff ordonna d'ouvrir le feu. Deux obus touch&#232;rent le navire, avant m&#234;me que l'&#233;quipage ne put voir le Graf Spee. Le Doric Star lan&#231;a un RRR alors que le Spee leur ordonna de cesser d'&#233;mettre. Trop tard ... Les allemands envahirent le navire, r&#233;cup&#233;r&#232;rent 19 lingots d'argent sans pr&#234;ter attention &#224; la nourriture. Les allemands cherch&#232;rent alors un de leurs Arados qui &#233;tait en panne. Le Doric Star fut achev&#233; d'une torpille. Le 3 d&#233;cembre, le Graf Spee coulait le Toiroa, qui avait eu le temps d'utiliser sa radio. Du 3 au 6, le navire continua vers l'ouest, recevant de temps &#224; autre des messages sur la localisation des navires alli&#233;s. Le 6, on ravitailla pour la derni&#232;re fois et on s&#233;para les maris en deux groupes. Les capitaines et officiers m&#233;caniciens resteraient &#224; bord, les marins et subalternes iront &#224; bord de l'Altmark. En annexe, la fin de l'Altmark.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 2 d&#233;cembre, le navire Port Chalmers intercepta le RRR du Doric Star et le retransmit. De ce fait, Whitehall qui n'avait plus de nouvelles du Graf depuis le 16 novembre, retransmit ces renseignements aux forces navales et au commodore Harwood. Harwood commandant &#224; la d&#233;claration de guerre la South American Division et &#233;tait &#224; bord du croiseur Exeter. L'Exeter et le Cumberland se trouaient &#224; Port Stanley en d&#233;cembre. Dans ce port, le 8 d&#233;cembre, on allait f&#234;ter la destruction de la flotte de l'amiral Graf von Spee en 1914 ... L'Achilles, autre b&#226;timent de la SAD se trouvait en face de Rio tandis que l'Ajax allait vers Rio de la Plata. Tous ces secteurs pouvaient &#234;tre attaqu&#233;s par le cuirass&#233; de poche. Le 3 d&#233;cembre, on localisa le Graf Spee &#224; 170 nautiques SO de l'&#233;pave du Doric Star. A 15 n&#339;uds, les allemands pouvaient atteindre Rio de Janeiro le 12, Rio de la Plata le 13 ou les Falkland le 14. Il faut donc rassembler les navires avant que l'ennemi n'arrive. Les ordres furent donn&#233;s :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le Cumberland, en r&#233;vision, partira sur deux h&#233;lices au lieu de 4
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'Achilles quitte Rio pour Montevideo
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'Exeter partira des Falkland pour Rio de la Plata ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute la flotte fut mise en alerte gr&#226;ce au courage des &#233;quipages qui ont lanc&#233; leur RRR.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Langsdorff h&#233;sitait entre les deux Rio. Le 7 il rencontra le Streonshaln qui ne put signaler sa position. On rep&#234;cha un paquet (sur 3) contenant les routes des navires de commerce alli&#233;s. Il d&#233;cida donc d'aller sur Rio de la Plata, apr&#232;s avoir coul&#233; le navire. Le Graf Spee n'a au final jamais rencontr&#233; de convoi alli&#233; et n'a coul&#233; que 50000 tonnes. Mais diff&#233;rents renseignements alli&#233;s et allemands l'envoy&#232;rent vers les anglais... o&#249; ils l'attendaient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;XI. La rencontre finale a. l'Exeter mis hors de combat Le 12 d&#233;cembre, trois croiseurs britanniques se rejoignent au point de croisement de beaucoup de convois. Harwood donna ses ordres &#224; l'Ajax, &#224; l'Achilles et &#224; l'Exeter. Il fallait attaquer pas surprise le cuirass&#233; de poche pour le d&#233;truire en passant sur ses arri&#232;res. Ils se s&#233;paraient en deux en exercice, l'Exeter d'un c&#244;t&#233; et les autres de l'autre. Le Graf Spee, retard&#233; par le ravitaillement, faisait route en plein sur les anglais ... L'affrontement est in&#233;vitable. Le 13 d&#233;cembre au matin on vit quatre mats au loin, on pense &#224; un convoi. En r&#233;alit&#233;, c'est un croiseur de type Exeter avec deux destroyers. On pense que ces unit&#233;s prot&#232;gent un convoi. Puis, on s'aper&#231;oit que ce ne sont rien que l'Ajax et l'Achilles. De plus, un probl&#232;me emp&#234;chait la tourelle A de tourner. C'est tr&#232;s grave. Heureusement, on arrive &#224; la r&#233;parer et les trois canons peuvent tirer rapidement. Pendant ce temps, l'Exeter signale &#224; l'Ajax la pr&#233;sence de ce qu'il pense &#234;tre un cuirass&#233; de poche. A 20000 m&#232;tres, les allemands ouvrent le feu. Les anglais ripostent et l'escadre se d&#233;ploie pour disperser les tirs de l'allemand, plus puissant, mieux blind&#233; mais moins rapide. De plus, l'Achilles est &#233;quip&#233; d'un ordinateur de tir, une r&#233;volution qui rend son tir pr&#233;cis. Bient&#244;t, le Graf tire avec son artillerie lourde sur l'Exeter et avec son artillerie l&#233;g&#232;re sur les autres bateaux. Une troisi&#232;me salve touche l'Exeter, d&#233;truisant le centre du navire et le tube lance torpille tribord, les transmissions et les avions. L'Exeter r&#233;pond par huit salve mais un obus touche la tourelle B du navire, et le capitaine quitte la timonerie. Encore deux impacts de 280, puis c'est le tous de l'Ajax qui est touch&#233; trois foix. Mais les tirs de l'artillerie moyenne, top courts, sont inefficaces. L'Exeter fonce vers l'ouest pour utiliser son autre tube lance torpille, mais le Graf fuit sous couvert d'un nuage de fum&#233;e. Mais l'Exeter se rapproche de l'allemand et re&#231;oit encore deux coups, d&#233;truisant la tourelle avant et le poste des sous-officiers. La soute aux 105 est inond&#233;e. Puis l'Achilles est touch&#233;. Bient&#244;t, l'Exeter est hors de combat, deux tourelles sur trois sont inutilisables, la troisi&#232;me n'a plus qu'un seul canon, qui tire au &#171; jug&#233; &#187;. Le Graf continue &#224; &#233;mettre de la fum&#233;e artificielle et continue sa route vers Montevideo. Mais l'Exeter, qui s'est enfonc&#233; de 90 cm, continue &#224; tirer et les tirs allemands commencent &#224; manquer de pr&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. La charge de la premi&#232;re division&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Harwood voyant la destruction de l'Exeter, ravag&#233; par les 280 mm. C'est alors qu'il d&#233;cide de se rapprocher. Le GS &#233;met encode de la fum&#233;e et touche trois fois l'Ajax &#224; 10 kilom&#232;tres, tir remarquable. Mais le tir des anglais devient dangereux, alors Langsdorff, bless&#233;, lance un &#233;cran de fum&#233;e. Puis il perdit connaissance un instant, ruisselant de sang. Les anglais se rapprochent encore, sans cesser le tir, et quelques obus font mouche. Un incendie &#233;clate au centre du Graf. A 7h25, un 280 &#224; retardement traverse les superstructures arri&#232;res de l'Ajax, d&#233;truisant ou avariant deux tourelles. Les d&#233;g&#226;ts sont irr&#233;parables. A 8500 m&#232;tres, l'Ajax l&#226;che 4 torpilles, que le Graf &#233;vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Graf Spee &#233;tait gravement atteint, surtout car l'artillerie l&#233;g&#232;re n'&#233;tait par prot&#233;g&#233;e. Mais il conserve sa puissance et sa mobilit&#233;. A 7h 38, Harwood &#233;tait &#224; 7 kilom&#232;tres de l'ennemi, il ne reste que 20% de munitions et les d&#233;g&#226;ts sont importants, un dernier obus d&#233;truit les radios de l'Ajax.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. La poursuite&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anglais, conscients de la puissance du navire allemand, commenc&#232;rent &#224; le suivre, &#224; 20 kilom&#232;tres environ, en l'encadrant. De son c&#244;t&#233;, l'Exeter part vers les Falkland. Les pertes sont &#233;normes :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 5 officiers, 56 hommes tu&#233;s pour l'Exeter
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 35 hommes, un officier et 60 bless&#233;s pour les allemands.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 7 hommes pour l'Ajax
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 4 pour l'Achilles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;g&#226;ts sont tr&#232;s importants pour tous les navires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s, l'allemand torpille le Shakespeare, tout en &#233;conomisant les munitions. Mais il appelle les anglais pour leur signaler et pour qu'ils sauvent les hommes. Erreur, car il signa Graf Spee, et maintenant, les anglais savent &#224; qui ils ont affaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment o&#249; le Graf Spee entre dans les eaux de Rio de Plata, l'Ajax ouvrit le feu, sans cons&#233;quences. Mais il sait que le cuirass&#233; peut faire demi tour et man&#339;uvrer car les eaux sont profondes. Puis, Langsdorff appela Reader et lui signala qu'il allait vers Montevideo. Mais le choc de ses blessures l'emp&#234;chaient de r&#233;fl&#233;chir et de garder son calme. Il rencontra un navire neutre puis jeta l'ancre devant Montevideo. Les prisonniers anglais du navire &#233;taient fiers et apeur&#233;s ... mais Langsdorff leur signala qu'ils seraient libres le lendemain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d. Le fin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les conventions de la Hayes, un navire bellig&#233;rant ne doit pas s&#233;journer plus de 48 heures dans un port neutre, sauf si les r&#233;parations l'imposent. Apr&#232;s ce d&#233;lai, le navire doit &#234;tre d&#233;sarm&#233;. Le gouvernement uruguayen ne pouvait refuser car des anglais avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; passer ces 48 heures dans ce port. Mais le Graf Spee gardait toute sa puissance. Pour Langsdorff, 48 jours ce n'est pas assez, et aucune aide ne pourra venir de ce port. Mais ils ont envoy&#233; des experts dans le bateau pour estimer les d&#233;g&#226;ts, puis par d&#233;cret, d&#233;cid&#232;rent de lui accorder 72 heures, car la coque &#233;tait trou&#233;e en plusieurs points. Langsdorff aurait donc jusqu'au 17. Bien s&#251;r les anglais n'&#233;taient pas satisfaits... Mais plus, on d&#233;cida de laisser le navire &#224; Montevideo encore 5 jours, pour laisser le temps au Renown et &#224; l'Ark royal de rallier le port. Les allemands enterr&#232;rent leurs morts en grande pompe pendant que les uruguayens voulaient se d&#233;barrasser le plus possible du g&#234;neur. De son c&#244;t&#233;, Reader craignait la col&#232;re du F&#252;hrer. En effet, le Graf Spee serait bient&#244;t captur&#233; ou d&#233;truit, comme lui t&#233;l&#233;graphiait le navire. On lui r&#233;pondit qu'il devait prolonger son s&#233;jours par tous les moyens, qu'il pouvait engager le combat su n&#233;cessaire et qu'en cas de besoin, il fallait saborder le navire. Puis Reader donna l'ordre d'appliquer les instructions deux et trois. Il fallait d&#233;truire enti&#232;rement le navire. En effet, il serait attaqu&#233; par les 380 du Renown et par les avions de l'Ark Royal, plus le Cumberland. Si il fuyait, les anglais captureraient le navire et le r&#233;pareraient pour le propagande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;quipage fut transf&#233;r&#233; vers le Tacoma, navire allemand. Trop tard, il apprit que le Renown et l'Ark Royal &#233;taient &#224; Rio de Janeiro. Vite, on entendit six explosions, et le restes d&#233;chiquet&#233;s du navire s'enfonc&#232;rent dans les eaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les hommes de Langsdorff furent fait prisonniers en Argentine, o&#249; la plupart s'&#233;vad&#232;rent et certains purent rejoindre l'Allemagne apr&#232;s bien des aventures. Ils embarqu&#232;rent sur de nouveaux navires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;BILAN DE 4 MOIS DE GUERRE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pertes, victoires, rendements, la production ont &#233;t&#233; soigneusement relev&#233;s. On en tirait des enseignements qui modifiaient la tactique. Mais si il &#233;tait facile de conna&#238;tre ses propres pertes, il &#233;tait moins ais&#233; de conna&#238;tre celles de l'adversaire. Il &#233;tait int&#233;ressent de calculer le rendement mensuel des SM. Il fallait tenir compte des U-Bootes en service. Donitz avait toujours les yeux fix&#233;s sur les tableaux de ses pertes, ses entra&#238;nements ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anglais ont remarqu&#233; que 6% des navires en convoi &#233;taient perdus contre 15% des navires isol&#233;s. Il fallait savoir si ces pertes &#233;taient l'&#339;uvre des mines, de la Luftwaffe ou des navires. Mais les conclusions sont les suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a. les U-Bootes dans l'Atlantique Donitz avait envoy&#233; tous ses grands SM dans l'Atlantique. Les alli&#233;s &#233;taient surpris et ils perdirent plus de 50 navires par mois. Octobre a vu l'extension du conflit &#224; Gibraltar et aux c&#244;tes du Portugal. Mais ensuite, il fallait rappeler les SM pour ravitailler et reposer les hommes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. Autour de la GB Les pertes autour des c&#244;tes de la GB ont &#233;t&#233; plus importantes que dans l'Atlantique, mais les victimes &#233;taient des caboteurs majoritairement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. Les mines Les allemands avaient perdu 9 SM, compar&#233; aux pertes inflig&#233;es aux alli&#233;s. Mais le pas de Calais &#233;tait infranchissable. Les Fran&#231;ais et Anglais ont mouill&#233; des mines et l'U12 et l'U40 avaient &#233;t&#233; coul&#233;s. Il fallait don faire le tour de la GB, ce qui allongeait le temps de transit. De plus, les anglais ont trouv&#233; une parade aux mines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d. Manque de SM Donitz manquait cruellement de SM pour affamer le RU.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, si le nombre de SM aurait &#233;t&#233; de 300 au d&#233;but de la guerre, le ravitaillement aurait &#233;t&#233; interrompu. Les navires alli&#233;s n'avaient souvent que des canons p&#233;rim&#233;s. e. Les raiders&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les raiders allemands ont inflig&#233; de lourdes pertes aux alli&#233;s, plus de 50000 tonneaux. Ces pertes &#233;taient insuffisantes &#233;tant donn&#233; la valeur de ces unit&#233;s mais ils ont mobilis&#233; une grande partie de la flotte alli&#233;e. Reader comptait encore sur ses autres navires . La perte du Graf Spee &#233;tait une catastrophe et cela ne devait plus se reproduire. Mais la production navale allemande &#233;tait handicap&#233;e car elle mettait en avant les mat&#233;riels terrestres, qui serviront notamment en Russie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;f. L'aviation La Kriegsmarine ne poss&#233;dait pas d'aviation propre pour ses reconnaissance, alors que la coordination commen&#231;ait &#224; na&#238;tre chez les anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais Hitler aimait la guerre marine, et en g&#233;n&#233;ral la guerre contre l'Angleterre, comme le montrent ses nombreuses directives &#224; Reader.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Introduction</title>
		<link>http://www.lehistoire.net/spip.php?article52</link>
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		<dc:date>2009-07-02T16:48:34Z</dc:date>
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		<dc:creator>G. Sevin</dc:creator>



		<description>&#171; Je veilleras &#224; ce qu'en aucun cas la guerre ne puisse &#233;clater avec l'Angleterre. Une telle guerre signifierait Finis Germaniae &#187;. Ces paroles sont de l'Amiral Raeder, chef de la Kriegsmarine, dict&#233;es par le F&#252;hrer. Elles sont destin&#233;es aux officiers de marine r&#233;unis le 22 juillet 1939 sur l'aviso Grille. Mais les officiers &#233;taient conscients de la puissance de la Royal Navy. Le plus avertit de ces officiers fut Karl Donitz, chef des SM. Il faut dire qu'il les connaissait bien, son SM de type Germania (...)

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&lt;a href="http://www.lehistoire.net/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;La bataille de l'Atlantique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je veilleras &#224; ce qu'en aucun cas la guerre ne puisse &#233;clater avec l'Angleterre. Une telle guerre signifierait Finis Germaniae &#187;. Ces paroles sont de l'Amiral Raeder, chef de la Kriegsmarine, dict&#233;es par le F&#252;hrer. Elles sont destin&#233;es aux officiers de marine r&#233;unis le 22 juillet 1939 sur l'aviso Grille. Mais les officiers &#233;taient conscients de la puissance de la Royal Navy. Le plus avertit de ces officiers fut Karl Donitz, chef des SM. Il faut dire qu'il les connaissait bien, son SM de type Germania B Iii avait &#233;t&#233; coul&#233; au sud de la Sicile et il fut fait prisonnier. Il savait que l'Angleterre serait dans les rangs des alli&#233;s et que la guerre serait rude ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I. Premiers pr&#233;paratifs a. premiers ordres&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s ao&#251;t, le F&#252;hrer lan&#231;a les pr&#233;paratifs en vue de la guerre. Deux p&#233;troliers ( Altmark et Westerwald) ont fait le plein de fuel (20000 tonnes) &#224; Port Arthur. Puis, le 21, les cuirass&#233;s Graf Spee et Deutschland sont remont&#233;s au nord, l'un entre l'Islande et les Iles F&#233;ro&#233; et l'autre entre l'Islande et le Groenland. D&#233;but septembre, les deux cuirass&#233;s furent ravitaill&#233;s par les deux p&#233;troliers dans un lieu convenu pour chacun. Le 15 ao&#251;t, Donitz fut rappel&#233;. En effet, ses SM devaient prendre la mer, 46 sur 56 &#233;taient pr&#234;ts. Les 24 &#171; pirogues &#187; ou b&#226;timents de type II de 250 tonnes allaient devant les ports anglais, les 22 sous marins oc&#233;aniques de type VII et IX allaient pr&#232;s de l'&#238;lot de Rockall, dans l'Atlantique Nord, o&#249; les convois anglais &#233;taient nombreux. Du fait des &#233;v&#232;nements, il fallait pr&#233;cipiter le plan Z qui commandait aux arsenaux 6 navires de 50000 tonnes, en plus du Tirpitz et du Bismarck, 4 porte avions de 20000 tonnes, le plus possible de croiseurs l&#233;gers et 233 SM. Mais il ne pouvait &#234;tre achev&#233; fin 1942. De ce fait, la guerre commen&#231;ait trop t&#244;t pour les allemands. Reader &#233;tait inquiet, sa marine n'&#233;tait pas assez nombreuse et assez puissante. De plus, la marine fran&#231;aise &#233;paulait la marine anglaise. Heureusement, elle &#233;tait occup&#233;e par les italiens en m&#233;diterran&#233;e. Mais la marine allemande &#233;tait n&#233;anmoins en position pour ouvrir les hostilit&#233;s, les SM autour des c&#244;tes de GB et les grands navires en position de guerre de course dans les zones interdites par la marine anglaise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. Une heureuse nouvelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 23 ao&#251;t 1939, le pacte germano-sovi&#233;tique &#233;tait sign&#233;. De ce fait, la baltique &#233;tait lib&#233;r&#233;e du fait de sa position quasi ferm&#233;e. Ainsi, les nouveaux U-Bootes pourront s'entra&#238;ner et proc&#233;der &#224; des essais en paix. En Allemagne, on mobilise, mais on est certain que les alli&#233;s c&#232;deront. On est patriote et Dantzig doit &#234;tre allemand. Apr&#232;s le Kriegsspiel de 1938-1939, Donitz donna ses conclusions &#224; l'amiral Boehm, commandant de la flotte : l'effort de guerre doit &#234;tre port&#233; sur les SM torpilleurs. Les types VIIB ou VIIC et IX donnent satisfaction, il en faudrait 100 &#224; tout moment en op&#233;ration, soit 300 en tout. Il n'est pas s&#251;r que Hitler approuve ce projet, &#233;tant absorb&#233; par la pr&#233;paration de la guerre avec la Pologne. En regardant la carte de la position des SM, il constatait qu'il y en avait trop peu. Les espaces libres &#233;taient trop grands. c. D&#233;fense de la flotte commerciale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La protection de la flotte commerciale &#233;tait un sujet de pr&#233;occupations. En effet, quand un navire quittait le port et jusqu'&#224; son arriv&#233;e dans un autre port, il &#233;tait sous la responsabilit&#233; de l'Amiraut&#233;. Mais il y avait des probl&#232;mes. Tout d'abord armer les navires de commerce, trouver des servants exp&#233;riment&#233;s. Mais surtout, il fallait retenir les bateaux pour organiser des convois, comme le pr&#233;conisait Churchill. Il fallait donc chercher dans les arsenaux de vieilles armes, mitraillettes, canons ... datant souvent de la WW1, dont les paravanes, anti-mines. Souvent, on trouvait le canon mais pas la munition, ou alors elle n'&#233;tait pas dans le m&#234;me port. Il fallait aussi trouver des pi&#232;ces AA, qui faisaient d&#233;faut. La &#171; Trade Division &#187; devint vite responsable de tous les navires de commerce alli&#233;s, mais les navires n'&#233;taient pas assez pr&#233;par&#233;s. Pour les &#233;quipages, on cherchait des anglais comme des fran&#231;ais qui jou&#232;rent un r&#244;le important dans la bataille. Aux 24000 marins entra&#238;n&#233;s, se rajout&#232;rent bient&#244;t 126000. La Submarine Tracking Room &#233;tait un &#233;norme blockhaus accol&#233; &#224; l'Amiraut&#233;, o&#249; l'on suivait le d&#233;placement de chaque SM ennemi. Le t&#233;l&#233;phone puis le t&#233;l&#233;printer le reliait aux navires amiraux, aux ports, &#224; la RAF. Les anglais &#233;taient s&#251;rs de repousser toute attaque allemande. Mais il n'y avait pas assez d' &#171; asdic &#187;, engin de d&#233;tection, pour &#233;quiper tous les navires et le nombre d'op&#233;rateurs exp&#233;riment&#233;s &#233;tait insuffisant. En effet 2000 navires seulement en &#233;taient &#233;quip&#233;s, dont 150 destroyers. Les fran&#231;ais &#233;taient mal pr&#233;par&#233;s &#224; la guerre des SM, il fallait donc envoyer quelques navires dans les ports anglais pour recevoir des asdics et entra&#238;ner les hommes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d. Les armes Anti SM&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les armes sous marines avaient une faible port&#233;e. Il s'agissait de grenades largu&#233;es par l'arri&#232;re du navire. Ces grenades, pesant 186 kg contenaient 179 kg d'explosifs et plongeaient &#224; 3 m/s. On lan&#231;ait des chapelets de 5 grenades avec des r&#233;glages de profondeur diff&#233;rents. Mais le SM ne devait pas &#234;tre &#224; plus de 10 m. Le sous-marin en surface &#233;tait impossible &#224; rep&#233;rer. Les radars type 284 &#233;taient encore &#224; l'essai et mont&#233;s sur de gros b&#226;timents. Il y avait un conflit quand &#224; l'aviation qui prot&#233;geait les convois ou &#233;tait stationn&#233;e sur les porte avions entre la Navy et l'Air Ministry. En 1937, on prit une d&#233;cision. L'aviation embarqu&#233;e revient &#224; l'Amiraut&#233; et &#224; la Fleet Air Arm et la protection des convois et la reconnaissance au Coastal Command. En 1941 cependant, le contr&#244;le CC passa &#224; la marine mais il &#233;tait int&#233;gr&#233; &#224; la RAF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de la guerre, la coordination &#233;tait d&#233;ficiente et ne devint satisfaisante qu'en 1942. Le CC &#233;tait entra&#238;n&#233; particuli&#232;rement pour la lutte ASM avec plus de 20 Squadrons, soit 200 appareils. Il y avait des Anson et des Hudson (Squadron 224).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le commandement de la RAF &#233;tait contre les convois. Il pensait que les objectifs seraient multipli&#233;s en cas d'attaque a&#233;rienne. Les marins se basaient plus sur l'exp&#233;rience acquise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier convoi de 8 navires partit le 2 septembre 1939 vers le Cap.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;e. L'appellation des convois&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anglais marquaient leurs navires par deux lettres et un num&#233;ro. Il y avait plusieurs lettres :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; HG Gibraltar-GB
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; OG : GB-Gibraltar
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; HX : Halifax-GB
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; SC : Sydney - GB
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; ONS : Gb - Halifax
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; KJ : Kingston - Gb
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Os : Gb - Freetown
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lehistoire.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; SL Freetown- GB Une troisi&#232;me lettre F ou S d&#233;signait la vitesse du convoi, Slow ou Fast.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seuls les navires de plus de 15 n&#339;uds, pouvant se d&#233;brouiller tous seuls, et ceux de moins de 8 n&#339;uds, trop lents &#233;taient exclus des convois. Mais au final le syst&#232;me des convois r&#233;duisit consid&#233;rablement les pertes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y avait un autre probl&#232;me. Etant donn&#233; le manque de destroyers, &#233;tait-il pr&#233;f&#233;rable de les faire patrouiller &#224; l'entr&#233;e des ports des U-Bootes ou de les faire prot&#233;ger les convois. Mais en 1939, le nombre de navires de protection &#233;tait tr&#232;s faible et leur rayon d'action insuffisant. On n'escortait alors les navires que sur 2&#224;0 nautiques, sauf pour les convoi importants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, au d&#233;but de la guerre, les alli&#233;s n'&#233;taient pas &#233;quip&#233;s pour la guerre sous-marine. Il fallait construire plus de navires et d'asdics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur &#171; l'immense &#233;chiquier de l'atlantique &#187;, chacun allait placer ses pions...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II. Premi&#232;res attaques des U-Bootes a. l'Ath&#233;nia&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le pensait Churchill, la premi&#232;re attaque viendrait de la mer. En effet, d&#232;s le 4 septembre, il fut inform&#233; du premier torpillage. Dans l'Atlantique Nord, le lieutenant Lemp aper&#231;oit un navire qui avance sans feux. C'est alors que son U 30 VIIA envoya trois torpilles, puis s&#251;r de l'avoir coul&#233;, repartit. Ce navire de 13581 tonnes, qui allait vers l'Am&#233;rique, convoyait 1400 passagers. Heureusement, 1300 furent sauv&#233;s par les destroyers Electra et Escort, le p&#233;trolier norv&#233;gien Knute Nelson et le yacht su&#233;dois Southern Cross. Les anglais ne purent s'emp&#234;cher de se souvenir du torpillage du Lusitania par le U20. La BBC annon&#231;a alors la pr&#233;sence d'am&#233;ricains &#224; bord. Goebbels r&#233;torqua alors que ce sont les anglais qui ont coul&#233; leur propre navire pour entra&#238;ner les am&#233;ricains dans la guerre. Hitler ordonna n&#233;anmoins de ne plus attaquer de navire provisoirement. De plus Hitler voulait m&#233;nager la France pour la s&#233;parer de l'Angleterre, mais les sous mariniers ont mal accueillis ce qu'ils appelaient de la discrimination. De son c&#244;t&#233;, Lemp n'a pas signal&#233; son torpillage de peur de sanction. Heureusement, Donitz d&#233;cida de le couvrir, et la page du journal relatant le torpillage est d&#233;truite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. L'ordonnance des prises&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but septembre, les navires alli&#233;s en mer essay&#232;rent de rejoindre le plus vite possible les ports et appliqu&#232;rent les &#171; instructions dans l'&#233;ventualit&#233; d'une guerre &#187;. Il leur fallait un armement d&#233;fensif. Selon l'ordonnance des prises, les navires de guerre devaient arraisonner les navires de commerce et apr&#232;s examen des papiers de bord, si c'est utile, il fallait d&#233;truire la marchandise ainsi que les embarcation de sauvetage qui repr&#233;sentaient un danger pour le raider. Pour les navires de surface, le risque &#233;tait d'&#234;tre rep&#233;r&#233; et pour les sous marins d'&#234;tre coul&#233; par un canon cach&#233;. Les comandants de SM s'opposaient &#224; cette ordonnance. Mais Reader et Donitz les abrog&#232;rent petit &#224; petit. Apr&#232;s Lemp, c'est au U47 sous le lieutenant Prien de couler le Bosnia le 5 septembre et le Rio Claro le 6. Il les a toujours attaqu&#233; au canon d'abord puis &#224; la torpille. C'est &#224; l'U'8 de se heurter le premier &#224; un b&#226;timent de commerce anglais arm&#233;. Voulant &#233;conomiser les torpilles, il attaqua au canon. Suivant l'ordonnance des prises, il tira des coups de semonce, puis quand le navire appela &#224; l'aide il estima qu'il fallait le d&#233;truire. Il tira au canon puis &#224; la torpille et coula le Royal Sceptre. En revanche, il laissa le Browning passer pour sauver l'&#233;quipage, ayant aper&#231;u des femmes et des enfants. Bient&#244;t, les navires attaqu&#233;s par des sous-marins envoy&#232;rent un SSS, pour Submarine. Le SM rep&#233;r&#233; n'avait plus qu'&#224; fuir. Par sa directive 3 du 9 septembre, les op&#233;rations contre la France &#233;taient interdites, toujours pour s&#233;parer la France et l'Angleterre. Par sa directive 5 il autorisa la destruction de tout navire ayant utilis&#233; la TSF au moment de l'arraisonnement. Comme les ordres allaient dans le m&#234;me sens en Angleterre, la guerre allait devenir totale. Lev 17 octobre, le haut commandement allemand autorisa d'attaquer sans pr&#233;avis tout b&#226;timent ennemi rep&#233;r&#233; comme hostile. Mais de peur de l'entr&#233;e en guerre des am&#233;ricains, il ne fallait couler que des navires clairement identifi&#233;s comme anglais. Fin novembre 1939 la guerre totale &#233;clata&lt;/p&gt; &lt;p&gt;III. Quelques armes au d&#233;but de la guerre a. les portes avions&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les porte avions sont une arme de choix pour la lutte Anti Sous Marine, pour survoler le convoi. Ils permettaient de rep&#233;rer les sous marins et de les d&#233;truire &#224; distance. Le 14 septembre, l'Ark Royal, avec &#224; son bord 42 Swordfish et 10 Skua , fut attaqu&#233; par l'U39 du lieutenant Glattes. On entendit trois explosions &#224; l'avant du navire mais aucun d&#233;g&#226;t. Les destroyers Faulknor, Foxhound et Firedrake largu&#232;rent des grenades, puis les sous marin fit surface. Son &#233;quipage se jeta &#224; l'eau et fut captur&#233;. En r&#233;alit&#233;, les torpilles magn&#233;tiques avaient explos&#233; pr&#233;matur&#233;ment. Ce ne sera pas la seule fois au cours de la guerre. Plusieurs sous marins seront d&#233;truits &#224; cause de torpilles d&#233;fectueuses. Le m&#234;me journ&#233;e un peu plus tard, l'U30 fut attaqu&#233; par les Stua. Il se d&#233;fendit &#224; la mitrailleuse et abattit deux avions. Les allemands firent prisonnier les aviateurs et plong&#232;rent. Le 17 septembre, l'U29, sous le lieutenant Schuhart re&#231;ut un message d'un autre U-Boote qui lui signala un convoi. Il aper&#231;ut un porte avions. Apr&#232;s deux heures de poursuite, il lui lan&#231;a trois torpilles &#224; 3000 m&#232;tres. En effet, le navire s'&#233;tait mis debout au vent et prot&#233;g&#233; par seulement 2 destroyers qui faisaient &#233;cran. En 15 mn, le Courageous disparut. 518 hommes p&#233;rirent tandis que le sous marin, attaqu&#233;, rejoignit sa base. Il avait plong&#233; &#224; 80 m pour &#233;chapper aux attaques, ce qui fit autoriser &#224; Donitz, la descente &#224; ces profondeur. Avant, la profondeur &#233;tait limit&#233;e &#224; 50 m. De plus, Donitz ordonna de ne pas s'approcher de moins de 3000 m des navires alli&#233;s, voyant l'inefficacit&#233; de l'asdic. Le 20 septembre, l'U27 coula, apr&#232;s avoir d&#233;truit la Davara et le Rudyard Kipling, sous les coups des destroyers Fortune et Forester. Le capitaine de corvette Johannes Franz ordonna l'&#233;vacuation et ils furent captur&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b. L'efficacit&#233; des convois&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Septembre fut un mois noir pour les alli&#233;s. En effet, les SM allemands ont op&#233;r&#233; isolement contre les navires alli&#233;s, coulant 41 navires, soit 153879 tonnes. Ce fut l'&#339;uvre de Schuhart (U29), Ewerth (U26), von Dresky (U33) et Schepke (U3 ) dans les eaux entre le canal St George et le golfe de Gascogne. La dispersion des moyens donna aux anglais l'impression que les allemands &#233;taient tr&#232;s nombreux. Mais Donitz, conscient de la constitution de convois, d&#233;cida de concentrer ses troupes &#224; Gibraltar, plut&#244;t que dans le sud de l'Angleterre. Les SM navigant s&#233;par&#233;ment se rejoignirent au sud ouest de l'Irlande, puis firent route vers le sud. Ce groupe &#171; Atlantique &#187; fut command &#233; par Werner Hartmann, commandant de l'U37. Le 8 octobre, il rencontra le Vistula de 1000 tonnes qu'il coula au canon. Sans &#234;tre rep&#233;r&#233; il passe au nord de l'Ecosse et arrive le 12 au sud ouest de l'Irlande o&#249; il coula l'Aris de 4810 tonnes. Entr&#233; dans le golfe de Gascogne, il coula le Vermont de 5000 tonnes. Dans ce secteur BE, plusieurs convois vont se heurter aux SM. Le 17 il coula le Yorkshire de 10184 tonnes puis atteignit Gibraltar. La d&#233;fense n'y est pas organis&#233;e et il coula le 24 octobre le Menin Ridge, le Ledbury et le Tafna de 4000 tonnes chacun. Puis il rentra &#224; sa base apr&#232;s avoir coul&#233; le grec Thrasyvoulos. Il aura coul&#233; 35000 tonnes, soit 8 navires. Le secteur BE fut le point de croisement de plusieurs navires marchands isol&#233;s venant des USA et de Jama&#239;que. Les 4 SM de Hartmann (48 de Schultze, 46 de Sohler, 45 de Gelhaar et 42 de Rolf Dau). La Louisiane, sous le capitaine Bondon, allait chercher un chargement d'avions . Il aper&#231;ut un p&#233;trolier en flammes Le 13 octobre, il &#233;mit un SSS puit fut abandonn&#233; et coul&#233;. Il avait coul&#233; pr&#233;c&#233;demment l'Emile-Miguet, que le capitaine avait vu br&#251;ler et l'Heronspool. Mais le capitaine alla porter assistance aux marins et leur proposa des vivres. Le 14 octobre, il coula le Sneaton. Ila donc coul&#233; 30000 tonneaux en 48 heures. Bient&#244;t, les destroyers Ilex et Imogen r&#233;cup&#233;r&#232;rent les naufrag&#233;s du Louisiane. Ils crev&#232;rent les embarcations (pour qu'aucun autre navire ne cherche en vain les naufrag&#233;s) puis dans l'apr&#232;s midi, recueillirent les hommes du Lochavon, coul&#233; par l'U45de Gelhaar. Au cr&#233;puscule, ils sauv&#232;rent les hommes du Bretagne de 10108 tonneaux, toujours coul&#233; par l'U45 dans la m&#234;me zone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y avait donc foule sur les deux destroyers. Mais on cherchait le SM. Puis, on lan&#231;a des grenades et l'U42 remonta. Rolf Dau eut juste le temps de jeter des codes secrets. De ce carnage les alli&#233;s tir&#232;rent des conclusions : les navires coul&#233;s naviguaient seuls, c'&#233;tait donc la &#171; d&#233;monstration de l'efficacit&#233; des convois &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c. Les mines magn&#233;tiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 16 septembre, une mine magn&#233;tique secoua le City of Paris. Ces engins avaient d&#233;j&#224; servi pendant la WWI et les anglais savaient son efficacit&#233;. La mine magn&#233;tique anglaise a &#233;t&#233; r&#233;&#233;tudi&#233;e en 1938. A partir de septembre, des navires alli&#233;s explos&#232;rent devant les ports. Les mines avaient &#233;t&#233; largu&#233;es par des SM II ou largu&#233;es par des hydravions HE 95 ou HE 115. Mais les anglais purent la rendre inoffensive. En 4 mois les mines coul&#232;rent 79 navires... Mais la guerre des mines prit fin en janvier 1940.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d. Donitz contre-amiral ou de nouvelles tactiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant la nuit du 12 au 13 octobre, Prien et son U47 ont forc&#233; les barrages de Scapa Flow et ont coul&#233; le Royal Oak et le Repulse. Cette op&#233;ration, organis&#233;e par Donitz fut un succ&#232;s, qui aurait &#233;t&#233; plus grand si la flotte anglaise n'avait pas appareill&#233; la veille. Prien re&#231;ut la croix de fer et Donitz fut promu Contre Amiral. Cette r&#233;compense lui donnait l'occasion d'obtenir plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette arme ignor&#233;e par un peuple terrien allait servir la propagande, pour trouver des &#233;quipages et construire de nouveaux U-Bootes. Chez les Anglais, c'&#233;tait la d&#233;ception de voir leur barrages infranchissables perc&#233;s. Cet homme de 49 ans, de famille terrienne fut surnomm&#233; le &#171; lion &#187;. Il a toujours &#233;t&#233; persuad&#233; que s'il avait eu 300 unit&#233;s en 1940, il aurait vaincu les Anglais. Le plan qui lui donnait 7 unit&#233;s en 1939, 45 en 1940 et 120 en 1941 &#233;tait insuffisant et en plus en retard sur le planning. Il demandait 25 SM par mois. Il voulait r&#233;aliser des meutes, c'est pourquoi il lui fallait plus de SM .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se rendit compte que la majeure partie des attaques r&#233;ussies l'&#233;taient de nuit et en surface. Il fallait donc que les kiosques des SM soient bas sur l'eau, d'o&#249; ils pouvaient apercevoir les fum&#233;es des bateaux alli&#233;s. Un U-Boote allait &#224; 187 n&#339;uds, ce qui leur donnait une vitesse suffisante au cr&#233;puscule pour les rattraper, suivant l'&#233;clairement du soleil, puis lancer leurs torpilles toujours en surface. Cette tactique rendait inefficace l'asdic qui ne trouvait que les SM en plong&#233;e. Cela augmentait les chances de victoire des U-Bootes. Cela bouleversa les plans alli&#233;s. La Kriegsmarine voyait les U-Bootes devenir son fer de lance. Les SM devaient &#234;tre pilot&#233;s vers les convois, en meutes, puis chaque commandant retrouvait son ind&#233;pendance pour l'attaque finale. Le tout reposait sur l'initiative, l'entra&#238;nement et la t&#233;nacit&#233;. Il fallait aux commandants pouvoir agir seul et en groupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En septembre 41 navires furent coul&#233;s, amis la suite fut moins prometteuse. En effet, les navires alli&#233;s furent retenus au port, et beaucoup de SM sont all&#233; poser des mines au lieu d'attaquer les navires marchands.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reader et Donitz n'aimaient pas Goring, le gros, mais Hitler commen&#231;ait &#224; comprendre l'importance du front de l'Atlantique. Il comprit qu'il fallait d&#233;truire l'&#233;conomie anglaise, comme par le Blitz.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Churchill dira : &#171; Nous devons admettre que la bataille de l'Atlantique a commenc&#233; ... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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